<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202</id><updated>2012-01-26T07:12:10.674-08:00</updated><category term='Croix-Rousse'/><category term='métiers à tisser'/><title type='text'>canutdelacroixrousse</title><subtitle type='html'>L'histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>140</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7182679599491651779</id><published>2011-11-19T03:13:00.000-08:00</published><updated>2011-11-19T03:14:43.477-08:00</updated><title type='text'>Jean-Claude Romand, l'auteur de la devise des révoltés de 1831</title><content type='html'>Des mots, traduits dans toutes les langues, qui aujourd’hui encore sont écrits, proclamés, chantés, analysés, utilisés parfois, soumis à des interprétations les plus diverses, ces mots qui s’attachent pour toujours aux canuts :&lt;br /&gt;Vivre en travaillant ou mourir en combattant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui était celui qui en fut l’auteur ?&lt;br /&gt;Qu’elle fut son action pendant les 3 jours de la révolte ?&lt;br /&gt;Comment se termina pour lui la révolte des canuts ?&lt;br /&gt;Mais d’abord quelle source prendre pour mieux le connaître ?&lt;br /&gt;Le plus simple : son livre ! Romand a toujours beaucoup écrit. C’est grâce au procureur du roi près du tribunal de 1ère instance de Nantua, Edouard Servant de Sugny qui en fut l’éditeur en 1846 qu’aujourd’hui que l’on peut lire son livre « Confession d’un malheureux. Vie de Jean-Claude Romand. Força libéré. Ecrite par lui-même. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edouard Servan de Sugny est né en 1799, il a pratiquement le même âge que Romand et aime à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a publié une Ode au roi sur la bonté, la sagesse et la fermeté qui ont qui ont inspiré le discours de Louis XVIII à l’ouverture de la session de 1816. Autres livres dont il fut l’auteur La Gerbe Littéraire (1841),  Ma vie judiciaire (1847) et ce qui nous intéresse et publié en 1845 « Confession d’un malheureux ; Vie de Jean-Claude Romand, força libéré, écrite par lui-même ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « véritable confession » de Romand est précédée d’une introduction assez longue qui donne un éclairage  sur les circonstances qui ont amené Servant de Sugny à être en possession du manuscrit et les raisons qui l’ont amené à rendre visite à J-C Romand, par « une sombre et froide journée de la fin d’automne, &lt;br /&gt;mieux vaut dire l’hiver. &lt;br /&gt;Les vents mugissaient, déchaînés. La nature était profondément triste et moi j’étais comme la nature. » &lt;br /&gt;S’il est triste le procureur du roi, c’est qu’au bout de 15 ans d’activité au ministère public, il s’interroge sur les résultats. &lt;br /&gt;« Quel bien as-tu produit ? » Tu as fait punir bon nombre d’individus, tu as envoyé dans les prisons, au bagne, sur l’échafaud, mais combien en as-tu corrigé ? Pas un seul ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin pas tout à fait. &lt;br /&gt;Il confie aux lecteurs qu’il &lt;br /&gt;« Remercie la Providence qui pour le récompenser de n’avoir pas désespéré de l’humanité déchue, l’a fait rencontrer sous ses pas un homme qui a réalisé à ses yeux les idées qu’il s’était formées à cet égard. Cet homme, c’est Romand. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui Jean-Claude Romand est :&lt;br /&gt;«Né dans la classe de ceux à qui le travail des mains est nécessaire pour vivre,&lt;br /&gt;il rêva une position indépendante, &lt;br /&gt;de doux loisirs, &lt;br /&gt;la domination même sur ses semblables, &lt;br /&gt;et ce n’est pas là encore qu’a été son crime. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Servant de Savigny il y a plus grave : &lt;br /&gt;« on peut toujours rêver, tout le monde peut s’abandonner en imagination aux chimères qui lui plaisent le plus. »  &lt;br /&gt;Non le crime c’est qu’un jour il voulut, les armes à la main, transformer ce rêve en réalité. On le vit, nouveau Spartacus, promener dans une de nos plus grandes et plus florissantes cités le meurtre et la désolation, &lt;br /&gt;lutter contre les forces légales de son pays, animer du geste et de la voix d’autres révoltés comme lui, &lt;br /&gt;travailler à faire crouler le gouvernement régulier pour y substituer le règne de la violence et du despotisme populaire. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accompagné par les vents mugissants et même déchaînés, le magistrat fait atteler son cheval à un traîneau et le voila parti dans le Haut-Bugey pour retrouver Romand qui habite depuis sa sortie du bagne à Montréal, son village natal. &lt;br /&gt;Une fois arrivé à Montréal et s’être fait indiquer le demeure de Romand, il va dans un premier temps jeter un œil discret. &lt;br /&gt;« Je descendis de mon traîneau et gravis les quelques marches qui conduisent à la porte d’entrée. Toutefois, avant de frapper, je veux considérer l’extérieur de cette habitation. Je vois avec plaisir qu’un certain ordre et même un véritable goût a présidé à son arrangement. »&lt;br /&gt;Une fois entré, &lt;br /&gt;Romand va l’accueillir avec civilité &lt;br /&gt;« Il a deviné  que c’est l’homme des encouragements et non celui de la menace et du réquisitoire qui a franchi le seuil de sa demeure. » &lt;br /&gt;Il voit de nombreux indices qui  prouvent qu’il peut y avoir chez les anciens bagnards un désir de normalité. Et la normalité pour notre procureur du XIXème siècle se décrit: &lt;br /&gt;« malgré l’exiguïté du local, tout y est en ordre » &lt;br /&gt;« chacun paraît remplir ses devoirs » &lt;br /&gt;« vous avez encore vos ciseaux de tailleur à la main » &lt;br /&gt;« votre femme se livre aux soins du ménage » « votre belle-mère est occupée à filer ». &lt;br /&gt;Il ne nous manque pour que le tableau soit le symbole de la famille, les chères têtes blondes. Elles arrivent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une petite fille de 5 ans,&lt;br /&gt;« une fine chevelure blonde qui pressait un livre sur son sein  et paraissait apprendre quelques chose par cœur. » &lt;br /&gt;Il y avait un petit garçon, Benjamin il a trois ans et pendant que sa sœur récite une poésie devant le procureur du roi, il demande à manger. &lt;br /&gt;« J’ai faim ! ».&lt;br /&gt;Ce simple cri va provoquer chez le procureur du roi une impression extraordinaire. &lt;br /&gt;« Il me rappela que 14 ans auparavant un vol fut commis à Lyon par un homme dont les entrailles étaient depuis 30 heures vides de nourriture ! Et cet homme je l’avais devant les yeux. »  &lt;br /&gt;Ce vol perpétré en 1831, nous allons en reparler plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à la chaumière de Montréal. Peu à peu va se créer, au dire du visiteur un climat de confiance qui permettra à Romand de s’exprimer sur des sujets qui dessine un peu mieux sa personnalité. Par exemple : alors que le magistrat assure à Romand que son repentir et sa bonne conduite ont largement racheté cette faute d’un instant aussi bien que ses torts politiques, il réplique :&lt;br /&gt;« Si la religion couvre d’un pardon sublime, le monde est sans pitié pour l’homme qui a eu le malheur de faillir et d’encourir une condamnation infamante. &lt;br /&gt;Fût-il  revenu aux sentiments les plus vertueux, aux principes les plus irréprochables. &lt;br /&gt;Fermant les yeux au présent et refusant de les porter sur l’avenir, ce monde ne les tient ouverts que sur passé déplorable. &lt;br /&gt;Il semble dire à l’homme : « Tu as violé les lois une fois, donc tu es capable de les violer sans cesse. &lt;br /&gt;Tu as été frappé une fois par la justice donc tu es à jamais noté d’infamie. Chacun doit s’éloigner de toi. &lt;br /&gt;C’est un força libéré dit-on ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dialogue entre le força libéré et le magistrat continue. Jean-Claude Romand  noircit à loisir son passé et à propos du vol, il dit : « Dieu tenait sans doute à châtier son orgueil et mes mauvaises passions et il a permis que je me fisse voleur pour devenir plus tard galérien ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans cette introduction au récit de Romand et dans ce qu’écrit lui-même beaucoup de ce type de réflexion, de ces actes de contrition. Sauf,  il me semble quand il parle des 3 jours de novembre. On le verra un peu plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce dialogue on s’aperçoit que Romand a une vie exemplaire, &lt;br /&gt;les « certificats de bonne conduite », ces attestations obligatoires pour ceux qui reviennent du bagne sont exemplaires. &lt;br /&gt;Le curé, le maire, un juge de paix, un manufacturier, un propriétaire, le médecin, le préposé aux douanes, les religieuses de Saint-Joseph, le greffier de justice, le conseiller général de l’Ain, le major de la 3ème légion de la Garde Nationale… Tous  soulignent son intégration et sa bonne conduite. En même temps il continue ses réflexions, notamment sur la condition des prisonniers et particulièrement des bagnards. D’ailleurs Servan de Sugny  publiera « Les idées d’un forçat libéré au sujet de la réforme pénitentiaire » où Romand préconise entre autres que le détenu soit visité dans sa cellule par l’aumônier et les divers employés de la prison, auxquels on pourrait ajouter quelques personnes du dehors telles les membres d’associations charitables et même des parents du prisonnier. Ce qui importe, pour lui, c’est d’assurer la non-communication des détenus entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rencontre entre le procureur du roi et le forçat libéré qui va durée deux heures s’achèvera par la remise du manuscrit à Servan de Sugny. Quand à l’introduction à la Confession d’un malheureux, elle se termine par ces mots, très symbolique d’un état esprit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …le produit de la vente de cet ouvrage, s’il se vend, sera consacré à adoucir la position de l’infortunée famille dont je viens de peindre l’intérieur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’en venir aux trois journées de novembre dans lesquelles Jean-Claude Romand fut un témoin privilégié, quelques mots qu’il nous livre sur son enfance et adolescence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils unique d’une famille modeste, son père était cocher chez m’sieur le comte. C’est un enfant précoce puisqu’à 10 mois &lt;br /&gt;«j’articulais une grande quantité de mots et je trouvais des expressions propres à rendre mes petites idées ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux : sevré à ce moment là… il s’en souvient encore ! &lt;br /&gt;Enfant sage, sans problème particulier et une foi quasiment de charbonnier. &lt;br /&gt;A 15 ans ses parents jugèrent qu’il était temps qu’il apprenne un métier et après quelques hésitations, c’est celui de tailleur d’habit qui fut retenu. Il part en apprentissage à Nantua et dans ce domaine également il se révèle particulièrement doué puisqu’après 5 mois d’apprentissage seulement il habille son père des pieds à la tête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques tourments amoureux au moment de l’adolescence, ce qui n’est pas particulièrement original, si ce n’est qu’il culpabilise énormément et à tout propos imagine qu’il est dans le pécher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus un évènement va bouleverser cet être qui paraît d’une grande sensibilité. Quelques mois avant qu’il passe du statut d’apprentis à celui d’ouvrier, sa mère qui se réjouissait de voir son unique enfant réussir et avoir un bon métier, meurt. Le choc est très fort et dans son livre plusieurs lignes sont consacrées à cette époque d’autant que seulement après 3 mois de veuvage son père se remarie. &lt;br /&gt;Il écrit : « Non, il n’est point de bonne belle-mère ; j’éprouvais dans toute sa rigoureuse acception, cette vérité proverbiale. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son apprentissage terminé il revient au pays où il ne tarde pas à ce faire une clientèle….Mais l’amour est là, tapis dans les fourrés du Haut Bugey. Il s’éprend d’une jeune fille employée comme femme de chambre au service de M’sieur le comte. Rien de plus normal me direz-vous ! &lt;br /&gt;Oui mais c’est oublié le caractère de Romand et quand il dépeint cette épisode la vie c’est pour écrire : &lt;br /&gt;« Un orgueil funeste à l’homme, un vice odieux qui dénature ses penchants les plus naturels, me fit désirer de l’épouser… plutôt que la simple paysanne qui avait déjà reçu mes serments. » &lt;br /&gt;Il ajoute, non pour se justifier mais souligner combien son comportement était condamnable : &lt;br /&gt;« Mais que voulez-vous, l’une était plus élégamment costumée que l’autre et j’étais flatté de me voir l’objet de ses attentions. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors vont se succéder dîners en cachettes, au frais de m’sieur le comte, il va sans dire, et plus, si l’on en croit ses aveux : « un des principaux moyen que cette jeune fille mettait en œuvre c’était de stimuler ma gourmandise et de fasciner mes sens. » Ils envisagent le mariage mais avant Romand, histoire de se perfectionner veut se rendre à Lyon pour « y prendre le coup de ciseaux des grandes villes ». &lt;br /&gt;Adieux déchirants, larmes aux yeux et « tendre promesses de nous aimer éternellement ». La diligence s’éloigne, fin du chapitre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve notre Jean-Claude Romand sur le pont Morand un matin de septembre. Il est à la recherche du domicile d’un cousin germain à sa mère. &lt;br /&gt;Un échange de bon procédé puisque lors du siège de Lyon en 1793 le cousin s’était gravement compromis. Il fut alors hébergé chez eux. Il trouve rapidement du travail chez un tailleur où il va rester 5 mois… le temps d’oublier la chambrière de m’sieur le comte et de s’intéresser …à la femme du tailleur chez qui il travaille. &lt;br /&gt;« Elle était si jolie ! » Seulement, et vous commencez à connaître Romand, il se met à culpabiliser. Un adultère ! Vous vous rendez-compte ! Tant et si bien qu’il décide de rentrer à Montréal.&lt;br /&gt;Pas pour très longtemps. Il est accueillit fraichement « j’y avais retrouvé une marâtre devenue plus méchante jusqu’à vouloir me trancher la nourriture. » &lt;br /&gt;On peut comprendre la marâtre !&lt;br /&gt;Et puis le petit villageois à changé. &lt;br /&gt;Le village est trop petit, il lui faut de l’espace, il lui faut une grande ville qui corresponde à son désir de « courir après la fortune, après les aventures, après l’imprévu. » Et cette grande ville, c’est bien sûr, Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des rêves de fortune plein la tête, il se rend à pieds à Châlons-sur-Saône puis en voiture jusqu’à Auxerre où il emprunte une diligence particulièrement inconfortable que l’on nomme une patache ; Il arrive dans la capitale à la Saint-Jean de l’année 1820.&lt;br /&gt;Il trouve une place comme garçon tailleur. Ce qui ne l’empêche pas de vivre à Paris grand train. Il travaille, certes, mais ses revenus sont aussitôt dépensés en toilettes soignées. « Mes toilettes soignées et &lt;br /&gt;mon physique qui n’était pas sans agrément me permirent d’être redevable d’assez bonnes fortunes où de grandes dames ne dédaignèrent pas de jouer un rôle actif à mon profit. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ceci est bien dit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est  peut-être au jardin des Tuileries qu’il nous faut nous rendre pour comprendre le chemin qui conduira Romand, des dames riches et généreuses, aux canuts de la rue du Mail ou de la montée de la Grande Côte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un banc des Tuileries,  il commente avec un ami les articles du quotidien Le Constitutionnel. Il aime ces longues tirades en faveur de la liberté et contre les Jésuites. Est-ce les prémices d’un comportement qui le conduira le 21 novembre 1831 place de la Croix-Rousse ? Peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’ennuie à Paris « je reste un simple garçon tailleur » constate-t-il. Et quand on lui propose à Provins un emploi de contremaître, il n’hésite pas. D’autant que son salaire mensuel et de 30 frs, nourri et logé et sans compter les pourboires. &lt;br /&gt;Tout va pour le mieux ? &lt;br /&gt;Et non. &lt;br /&gt;Sa petite moustache frisée (c’est lui qui en parle) va faire des ravages. Elle et lui séduise une jeune femme « d’une classe supérieure à la mienne ». Seulement cette charmante femme est mariée ! Qu’importe ! L’amant et la maîtresse prennent la fuite, direction… Paris.&lt;br /&gt;Spectacles, bals publics, on ne s’ennuie pas. &lt;br /&gt;Mais Romand ne peut se contenter d’être garçon tailleur d’habits, il aspire à une destiné plus grande. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami le conseille : « pour ta carrière rien ne vaut le mariage avec une demoiselle dont le père parvenu et riche n’arrive pas à caser. » &lt;br /&gt;Mais il faut d’abord se débarrasser de la de la dame de Provins. Ce qui fut fait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restait à trouver la demoiselle du papa riche.&lt;br /&gt;Ce fut moins facile qu’il ne se l’imaginait. &lt;br /&gt;Peut-être que sa petite moustache frisée de jeune homme de 22 ans, n’agissait pas de façon aussi efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se console dans les bras d’une modiste. Cette jeune modiste va s’avérer une personne non dénuée de projets grandioses qui vont entraîner J-C Romand en faillite ! A l’époque c’est la prison de Sainte Pélagie qui l’attend (c’est la même prison où vont séjourner les accusés du printemps 1834). Mais, miracle, un monsieur, connu de sa femme, va racheter ses dettes. Et dans la foulée, son épouse, remarquable femme d’affaires, lui conseille de retourner dans le Haut Bugey. Ce qu’il fit. Il ne resta qu’un mois à Montréal, suffisamment de temps pour vendre l’héritage maternel et priver ainsi son père de ce bien commun. &lt;br /&gt;Retour à Paris où là il va connaître l’autre facette de l’adultère. &lt;br /&gt;Bien moins agréable quand on se trouve dans le rôle du mari trompé. &lt;br /&gt;« Ma femme sortie en même temps que le visiteur. Un soupçon s’empara de moi. Je les suivi pas à pas et je vis qu’ils entraient dans l’impasse derrière la Banque de France. Je n’étais pas très éloigné d’eux. Je les vis s’embrassant tendrement. » &lt;br /&gt;Quelques coups de poings plus tard et une rupture définitive avec sa femme, il se retrouve au n°9 de la rue Notre-Dame-des-Victoires. &lt;br /&gt;Malgré cette vie agitée, il reste un excellent tailleur d’habit. Et quand il se met à travailler sérieusement, ses créations ont quelques succès. Ainsi dans le Journal des Modes on peut voir une gravure ainsi commentée : « Habit sans fausses poches et manches à gigot ; pantalon plissé sur le côté, de l’invention de Mr Romand tailleur rue Notre-Dames-des-Victoires 9. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cette qu’un tailleur lyonnais de sa connaissance passant par Paris, lui propose une place de premier garçon…à Lyon ! &lt;br /&gt;Ces commentaires sur son retour à Lyon montrent qu’il avait le sens de la formule. Il écrit dans son livre à propos de ce retour à Lyon : « Plût à Dieu que je n’eusse toujours résisté à cette proposition ! Plût à Dieu que je n’eusse pas remis les pieds à Lyon, dans cette ville si funeste pour moi qui devait être le dernier écueil de ma vertu et le tombeau de mon honneur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à Lyon, il se rend dans le magasin du tailleur pour y prendre la fonction de premier garçon. Cette visite est prometteuse. Le magasin est situé place des Célestins, à l’entresol du Café parisien. &lt;br /&gt;Il loge dans une chambre au 5ème étage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va-t-il trouver enfin une vie sereine, s’éloigner des soucis financier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien non ! Romand ne tarde pas à voir défilé dans le magasin les créanciers et un beau matin il constate que le tailleur et son épouse ont filé en toute discrétion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les créanciers vont alors lui proposer de reprendre le magasin en location ainsi que la chambre. Son talent incontestable va l’inciter à accepter et en effet le magasin repart. « Je travaillais et me trouvais aussi heureux qu’on peut l’être dans mon état. »&lt;br /&gt;Mais il ajoute : &lt;br /&gt;« …mais un génie malfaisant devait venir me poursuivre ou plutôt c’est moi ! C’est mon peu de sagesse. C’est mon orgueil immodéré qui me créa ce génie malfaisant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce génie malfaisant à quoi ressemble-t-il ? &lt;br /&gt;A ce plaisir de se rendre les dimanches et parfois la semaine, dans des maisons où les personnes qui s’y réunissaient discutaient assez librement de politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un libéralisme prononcé, alimenté par la lecture des journaux de l’opposition (nous sommes en 1827 Charles X règne) ou des pamphlets. On y chante même les œuvres de Béranger. En un mot :&lt;br /&gt;« …on se montait contre l’ordre de choses établi. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 27 ans, si l’on fait abstraction de ses commentaires mortifiant, Il reste un homme attaché à certains principes prônés par l’opposition de l’époque. Il a beau multiplier les actes de contrition, on voit bien que sa présence dans ces temps prérévolutionnaires, est loin le fruit du hasard. D’ailleurs une anecdote confirme cette impression :&lt;br /&gt;« Un soir dans une assemblée, un ouvrier en soie m’adressa cette superbe allocution : &lt;br /&gt;« Et toi, Romand, avec ton air rêveur, on dirait que tu n’es pas partisan des idées libérale ?...Tu ferais, je crois, triste figure dans une révolution ! &lt;br /&gt;Peut-être pas autant que toi ! » Répondis-je vivement. » &lt;br /&gt;Et d’ajouter pour nous, lecteurs : &lt;br /&gt;« En 1830, lorsque l’on se mit sur la défensive à Lyon, à l’occasion des ordonnances de juillet, et en 1831, aux fatales journées de novembre, mon questionneur se tint enfermé chez lui. C’est que les grands parleurs ne sont pas en général ceux qui agissent le plus au moment du danger. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1827 à 1830 ses affaires se gâtèrent par degré jusqu’à la catastrophe finale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le passage d’un huissier, il ne lui resta qu’un lit et les outils de sa profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’eu des larmes de rage et de haine forcenée contre le gouvernement » écrit Romand qui bien entendu ajoute : « un gouvernement bien innocent à coup sûr de ma ruine et tous mes malheurs. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est à ce moment là, bien que dans son ouvrage il qualifie cette attitude de « folie », de « crime », que son engagement s’affirme. &lt;br /&gt;« Je me jetais à corps perdu dans la politique et n’entendis plus qu’une émeute populaire pour y prendre la plus large part possible ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fameuses ordonnances juillet 1830 promulguées par Charles X vont lui en donner l’occasion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces ordonnances on trouve, entre autres, la censure sur toutes les publications, la modification de la loi électorale qui oblige notamment au vote à bulletin…ouvert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une forte opposition se manifeste qui aboutira à la révolution, à la chute de Charles X et l’arrivée de celui qui au mois d’août 1830 sera proclamé roi de France, Louis Philippe. &lt;br /&gt;Jean-Claude Romand conte cette anecdote sur son état d’esprit après les 3 glorieuses de juillet 1830. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la nouvelle de la résistance aux ordonnances arrive à Lyon et que le courrier de Paris apporte et déploie un petit drapeau tricolore, Romand est là. Il va même se précipiter pour l’embrasser ce petit drapeau mais un homme âgé va le devancer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement un ancien de la Grande Armée Napoléonienne. « Il était juste qu’il eût les prémices de ce baiser patriotique » conviendra-t-il. &lt;br /&gt;Pas de baiser certes, mais un engagement dans la garde nationale. &lt;br /&gt;Un fusil et il est incorporé dans la deuxième compagnie de grenadier de la 3ème légion.  &lt;br /&gt;Sa mission est la première garde au poste de l’Hôtel de Ville. Avant de s’y rendre il déniche chez un avocat un grand sabre de cavalerie.&lt;br /&gt;Il l’accroche à sa ceinture, le fusil est sur son épaule. Il est placé côté Terreaux et voilà que vers 9 heures du matin arrive un monsieur décoré et couvert d’un chapeau à larges bords :&lt;br /&gt;« On n’entre pas ! » fait Romand. &lt;br /&gt;« Je suis le maire » répond le monsieur décoré. &lt;br /&gt;« Je ne vous connais pas » rétorque  Romand. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallut que le chef de poste intervienne pour que Prunelle, le nouveau maire, puisse entrer. &lt;br /&gt;On le voit, il ne badine pas avec la discipline. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il profite de sa première nuit de garde pour réfléchir aux idées républicaines. &lt;br /&gt;« L’égalité, voilà ce qui me séduisait le plus. J’entendais non pas l’égalité devant la loi, la seule raisonnable et la seule possible, mais celle qui consiste à prendre à ceux qui ont, pour donner à ceux qui n’ont pas ». &lt;br /&gt;Il a beau quelques lignes plus tard dire à ses lecteurs, notamment son éditeur :&lt;br /&gt;« Sous la double emprise des passions politiques et de l’intérêt personnel, le jugement de l’homme se pervertit, et le sentiment naturel d’équité, qui le guidait d’abord, lui échappe tout-à-fait ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’empêche que ces phrases  montrent que ce Jean-Claude Romand là et bien proche de celui qui proposa aux canuts la célèbre devise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme garde national son emploie du temps est chargé :&lt;br /&gt;De nombreux exercices à Bellecour, à Perrache, il est complètement absorbé par cette activité et ce au détriment de son travail. Tant et si bien qu’il ne tarde pas à vivre en quêtant des secours de différents côtés : &lt;br /&gt;« A la ferme de la Part-Dieu située sur la commune de la Guillotière où de gros morceaux de pain m’étaient donné » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir il va accomplir un geste qui va lui faire franchir, écrit-il dans ses Confessions, les limites de l’honneur ! Va-t-il trucider un bourgeois sur la place de l’Herberie, place d’Albon aujourd’hui, pour lui voler son argent ? &lt;br /&gt;Oh non ! Ses entrailles sont vides d’aliments et de boissons depuis plus de 24 heures. Alors, il raconte : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …j’aperçu une planche de la fermeture d’un magasin qui remuait. Je ne pouvais deviner la cause de cet ébranlement, lequel était en réalité occasionné par un vent qui soufflait alors. M’étant approché, je vis que la barre de fer qui d’ordinaire assujettit les fermetures de magasin, avait été oubliée. J’écartais la planche et à la clarté d’un réverbère vis briller l’intérieur d’un magasin de quincaillerie. J’ôtais la planche, je donnais un grand coup de poing à un carreau de vitre qui vola en éclat. J’allongeais le bras, et un vol fut consommé. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le produit de ce vol qui se monta à 8 francs 50 cts il put pendant quelques jours encore, ne pas mourir de faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive octobre 1831. &lt;br /&gt;Romand va être à la fois témoin incomparable et un acteur de la révolte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suit avec attention les négociations présidées par Bouvier-Dumolard sur le tarif. Il est très proche des ouvriers de la Croix-Rousse au point d’entendre le dimanche 20 novembre à 10 h du soir, sur le Tapis de la Croix-Rousse, quatre chefs d’atelier, se dirent mystérieusement : « Adieu ! À demain ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi 21 à 8 heures du matin, il est en compagnie d’un ex sergent de la garde nationale pour se rendre chez un lieutenant des canonniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils le trouvèrent en train de fourbir ses armes et à déployer son uniforme. Ce lieutenant était donc en service en prévision des troubles. Romand tente de la convaincre de ne rien tenter contre les ouvriers en soie qui ne veulent manifester que pour obtenir l’exécution du tarif. &lt;br /&gt;« Sans aucun actes hostile » précise Romand. L’autre campe sur ses positions : &lt;br /&gt;« Je vous l’ai dit, j’ai reçu des ordres, mon devoir… » &lt;br /&gt;« Votre devoir peut plier lorsqu’il s’agit d’être en présence de ses frères » rétorque notre tailleur d’habits. &lt;br /&gt;Et comme le lieutenant ne répond rien, il lui lance : &lt;br /&gt;« En ce cas, nous nous trouverons en présence ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de ce lieutenant, Romand nous conte sa fin tragique. &lt;br /&gt;C’est le mardi 22, montée Saint-Sébastien. Une batterie est mise en place pour faire feu sur les ouvriers qui ont été refoulé en haut de la St Sébastien. Le lieutenant qui commande la décharge est reconnu par les ouvriers. Il est en effet chef d’un café fréquenté par les ouvriers en soie. C’était eux qui l’avaient mis dans l’état de prospérité où il se trouvait. Et maintenant il venait les mitrailler ! » Commente Romand. Les canonniers hésitent à allumer l’étincelle électrique. Alors le lieutenant arrache la mèche de celui qui la tient et met lui-même le feu à la pièce. Les ouvriers font feu en même temps. De nombreuse victime restent sur le carreau ! Dans ce nombre le lieutenant qui est blessé à la cuisse, il se relève pourtant, fait recharger les pièces et commende une nouvelle décharge ; les ouvriers ripostent et le lieutenant reçoit une seconde et cette fois mortelle blessure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons au lundi 21, sur le plateau de la Croix-Rousse.&lt;br /&gt;Un poste de militaires de la ligne occupait le corps de garde de la barrière de la Croix-Rousse, près de la place des Bernardines. Il fut relevé par un piquet de la garde nationale. D’après Romand, militaires et membres de la garde nationale, fraternisent en buvant quelques canons. Même pas mal de canons. La place de la Croix-Rousse est à deux pas et de nombreux canuts sont présents. Les gardes nationaux, en vidant leurs verres portent des toasts humiliant aux ouvriers en soie : &lt;br /&gt;« A ta santé, canut ! » &lt;br /&gt;« A ta santé, ventre de fromage blanc ! » &lt;br /&gt;« Ah ! Tu veux le tarif ! On t’en foutra ; il est là-dedans, ton tarif » en désignant leurs gibernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tension s’accroit, &lt;br /&gt;un coup de fusil parti des premiers rangs du poste sur les ouvriers qui s’armèrent de pierres. &lt;br /&gt;Très rapidement nous raconte Romand les barricades furent érigées, la générale fut battue en ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lui que fait-il ? Ce contente-t-il d’observer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Je n’étais pas encore armé et ne pris part à ce conflit préliminaire que par le parole et par la plume. Je haranguai le peuple et composai des proclamations. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est également présent quand le préfet Dumolard et le général Ordonneau se présentèrent vers les ouvriers sur le deux heures de l’après-midi. Et il pas seulement présent. « C’est moi qui contribuai le plus à les faire retenir prisonniers l’un et l’autre pour nous servir d’otages. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite parenthèse. Quand on lit son ouvrage un grand nombre de chapitres sont plein d’actes de contrition, d’auto flagellation, d’appel à la punition qui parfois cause un vrai malaise. Quand il parle des 3 jours de la révolte, c’est une autre littérature et on peut estimer qu’il fut un des leaders.&lt;br /&gt;C’est ce jour là qu’il propose d’inscrire sur le drapeau des ouvriers ces mots : Vivre en travaillant ou mourir en combattant ! Ce qui fut fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de cette première journée où pour l’instant les insurgés sont seulement maîtres de la place des Bernardine, il rentre chez lui 4 rue Saint-Pierre (le rue Paul Chenavard aujourd’hui)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mardi à la pointe du jour, après avoir mis dans ses poches quelques cartouches, il se prépare à rejoindre le plateau croix-roussien quand brusquement arrive dans sa chambre une jeune femme avec laquelle il avait quelques relations qui lui supplie de ne pas retourner aux combats. Il a alors cette réponse qui ne manque pas de grandeur : &lt;br /&gt;« Vous avez l’adresse de mon père. Si je ne réparais pas écrivez-lui que j’ai pris part aux évènements de Lyon, en Vrai républicain et pour la cause du peuple…que je suis peut-être mort ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dehors il se rend rapidement compte qu’il n’est pas aisé d’atteindre la colline. Les soldats de la ligne, de dragons et de gardes nationaux sont partout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je parcourus successivement les quartiers de la place Neuve des Carmes près de la Grande Côte, le bas de la montée des Carmélites et revins essayer le passage de la rue du Griffon et de là par la Côte Saint-Sébastien. Je ne pus réussir. »  &lt;br /&gt;Quand il arrive rue Puits Gaillot,  il entend le premier coup de canon tiré en direction des Brotteaux par la batterie de l’entrée du pont Morand. &lt;br /&gt;Il poursuit sa route, désireux de participer aux affrontements. Il passe rue du Garet, emprunte la place du Collège, affronte verbalement un marchand tailleur de la garde national qu’il connaît, arrive rue Gentil, monte jusqu’en haut de la rue de la Gerbe où il essuie avec d’autres, une décharge des soldats de la ligne. &lt;br /&gt;Il est temps de s’armer, de se défendre dit-il au petit groupe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni approbation, improbation. Il quitte cet endroit pour rejoindre le quai de la rive gauche de la Saône, au bas du pont de la Boucherie des Terreaux. De nouveau un groupe d’hommes sans arme et de nouveau il essuie une décharge des soldats qui étaient arrivés sur le quai, par la rue des Augustins. Ayant une fois encore tenté de convaincre ses compagnons du moment, de s’armer, sans succès, il se dirige vers la rue Basse Grenette (rue de Brest). Un peloton de militaire est placé au milieu de la rue Grenette, à l’aboutissement des rue de l’Aumône et des Quatre-Chapeaux et fait feu sur un groupe au fond de la Grenette. Il quitte brusquement le secteur et se dirige rue Saint-Dominique (rue Emile Zola). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, un nombre considérable de personnes se trouvent devant le magasin de Monsieur Brunéel, armurier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romand réclame des armes. &lt;br /&gt;Il s’entend dire qu’on s’était emparé de celles qui se trouvaient au magasin et qu’on ne pouvait plus en avoir. Il n’apprécie pas du tout et décide de monter au 1er étage où se trouvent les appartements et les ateliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il frappe à la porte : &lt;br /&gt;« je demande une arme, dis-je.- On m’a tout pris ce matin répond le propriétaire, la populace a dévalisé mon magasin. – C’est possible, mais moi, je ne viens point ici pour vous dévaliser, et je dois faire exception. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est convaincant et promet de rendre l’arme s’il n’est point tué. On lui donne une carabine, en parfait état de service, qu’il cache pour ne pas susciter des convoitises, sous sa redingote. Il se rend aussitôt rue des Quatre-Chapeaux où un groupe d’ouvriers s’est formé, sans arme. &lt;br /&gt;Quelqu’un aperçois sa carabine, on le prend aussitôt pour un commis-négociant : « Il faut le désarmer ! Il va se battre contre les ouvriers ! »  Romand recule, prend la carabine par le bout du canon : « Le premier qui approche va s’en repartir ! Insensés ! Je suis du peuple et pour le peuple ! » &lt;br /&gt;La confiance renaît. &lt;br /&gt;On lui indique la position des militaires qui ont déjà fait feu. &lt;br /&gt;Il charge son arme. La détonation de sa carabine est saluée par des acclamations. Tout en rechargeant son arme, il court en direction des halles de la Grenette. Il franchit le portail et se retrouve nez à nez avec un peloton de soldats. &lt;br /&gt;Son coup de carabine part en même temps que la fusillade du poste des soldats. Il reçoit de nouveau bravos et il récolte deux trous, des traces de balles, dans la jupe de sa redingote.&lt;br /&gt;Après quelques échanges de tirs violents, le poste de la ligne se replie du côté de la place des Cordeliers. Romand emprunte la rue Grenette, passe devant la pharmacie Guilliermond. &lt;br /&gt;On le fait entrer, on lui fait boire un verre de vin mêlé d’eau. Des militaires blessés sont également là. Et comme des insurgés, eux aussi dans la pharmacie, injurient les soldats en leur reprochant d’avoir tiré sur le peuple, Romand s’interpose en expliquant que les soldats avaient été fidèles à leur consigne et s’étaient parfaitement conduits. Mais grandeur d’âme ne veut pas dire naïveté et il fait saisir les armes et les munitions des soldats et les répartit entre les insurgés. &lt;br /&gt;Un plus tard, c’est un garde nationale qui lui doit la vie. En effet alors que ce dernier était à deux doigts d’être lynché, il se présente et les menaces cessent. Il a acquis une certaine autorité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les combats font rage sur la place des Cordeliers. Je suis présent mais je suis secondé par des hommes armés. L’armée est obligée de reculer et les soldats disparaissent dans les rues et les allées. C’est à ce moment là, que je m’aperçois que ma main saigne. Une simple égratignure. Le maître de l’Hôtel du Cheval Blanc me fait un pansement sommaire. Et me voilà repartit place du Concert où stationne une foule considérable d’insurgés. Et quand j’arrive je suis accueilli par ces cris :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Voilà celui qui, seul, a repoussé le poste de le rue Grenette. Bravo, bravo! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je deviens tout naturellement à ce moment là, le chef d’un groupe. D’ailleurs ma première question est : « Voyons où en sont les affaires ? » On m’assure que la retraite des troupes est générale sauf du côté du pont Morand, dans la Maison Oriol, où reste encore des soldats et des gardes nationaux. Après discussion, il est décidé de ne pas poursuivre pour l’instant le combat et d’attendre le lendemain. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’épuisé Jean-Claude Romand va encore se distinguer : &lt;br /&gt;Il chasse ce qu’il appelle les hommes-vautour ceux qui viennent dépouiller les cadavres &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il évite qu’une baraque en planche près de la voute du collège ne soit incendié &lt;br /&gt;Il fait disperser les fagots mis par les insurgés devant le café La Perle pour l’incendier, coupable d’avoir hébergé des gardes nationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation en cette fin de deuxième journée d’émeute : Les forces réunies de l’armée étaient concentrées sur l’Hôtel de Ville et dans les rues adjacentes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A trois heure du matin, Romand assis près du feu de bivouac, la carabine placée perpendiculairement sur ses genoux, ses deux mains collées sur cette arme et soutenant sa tête, fut tiré brusquement de sa rêverie par les cris : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Aux armes ! Aux armes ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment l’armée déboucha du côté de l’Hôtel de Ville et les insurgés durent se disperser.  En fait l’armée commandée par le général Roguet opérait sa retraite par le faubourg Saint-Claire. Comme il n’y avait plus rien à faire en ville, Romand regagna son domicile et se coucha tout habillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin du 23 novembre il fut rapidement informé que la ville était aux insurgés. En sortant il passa devant la maison Oriol en flamme et monta sur le plateau de la Croix-Rousse. Il s’aperçu alors que le bruit de sa victoire  sur le poste de la rue Grenette était déjà arrivé dans le faubourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je fus reçu par des acclamations et des transports inexprimables. On me louait de mon courage, on me félicitait sur mon adresse et des cris de Vive Romand sortirent même de plusieurs bouches. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il ressent un sentiment de joie et d’orgueil, il n’en demeure pas moins très réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je n’aperçus rien, dans les sentiments du peuple, qui dût me faire penser qu’il appuierait de son concours les vues du parti républicain. » Les ouvriers en soie avaient la victoire ; mais ils ne savaient déjà plus qu’en faire, et ils se croisaient les bras, regardant leur tâche comme finie. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se rend à l’Hôtel de Ville occupé par les insurgés et c’est la déception pour ce républicain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’autorité était entre les mains d’hommes que je connaissaient pas. Quelques noms étaient arrivés à mes oreilles mais pas assez pour que je puisse dire : Voilà un homme qui sympathise d’idées avec moi. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va malgré tout essayer d’entrer en contact notamment avec ceux qui siégeaient dans ce qui était appelé à ce moment là, le gouvernement.&lt;br /&gt;O douleur ! Ô déception cruelle ! (c’est dans le texte) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement personne ne veut l’entendre mais on lui adresse des paroles blessantes. Il en tire le constat suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les intrigants qui étaient parvenus aux degrés supérieurs de l’échelle sur le dos de malheureux tel que moi, repoussaient du pied jusqu’au dernier échelon ceux qui avaient versé leur sang pour le triomphe d’une cause dont l’égalité avait formé le drapeau. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est véritablement écœuré qu’il quitte la scène politique avec la ferme volonté de ne plus jamais reparaître.&lt;br /&gt;Hélas pour Jean-Claude Romand ce n’était pas tout à fait terminé pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l’entrée le 3 décembre de l’armée dans la Lyon, vont se multiplier les arrestations. &lt;br /&gt;S’il n’y eu pas de massacre, les canuts avaient repris le travail, il y eu les arrestations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment Romand s’attend à ce que la police vienne le chercher pour l’interroger et vraisemblablement l’emmener à la prison d’arrêt dite de Roanne. Malgré les conseils de ses proches il refuse de passer à l’étranger.&lt;br /&gt;Tant et si bien qu’un jour du mois de janvier 1832, alors qu’il traversait l’Hôtel de Ville, un homme l’accoste qui paraît le connaître et lui demande s’il a retiré son livret. Livret qui permet de travailler. Romand qu’il l’a payé mais pas encore retiré répond qu’il va le faire incessamment. L’homme le quitte, parle au passage à trois individus et disparaît. L’un des trois hommes s’approche de Romand, l’invite à se rendre à l’invitation de M. Prat. Romand ignore qui est ce monsieur et refuse d’aller le voir. En fait il n’a pas le choix : &lt;br /&gt;« C’est le commissaire central et pas de rébellion, car on saurait vous contraindre » &lt;br /&gt;Jean-Claude Romand comprend qu’il vient d’être arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est conduit après interrogatoire dans les caves de l’Hôtel de Ville. On le fouille, et on lui prend sa bourse et son portefeuille dans lequel se trouvait la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Voilà qui ne va arranger ses affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait faire sans problème une autre soirée sur un aspect particulier de sa vie en prison. Romand détaille ses rapports avec les autres prisonniers, les grandeurs et les faiblesses de chacun, les personnes rencontrés. Par exemple  Granier, rédacteur et gérant du journal La Glaneuse dont le sous-titre est journal des salons et des théâtres mais qui dans un article daté du 21 novembre, écrit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A l’heure où nous écrivons, on s’égorge dans les rues, le sang fume sur le pavé. Nos sympathies, elles sont pour la plus nombreuse et la plus pauvre. Aujourd’hui et nous serons les défenseurs ; aujourd’hui et toujours nous revendiquerons pour elle les droits sacrés de la justice, de l’humanité… » &lt;br /&gt;Pour un journal de salons et de théâtre, c’est pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des dizaines de pages nous pouvons le suivre, à la prison de Montbrison, et bien sûr au tribunal de Riom où devaient s’ouvrirent les assises devant lesquelles ils devaient comparaître. &lt;br /&gt;Il ne passera devant ses juges que le 22 juin 1832, alors que déjà tous les inculpés, à l’exception de 2 convaincus de vol d’argenterie dans la Maison Oriol, sont relaxés. Il est le dernier à passer. Il pense que son affaire est des plus graves. Mais ce n’est pas tout à fait celle à laquelle il pensait, c'est-à-dire, son action pendant la révolte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de la quincaillerie va le rattraper. Il sera condamné à 5 ans de bagne et "seulement" à deux ans de prison pour sa participation à la révolte&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7182679599491651779?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7182679599491651779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7182679599491651779' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7182679599491651779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7182679599491651779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/11/jean-claude-romand-lauteur-de-la-devise.html' title='Jean-Claude Romand, l&apos;auteur de la devise des révoltés de 1831'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3612803138073301895</id><published>2011-11-19T03:04:00.001-08:00</published><updated>2011-11-19T03:04:06.266-08:00</updated><title type='text'>Discours du lancement de Novembre des Canuts</title><content type='html'>L’objectif de Novembre des Canuts a été depuis sa création en 2008 de redonner la parole aux tisseurs de soie du XIXème siècle mais aussi, dans le même temps, d’entendre les ouvrières et ouvriers d’hier et d’aujourd’hui, quel que soit leur secteur d’activité. &lt;br /&gt;C’est son originalité. C’est ainsi qu’au fil des éditions ont été abordés des sujets divers mais qui ont toujours été au centre des préoccupations des canuts du journal L’Echo de la Fabrique : la presse ouvrière, les prud’hommes, la condition ouvrière féminine et aujourd’hui la révolte de 1831 et les problématiques contemporaines liées à la valeur-travail. &lt;br /&gt;Mais pour avoir une vision complète de ce formidable laboratoire d’idées sociales qu’était L’Echo, de nombreuses autres éditions témoignant de la richesse des analyses, des réflexions et des propositions des ouvriers en soie seront encore nécessaires. D’autant que cette approche  nous conduit à revoir certains clichés ancrés profondément chez beaucoup. &lt;br /&gt;Nous osons le dire, nous avons la prétention de bousculer les certitudes rassurantes parce qu’en dépassant les légendes qui entourent cette période et où chacun puise ce qui le conforte dans ses convictions, nous pouvons voir plus clairement les points de convergence entre les réflexions qu’ont menées les canuts et nos analyses sur la situation des ouvrières, ouvriers et employés, d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;Autre originalité : la préparation de Novembre des Canuts est effectuée par un collectif composé d’organisations, d’associations, structures et de personnalités différentes mais attachées au patrimoine humain de La Fabrique. &lt;br /&gt;Cette édition 2011 ne déroge pas à cette ligne de conduite. Et, sans exclure des collaborations avec d’autres acteurs du patrimoine, nous continuerons à fonctionner de cette manière. &lt;br /&gt;Il y a un an, lors du lancement de la 3ème édition de Novembre des canuts, nous nous félicitions de ce que Lyon se décide à remettre au premier rang ce qui a fait sa renommé :&lt;br /&gt;La soie, ceux qui la commercialisaient, ceux qui la tissaient. Certes, si c’est à ces derniers que nous resterons fidèles nous avions clairement exprimé notre volonté de nous mettre au service de ce qui ne s’appelait pas encore « Label Soie, des Canuts à la création contemporaine ». Ce qui fut fait. &lt;br /&gt;Dans le même temps nous réaffirmions que nous mettrions toute notre énergie pour que cette période essentielle de l’histoire de la classe ouvrière ne disparaisse pas au profit des flonflons d’une fête plus ou moins soyeuse. &lt;br /&gt;Cette première édition de « Label soie, des Canuts à la création contemporaine », pilotée par les musées Gadagne, dans sa préparation et son programme nous ont rassuré même si bien sûr nous devons rester attentifs. Nous savons par expérience qu’une dérive peut toujours se produire au fil du temps, surtout quand on sait que par essence, le terme générique de la soie recouvre des regards différents, parfois opposés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de la soie et des canuts n’est pas un long fleuve tranquille coulant dans les vertes prairies du pays des bisounours. C’est une histoire rude, parfois dramatique, souvent témoin d’une incompréhension entre les différents acteurs de la Fabrique du XIXème. Et pourquoi s’en cacher, c’est une histoire qui se poursuit aujourd’hui dans l’industrie de la soie et du tissage avec souvent des problèmes semblables. &lt;br /&gt;Mais, le collectif de Novembre des Canuts mis en place nous le démontre depuis plus de 3 ans, nous savons qu’il est possible, les uns et les autres, de travailler ensemble, chacun gardant se personnalité et agissant  pour que les acteurs de cette formidable aventure, quel qu’ils soient,  reçoivent  pendant cette quinzaine l’hommage qui leur est du et que nous puissions montrer que Lyon a su gérer et faire fructifier l’héritage que ces hommes et femmes nous ont laissé. Il y a un an nous annoncions le thème de l’édition 2011, thème qui s’imposait, le 180ème  anniversaire de la révolte des canuts. Nous avons vu avec plaisir que beaucoup ont partagé ce désir. &lt;br /&gt;Il s’agissait alors de ne pas sombrer dans une commémoration pleurnicharde en oubliant les apports sociaux que cette révolte a pu générer. &lt;br /&gt;C’est pourquoi nous avons titré cette 4ème édition : « 1831-2011   l’écho de la révolte. » Ce thème montre en effet notre volonté de renouer le fil entre passé et présent. Quelque soit l’angle choisi et le type de manifestation : conférences et débats, exposition, spectacles, déambulation, table ronde, ateliers participatifs, jeu de piste pour les enfants, nous avons voulu  donner un éclairage particulier sur cet événement dont les répercussions sont encore perceptibles aujourd’hui. &lt;br /&gt;Nous avons voulu également que cette manifestation accueille d’avantage d’intervenants et s’étende au-delà du secteur oriental de la colline de la Croix-Rousse. Eglise Saint-Denis, théâtre de la Croix-Rousse, musées Gadagne, bourse du travail, centres sociaux de la Grande Côte et de Pernon font aujourd’hui leur entrée dans Novembre des Canuts… et nous avons bien la ferme intention de ne pas nous arrêté là… puisque ce fut également la volonté des acteurs de La Fabrique du XIXème siècle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3612803138073301895?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3612803138073301895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3612803138073301895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3612803138073301895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3612803138073301895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/11/discours-du-lancement-de-novembre-des.html' title='Discours du lancement de Novembre des Canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7959515215520477906</id><published>2011-11-07T03:31:00.000-08:00</published><updated>2011-11-07T03:31:20.494-08:00</updated><title type='text'>Le programme de Novembre des Canuts</title><content type='html'>EDITO :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif de Novembre des Canuts a été depuis sa création en 2008 de redonner la parole aux tisseurs de soie du XIXème siècle mais aussi, dans le même temps, d’entendre les ouvrières et ouvriers d’hier et d’aujourd’hui, quel que soit leur secteur d’activité. C’est son originalité. C’est ainsi qu’au fil des éditions ont été abordés des sujets divers mais qui ont toujours été au centre des préoccupations des canuts du journal L’Echo de la Fabrique : la presse ouvrière, les prud’hommes, la condition ouvrière féminine et aujourd’hui la révolte de 1831 et les problématiques contemporaines liées à la valeur-travail. Mais pour avoir une vision complète de ce formidable laboratoire social qu’était L’Echo, de nombreuses autres éditions témoignant de la richesse des analyses, des réflexions et des propositions des ouvriers en soie seront encore nécessaires.&lt;br /&gt;Autre originalité : la préparation de Novembre des Canuts est effectuée par un collectif composé d’organisations, d’associations, de personnalités différentes mais attachées au patrimoine humain de La Fabrique. Cette édition 2011 ne déroge pas à cette ligne de conduite. Et, sans exclure des collaborations avec d’autres acteurs du patrimoine, nous continuerons à fonctionner de cette manière. &lt;br /&gt;Le thème de cette année évoquera la révolte des 21, 22 et 23 novembre 1831. Il ne s’agira pas pour le collectif d’en faire une manifestation de simple commémoration mais d’offrir à travers les débats, les expositions, les conférences, les spectacles, un éclairage particulier sur cet événement dont les répercussions sont encore perceptibles aujourd’hui. Cette année Novembre des Canuts s’inscrit dans une manifestation plus large qui fédère d’autres acteurs de la soie et de l’Histoire de la ville et qui est pilotée par les Musées Gadagne. Ce festival de la soie et des canuts  accueillera des rendez-vous divers, des regards différents, conformes à la complexité de l’industrie de la soie, de La Fabrique, du XIXème siècle. Les créateurs de Novembre des Canuts ne peuvent que se réjouir de voir enfin Lyon redonner la parole à ceux qui ont fait sa renommée et sa richesse, qu’ils soient dessinateurs, négociants, chefs d’atelier, fabricants d’étoffes de soie, ouvrières et ouvriers en soie… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Luc et la Compagnie du Chien Jaune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectif Novembre des Canuts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme de Novembre des Canuts est le fruit d’un collectif regroupant les personnes et les organismes qui se sont spontanément mobilisés à l’issue de la première édition de Novembre des Canuts afin de soutenir et d’enrichir le projet.&lt;br /&gt;Les membres du collectif Novembre des Canuts : L’esprit canut, l’Institut d’Histoire Sociale CGT Rhône Alpes, la Maison des Canuts, la République des Canuts, Soierie Vivante, les organisations syndicales : Union Locale des Retraités du Plateau CFDT, Retraités Cheminots CGT, l’Association Française des Femmes diplômées des Universités, la Société des Amis de Lyon et de Guignol. Plusieurs membres du collectif sont également investis à titre individuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Festival Label Soie&lt;br /&gt;Des canuts à la création contemporaine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage culturel lyonnais s’enrichira cet automne d’un nouveau temps fort piloté par les Musées Gadagne et regroupant de nombreuses initiatives existantes ou en cours de création autour de l’industrie de la soie et de son histoire.&lt;br /&gt;Lancement de la manifestation le 10 novembre autour d’un Apérobjet aux Musées Gadagne sur les canuts et l’insurrection de 1831.&lt;br /&gt;Plus d’informations sur l’ensemble de cette manifestation qui se déroulera sur la dernière quinzaine de novembre : http://www.gadagne.musees.lyon.fr/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PROGRAMME :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU 14 AU 26 NOVEMBRE&lt;br /&gt;La Révolte de 1831&lt;br /&gt;Exposition – entrée libre&lt;br /&gt;Maison des Canuts&lt;br /&gt;10-12 rue d'Ivry 69004 Lyon&lt;br /&gt;du lundi au samedi de 10h à 18H30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En partenariat avec la Bibliothèque Municipale et les Archives Municipales de Lyon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MARDI 15 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Qui était J.C. Romand, l’auteur de la devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant » ?&lt;br /&gt;Conférence - entrée libre – 18h&lt;br /&gt;Mairie du 1er arrondissement - Salle du Conseil&lt;br /&gt;2 place Sathonay 69001 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La célèbre devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant » a comme auteur Jean-Claude Romand. Mais que veut dire cette formule ? Et qui était ce tailleur d’habit, condamné à Riom à deux ans de prison pour avoir participé à l’émeute de novembre, à cinq ans de travaux forcés pour vol et qui une fois libéré regretta cette formule devenue immortelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conteur de rues et « historien » de la Croix-Rousse, Robert Luc est cofondateur avec la Compagnie du Chien Jaune de Novembre des Canuts, secrétaire de Tourisme Croix-Rousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MERCREDI 16 NOVEMBRE&lt;br /&gt;LʼOdyssée des tisseurs de Lyon, de Louis XI à 1830&lt;br /&gt;Conférence à deux voix – participation aux frais (libre) – 19h30&lt;br /&gt;Lieu : Cifa St Denis&lt;br /&gt;77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venez écouter la passionnante aventure de la communauté des tisseurs en soie qui a façonné l’histoire de Lyon durant quatre siècles. Une présentation à deux voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Bernard Warin (L’esprit canut) et Françoise Chambaud (L’esprit canut et vice-présidente AFFDU-Lyon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JEUDI 17 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Les Canuts et l’Eglise&lt;br /&gt;Conférence – entrée libre – 19h&lt;br /&gt;Eglise Saint Denis&lt;br /&gt;4 rue Hénon 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Max Bobichon a été il y a quelques années curé de l’Eglise Saint-Denis, celle des canuts en 1831. Ce fut pour lui l’occasion de faire un véritable travail d’historien sur cette période. Il était tout désigné pour parler de cette relation entre les tisseurs de soie et l’Eglise, relation qui ne manquera pas d’en surprendre plus d’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le père Max Bobichon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VENDREDI 18 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Un fabricant nommé Arlès-Dufour&lt;br /&gt;Conférence - entrée libre – 15h&lt;br /&gt;Musées Gadagne - Petit théâtre &lt;br /&gt;1 place du Petite Collège 69005 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conférence sur François-Barthélémy Arlès-Dufour (1797-1872), humaniste et industriel lyonnais. Il s’agit d’un fabricant de soierie (maison Dufour) qui n’a pas rejeté l’application du Tarif et qui écrivait dans l’Echo de la Fabrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Butin est agrégé de Lettres, écrivain, historien, membre actif de Soierie Vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VENDREDI 18 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Déambulation théâtrale et musicale « sur les pas de la révolte »&lt;br /&gt;Rendez-vous à 18h&lt;br /&gt;Place Bertone 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 21, 22 et 23 Novembre 1831 la ville de Lyon a été le théâtre d'une révolte ouvrière emblématique et encore peu connue. Du plateau de la Croix Rousse à la prise symbolique de l’Hôtel de Ville, le public est invité à suivre le trajet emprunté par les canuts lors de la révolte de 1831. Le parcours sera ponctué de surprises théâtrales et musicales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise en scène : Valérie Zipper&lt;br /&gt;Avec les interventions de Robert Luc, Guignol (Guignol un canut dans la tourmente de Gérard Truchet, interprété par la Cie Daniel Strèble-Guignol un gone de Lyon et la République des Canuts), Maurice Jeanniard, Laurent Lefebvre et la Cie du Chien Jaune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SAMEDI 19 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Table ronde : « De Novembre 1831 à Novembre des Canuts : regards croisés et mises en perspectives sur la révolte des 21, 22, 23 novembre 1831 »&lt;br /&gt;Entrée libre – 14h30&lt;br /&gt;Maison des Associations du 4e arrondissement de Lyon&lt;br /&gt;28 rue Denfert-Rochereau 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La connaissance de la révolte qui nous est transmise par l'historiographie récente est en constant enrichissement depuis la première édition de Novembre des Canuts. En parallèle de la transmission des études scientifiques les plus récentes sur la Fabrique et les canuts, l’intérêt de cette table ronde ouverte au grand public est de réfléchir sur le dialogue engagé depuis 2008 entre les chercheurs et les acteurs du patrimoine croix-roussien ainsi que les structures largement impliquées dans la valorisation de la mémoire ouvrière locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modérateurs : Valérie Zipper (Compagnie du Chien Jaune, co-organisatrice de Novembre des Canuts) et Robert Luc (co-organisateur de Novembre des Canuts). &lt;br /&gt;Avec Ludovic Frobert (directeur de recherche au CNRS en économie et gestion), Michèle Riot-Sarcey (Université Paris-VIII-Saint-Denis), Alain Cottereau (directeur d’études et de recherche EHESS-CNRS), Simon Hupfel (maître de conférences à l’Université de Mulhouse) et Georges Sheridan (Université de l’Oregon). Intervenants sous réserve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LUNDI 21 NOVEMBRE – 20h&lt;br /&gt;MARDI 22 NOVEMBRE – 18h30&lt;br /&gt;Goguette&lt;br /&gt;Spectacle au Théâtre de la Croix-Rousse – Studio&lt;br /&gt;Place Joannès Ambre 69004 Lyon&lt;br /&gt;Réservations : 04 72 00 84 63&lt;br /&gt;Tarifs : 8 / 12 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tournant du 20ème siècle, sur la scène d’un célèbre café-concert, la chanteuse Thérésa fait ses adieux. Dans sa loge, celle qui fut surnommée « la diva du ruisseau » porte un regard rétrospectif sur sa carrière et se remémore avec nostalgie le temps des goguettes, ces sociétés chantantes où après leur journée de travail, les ouvriers se mêlaient aux artistes pour se détendre, boire, s’amuser et « pousser leur cri ». Car dans ces lieux de la parole improvisée, on chante des chansons connues, mais on en crée également de nouvelles, immédiatement mises en musique et en voix sur des airs populaires. On y évoque l’actualité sociale, dans une ambiance festive où le théâtre de la vie quotidienne s’exprime en convivialité.&lt;br /&gt;Entre fiction et réalité, des ouvriers de l’époque turbulente des années 1830 et des travailleurs d’aujourd’hui se côtoient autour de la première idole de la chanson française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Création de la Compagnie du Chien Jaune&lt;br /&gt;Ecriture et mise en scène Valérie Zipper&lt;br /&gt;Comédiens : Emilie Canonge, Denis Déon, Gilles Fisseau, Julie Morel et Aurélien Serre&lt;br /&gt;Compositeur/musicien : François Thollet&lt;br /&gt;Adaptation musicale : Jean-Yves Auchère.&lt;br /&gt;Régies son et lumière : Christophe Allègre et Antoine Garcia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MERCREDI 23 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Et pourtant la canuse rit… et Guignol était là&lt;br /&gt;Conférence humoristique – entrée  libre – 19h&lt;br /&gt;Maison des Canuts&lt;br /&gt;10-12 rue d'Ivry 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la ville travaille pour la soie : de l’apprenti au Canut, du gareur au rondier.&lt;br /&gt;Dans les familles, chacun se démangogne à sa tâche ; les fenottes s’acquittent de leur ouvrage, doivent tenir leur cambuse, préparer le manger, laver le linge à la plate et s’occuper des gones… mais si nos ouvrières gongonnent, elles n’en sont pas moins généreuses. Le tumulte est sans précédent : Et pourtant la canuse rit…et Guignol était là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Gérard Truchet, président de la République des Canuts et président des Amis de Lyon et de Guignol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JEUDI 24 NOVEMBRE&lt;br /&gt;La révolte des Canuts et l'auto-organisation ouvrière&lt;br /&gt;Conférence – entrée libre – 19h&lt;br /&gt;Lieu : CEDRATS - M.-M. Derrion&lt;br /&gt;27 montée Saint-Sébastien 69001 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un peu plus d’un siècle l’émergence des différentes classes ouvrières a été capable d’affirmer un autre devenir de la société, entièrement fondée sur la libre auto-organisation des forces du mouvement ouvrier. La révolte et les modes d’existence des canuts en sont une des premières grandes manifestations qui, en dépit (ou à cause) de sa brièveté, fournit des indications précieuses pour comprendre toutes les autres expériences qui ont suivi et, plus généralement, le type de société dont le mouvement ouvrier a été un moment porteur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Militant libertaire et membre du collectif qui anime la librairie La Gryffe, Daniel Colson enseigne la sociologie à l’Université de Saint-Etienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VENDREDI 25&lt;br /&gt;Vivre dignement de son travail : entre 1831 et 2011, quelles évolutions ?&lt;br /&gt;Ateliers participatifs - inscription par mail : compagnie@chienjaune.eu - 18h30&lt;br /&gt;Maison des Associations du 4e arrondissement de Lyon&lt;br /&gt;28 Denfert-Rochereau 69004 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette édition, un nouveau mode de participation est proposé au public sous la forme d’ateliers afin de conduire ensemble une réflexion sur le devenir de la valeur-travail :&lt;br /&gt;En 1831, la révolte des canuts s’est construite autour d’un mot d’ordre : «Vivre dignement de son travail ! » Que vivaient les canuts à cette époque pour se regrouper et envahir l’Hôtel de Ville en novembre 1831 ? Aujourd’hui, presque 200 ans après, que signifie la résurgence d’une revendication autour du droit à un travail décent ? Selon le Bureau International du travail (BIT), la croissance globale de l’économie a de plus en plus de mal à se traduire par de nouveaux emplois de bonne qualité. Après un éclairage sur les grandes évolutions en France des conditions d’emploi et de travail sur les 20 dernières années, nous inviterons les participants à échanger à partir de leurs expériences personnelles et à débattre sur ce que signifie pour chacun aujourd’hui «de vivre dignement de son travail».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En partenariat avec Aravis (Agence Rhône-Alpes pour la Valorisation de l’Innovation Sociale et l’Amélioration des conditions de Travail).&lt;br /&gt;Animateur : Hervé Chaygneaud-Dupuy (responsable du Pôle Gouvernance à Synergence).&lt;br /&gt;Avec : Robert Luc (« historien » de la Croix-Rousse) et Colette Desbois (chargée de mission Aravis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SAMEDI 26&lt;br /&gt;L’esprit de révolte dans les traditions des luttes régionales&lt;br /&gt;Conférence – entré libre – 14h30&lt;br /&gt;Lieu : Bourse du travail – Salle Maurice Moissonnier (3ème étage)&lt;br /&gt;Place Guichard 69003 Lyon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la révolte des canuts de nombreuses luttes régionales ont marqué l’histoire de notre région. Cet « esprit de révolte » où on retrouve quelquefois la référence aux canuts s’est traduit sous diverses formes. L’histoire de ces luttes sera aussi l’occasion de mettre en lumière les hommes et femmes qui en furent les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Roger Gay  - Secrétaire général  de l’Institut Régional Cgt d’Histoire Sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIMANCHE 27 NOVEMBRE&lt;br /&gt;Clôture – entrée libre - 12h30&lt;br /&gt;Lieu : Collectif La Machine &lt;br /&gt;Rue Justin Godart 69004 Lyon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps de convivialité réunissant les principaux acteurs de cette édition de Novembre des Canuts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de Novembre des Canuts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bambanes à l’attention du public scolaire&lt;br /&gt;Ces visites urbaines commentées permettent de mieux comprendre la Fabrique et l’apport social des canuts. Elles sont organisées en amont de la déambulation théâtrale et musicale pour conduire les élèves sur les lieux de la révolte et les familiariser avec le contexte historique.&lt;br /&gt;Lundi 14, mardi 15, jeudi 17 et vendredi 18 - renseignements au 06.18.19.47.65 ou par mail : robert.luc2@wanadoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu de piste pour les enfants du Centre social Pernon&lt;br /&gt;Une soixantaine d’enfants du Centre social Pernon participeront pendant Novembre des Canuts à un jeu de piste coordonné par Robert Luc autour des noms de rues de la Croix-Rousse correspondant à des personnages historiques lyonnais (Dangon, Bouchon, Bournes...). Leurs découvertes seront enuite restituées par le biais d’une exposition au Centre social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Novembre des Canuts 2011 a bénéficié du soutien de :&lt;br /&gt;La ville de Lyon, les Mairies des 1er et 4e arrondissements de Lyon, la Région Rhône-Alpes, Le Département du Rhône, le Grand Lyon.&lt;br /&gt;Le collectif Novembre des Canuts et Clément Peretjatko.&lt;br /&gt;Le Théâtre de la Croix-Rousse, le Collectif La Machine, la Bibliothèque Municipale, Les Archives Municipales, librairie La Gryffe, la Maison des Canuts, le CEDRATS, Les Musées Gadagne, ARAVIS, l’Eglise ST Denis, le Centre Social Pernon et le Cifa Saint-Denis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7959515215520477906?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7959515215520477906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7959515215520477906' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7959515215520477906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7959515215520477906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/11/le-programme-de-novembre-des-canuts.html' title='Le programme de Novembre des Canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4046995104042812417</id><published>2011-09-21T04:00:00.001-07:00</published><updated>2011-09-21T04:00:53.552-07:00</updated><title type='text'>Combien de métiers occupés en 1833</title><content type='html'>Pour 1833 le préfet Gasparin donne les nombres suivants en sachant que l'intitulé est :&lt;br /&gt;combien les fabricants d'étoffes de soie occupent de métier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Lyon : 16 857&lt;br /&gt;Croix-Rousse : 6 259&lt;br /&gt;Guillotière : 2 300&lt;br /&gt;Vaise : 1 020&lt;br /&gt;L'Arbresle : 1 020&lt;br /&gt;Tarare : 1 170&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4046995104042812417?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4046995104042812417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4046995104042812417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4046995104042812417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4046995104042812417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/09/combien-de-metiers-occupes-en-1833.html' title='Combien de métiers occupés en 1833'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4846098645073011877</id><published>2011-09-07T06:19:00.000-07:00</published><updated>2011-09-07T06:19:11.752-07:00</updated><title type='text'>Tissage : les inventions ne s’arrêtent jamais</title><content type='html'>En 1887 la Chambre de commerce de Lyon accorde des primes pour de petits perfectionnements d’outillage intéressant l’industrie de la soie. Ces perfectionnements qui seront constants pendant le XIXème siècle, ne sont pas le fruit du travail d’inventeurs patentés, de centres de recherches industriels mais sont dus à des chefs d’atelier et des ouvriers tisseurs. En échange de ces primes, les inventeurs consentent à les abandonner au domaine public. C’est pourquoi la presse va publier les adresses de ces canuts comme le fait La Tribune qui se qualifie d’organe de la démocratie Radicale.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;GUERIN&lt;/b&gt; tisseur 4 rue de la Terrasse (perfectionnement dans le chasse-navette des métiers à tisser).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;LESPINASSE&lt;/b&gt;  tisseur 5 rue Bodin (perfectionnement dans la mécanique dite marcheuse pour la fabrication à la lève et à la baisse des étoffes de soie).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;TISSOT&lt;/b&gt;  tisseur  4 place Belfort (place Bertone) (perfectionnement apporté au tissage des armures à la lève et à la baisse).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;JUS&lt;/b&gt;  tisseur  7 rue des Gloriettes (J. Soulary) (invention d’un rabot pour le tissage des velours perlés).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;MICHAUD&lt;/b&gt;  tisseur 6 rue Rivet (perfectionnement apporté au battant marcheur).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;ROSSAT&lt;/b&gt; fabricant de navette  avenue des Tapis (avenue Cabias) (invention d’un tampia automatique).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4846098645073011877?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4846098645073011877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4846098645073011877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4846098645073011877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4846098645073011877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/09/tissage-les-inventions-ne-sarretent.html' title='Tissage : les inventions ne s’arrêtent jamais'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7892255438349418094</id><published>2011-09-05T02:30:00.000-07:00</published><updated>2011-09-05T02:30:38.668-07:00</updated><title type='text'>Le budget d’un fabricant d’étoffe de soie en 1831</title><content type='html'>Le député Fulchiron déclare à la chambre des députés le 19 décembre 1831 que &lt;i&gt;« ce n’était pas la misère qui avait poussé les ouvriers de Lyon, puisque les plus minces journées étaient de 28 à 32 sous et que quelques ouvriers touchaient jusqu’à 5 frs. par jour. »&lt;/i&gt; L’Echo de la Fabrique en réponse à ces déclarations fait état d’un budget annuel type pour un atelier de tissage de soie.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En ce qui concerne l’ouvrier :&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Il faut compter pour la matière première (petit gros de Naples, dit d’Allemagne par exemple) de 55 à 60 c. l’aune (1,18 mètre) pour le chef d’atelier qui propriétaire des métiers fournit les harnais, accessoire et loge les ouvriers. Par jour un bon ouvrier fait 4 aunes et le chef d’atelier paye la moitié du prix à ce dernier. L’ouvrier gagne donc dans ce cas de figure 1 fr 20 c. Il faut déduire les jours de fêtes, les dimanches et le temps perdu pour manque de matières : au moins 80 jours. Il reste 280 jours à 1 fr 20 par jour soit un total de 336 frs par an ce qui donne à peu près 89 c par jour.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En ce qui concerne le chef d’atelier :&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Supposons qu’il soit possesseur  de trois métiers. Quelle est son bénéfice sur deux métiers occupés par des ouvriers ? Quel est le produit du sien qu’il fait mouvoir ?&lt;br /&gt;Les frais à la charge du chef d’atelier : &lt;br /&gt;Au plieur pour une pièce de gros de Naples : 0 fr 60 c.&lt;br /&gt;Pour remettage ou torsage : 3 frs&lt;br /&gt;Pour dévidage des trames, terme moyen, pour une pièce de 100 aunes à 20 grs : Par aune 2 000 grs à 4 frs les 1 000 : 8 frs.&lt;br /&gt;Pour cannetage à 5c par aune : 5 frs&lt;br /&gt;Pour l’usure des harnais, remisses, navettes etc… 5 frs&lt;br /&gt;Total : 221 frs 60&lt;br /&gt;Pour le tissage de 100 aunes à l’ouvrier : 30 frs&lt;br /&gt;Dépenses : 51 frs 60&lt;br /&gt;La pièce de 100 aunes, au prix du tarif à 60 c se monte à 60 frs&lt;br /&gt;Reste de bénéfice au chef d’atelier  8 fr 40 c&lt;br /&gt;Ainsi un chef d’atelier a, d’après le tarif, 8 c par aune.&lt;br /&gt;Bénéfice de 2 métiers travaillant toute l’année : 178 f 80&lt;br /&gt;Produit net du métier que le chef d’atelier fait mouvoir : 425 frs 40&lt;br /&gt;Total : 604 frs 20 c soit 1 frs 68 par jour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce calcul n’entre pas le loyer, le chauffage, des vêtements&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7892255438349418094?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7892255438349418094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7892255438349418094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7892255438349418094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7892255438349418094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/09/le-budget-dun-fabricant-detoffe-de-soie.html' title='Le budget d’un fabricant d’étoffe de soie en 1831'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4279193939498636898</id><published>2011-08-31T11:30:00.000-07:00</published><updated>2011-08-31T11:30:25.457-07:00</updated><title type='text'>La solidarité croix-roussienne continue !</title><content type='html'>Nous avions, ici même, fait état de cette solidarité qui s’était manifestée à l’occasion d’une vente aux enchères à l’encontre d’un canut. Cette action qui avait empêché que les biens de l’ouvrier disparaissent, se situait en octobre 1835. Et bien en août 1836, même combat et même résultat.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Un des dernier jours de la semaine passée, la place Sathonay présentait une physionomie tout-à-fait inaccoutumée.&lt;br /&gt;Le vieux corps de garde, veuf de ses hôtes depuis longtemps, était rempli de soldats ; deux compagnies de militaires stationnaient aux débouchés de la place ; on se demandait si notre préfet appréhendait par hasard la proclamation de quelque constitution ; si M. Dupasquier avait découvert une nouvelle conspiration de crochets ; si la Croix-Rousse descendait en arme sur l’Hôtel de Ville…&lt;br /&gt;C’était en effet la Croix-Rousse qui descendait, mais voici pourquoi :&lt;br /&gt;Un propriétaire de ladite ville, voulant faire vendre les meubles d’un de ses locataires, ouvrier en soie, n’avait pas cru prudent de faire procéder à cette opération à la Croix-Rousse même, et avait indiqué à l’huissier, la place Sathonay. Pour plus de sécurité encore, il réclama au préfet l’octroi de deux compagnies de soldats, ce qui lui fut gracieusement accordé. La charrette chargée de meubles du malheureux ouvrier arrive sur la place, mais escortée par une foule de compagnons, qui entourent les meubles  et forment une barrière insurmontable aux personnes étrangères. L’opération commence ; une commode est mise aux enchères au prix de 15 frs ; mais personne n’enchérissant et n’achetant à ce prix, l’huissier descend de 25 centimes en 25 centimes jusqu’à 10 sous ; la commode est adjugée à 10 sous. Ainsi du reste. De sorte que le ménage du pauvre locataire, dont la valeur était bien de 200 frs, a rapporté au propriétaire la somme de 4 Fr. 50 c. Les meubles ont été aussitôt rechargés sur la même charrette qui les avait amenés et reconduits à la Croix-Rousse aux yeux de la foule battant des mains, et des soldats riant eux-mêmes dans leur barbe. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4279193939498636898?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4279193939498636898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4279193939498636898' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4279193939498636898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4279193939498636898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/la-solidarite-croix-roussienne-continue.html' title='La solidarité croix-roussienne continue !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8735840639857192850</id><published>2011-08-31T02:12:00.001-07:00</published><updated>2011-08-31T02:12:47.202-07:00</updated><title type='text'>Rixes entre jeune à la vogue…en 1838</title><content type='html'>La presse se fait écho des bagarres qui ont lieu lors des vogues entre bandes de jeunes.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Dimanche, une rixe a eu lieu entre des jeunes de la Croix-Rousse et d’autres jeunes gens de Caluire, à propos de la vogue. La force armée a été obligée d’intervenir, et plusieurs militaires ont été assaillis à coups de pierres. Cependant, grâce à l’énergie des soldats, le calme a été bientôt rétabli. Plusieurs jeunes gens des plus mutins ont été arrêtes et mis sous la main de la justice. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8735840639857192850?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8735840639857192850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8735840639857192850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8735840639857192850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8735840639857192850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/rixes-entre-jeune-la-vogueen-1838.html' title='Rixes entre jeune à la vogue…en 1838'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1685971521866452302</id><published>2011-08-30T02:16:00.000-07:00</published><updated>2011-08-30T02:30:41.206-07:00</updated><title type='text'>La solidarité entre canuts</title><content type='html'>En octobre 1835 eu lieu la vente sur la place de la Croix-Rousse, au profit du fisc, du mobilier d’un ouvrier en soie. C’en était assez pour mettre la police en émoi. Trois commissaires présents ! Pour rien ! Le piquet de cent hommes est resté silencieux et n’a pas manifesté le désir de faire une émeute. Les canuts se sont bornés à restituer au pauvre propriétaire qu’on allait déposséder au nom de la loi, tous les meubles saisis. Une voix mettait l’enchère et l’huissier avait beau employer son éloquence, personne ne faisait mine de surenchérir. Ainsi une commode a été vendue 3 sous, toute la vaisselle cinq sous etc… A la fin le pauvre ouvrier s’est retrouvé, pour une somme tout à fait minime, en possession de son mobilier.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Source : Le Réparateur octobre 1835&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1685971521866452302?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1685971521866452302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1685971521866452302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1685971521866452302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1685971521866452302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/la-solidarite-entre-canuts.html' title='La solidarité entre canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1499367886744264665</id><published>2011-08-29T01:40:00.000-07:00</published><updated>2011-08-29T01:42:36.653-07:00</updated><title type='text'>L’image des canuts et de la Croix-Rousse</title><content type='html'>En 1852 va paraître un livre écrit par un jeune écrivain Francis Linossier (1826-1895). Il n’a que vingt-six ans, il est né à St Uze dans la Drôme mais ce roman intitulé Les Mystères de Lyon témoigne d’une grande connaissance de la ville et sera énormément lu, devenant une référence. Un roman mais qu’il faudrait mieux qualifier de  tableau de Lyon… romancé. C’est un mélange adroit de vérités historiques et de sentiments suggestifs ayant parfois un lointain rapport avec la réalité. L’inconvénient est de croire que tout ce qui est écrit est vrai. Et l’histoire des tisseurs de soie, l’histoire de la Croix-Rousse sont sans aucun doute les exemples de cette dérive. Ce n’est pas sans conséquence et l’on peut penser que la multiplication de ces ouvrages, de ces types de récits ont conduit à cette image brouillée des canuts qui est souvent aujourd’hui, au mieux une image folklorique ou romantiquement révolutionnaire, au pire une image d’acteurs d’une période qu’il faut mieux cacher et oublier pour ne garder que les produits commerciaux qui ont fait la réputation de Lyon. Les extraits de ce livre peuvent amener à une réflexion pouvant éclairer quelques contradictions en ce qui concerne le regard porté sur les canuts mais aussi des écrits que certains ne craignent pas de reprendre aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« … La Croix-Rousse est uniquement peuplée d’ouvriers en soie. Depuis le lever jusqu’au coucher du soleil on n’y entend que le bruit monotone et régulier du battant frappant l’étoffe. C’est une immense ruche dans laquelle chacun travaille, dans les proportions de ses forces et de son âge ; point de paresse, car la paresse c’est la misère, le besoin et la faim, qui conduisent à l’hôpital et à la charité.&lt;br /&gt;Parfois dans ces commotions politiques qui ébranlent le monde (…) la Croix-Rousse une masse noire et armée.&lt;br /&gt;D’où vient ce peuple en guenille ? Quels sont  ces truands aux regards sinistres, ces Huns à la peau jaune et rance, hurlant des refrains cyniques, de profundis chanté sur tout pouvoir qui se meurt ?&lt;br /&gt;Les habitants de la Croix-rousse justifient-ils la triste réputation que lui fait la presse dans le monde ?&lt;br /&gt;C’est une erreur.&lt;br /&gt;Il y a deux populations : la première se compose d’ouvriers laborieux, honnêtes, ayant leur famille, leur maison, leur intérieur ; la seconde se compose de cette population flottante d’étrangers venus en grande partie du Piémont, de la Savoie et de la Suisse, espèces de bohêmes n’ayant ni feu ni lieu, aimant le désordre, parce que le désordre c’est le pillage ; ne redoutant pas la mort, parce que leur vie est inutile à eux et aux autres ; génies malfaisants, soufflant les idées du mal à celui qui patient, subit les douleurs des tristes jours en attendant un avenir meilleur.&lt;br /&gt;Si les émeutes n’avaient pas pour instigateurs les mauvais, elles n’auraient pas pour auxiliaires le nombre immense de ceux qui souffrent ; supprimer les premiers, vous réduirez les seconds à l’impuissance, car ils écouteront la voix qui leur parlera, et avant de prendre le fusil, une bonne pensée leur viendra au cœur, ils déposeront leurs  armes et resteront honnêtes.&lt;br /&gt;La Croix-Rousse n’est pas le rocher de Sisyphe, que Lyon repousse toujours et qui retombe toujours ; c’est un champ où l’ivraie est mêlée au blé, arrachez l’ivraie et il n’y aura plus que le blé utile. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Francis Linossier qui fut rédacteur en chef du Salut Public, après un exposé remarquable sur l’organisation de la Fabrique, revient sur les hommes qui la compose.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« … Aussi à mon avis, le compagnon est la lèpre de la Croix-Rousse, il est l’esprit mauvais, le conseiller infernal prêchant l’émeute, se jetant à corps perdu dans toutes les idées politiques qui flattent son amour-propre et tentent sa cupidité. – Viennent ces jours funestes où par une de ces circonstances imprévues le commerce est brusquement arrêté, le compagnon se trouve dans l’impossibilité matérielle de vivre, ses bénéfices minimes suffisant à ses dépenses journalières, n’ayant pas pu lui permettre de se préparer quelques ressources pour les moments de chômage, que fera-t-il ? -  Retourner dans son pays serait le parti le plus sage, et c’est précisément parce qu’il est le plus sage qu’il ne prend pas. – Seul, isolé, livré à lui-même, jeune sans expérience, il est condamné à l’oisiveté et l’oisiveté est toujours le vice.&lt;br /&gt;Voilà où est le mal. – Mais le remède ? – Le remède est facile, qu’une loi interdise aux étrangers sans ressource de s’établir  à Lyon ; l’hospitalité est une vertu noble et grande, cependant elle a ses limites, elle ne doit pas être dangereuse pour ceux qui l’offrent. – En rendant plus difficile l’établissement des nouveaux venus, on favorisera les véritables travailleurs, et on donnera à l’agriculture les bras qui lui manquent ; car l’émigration part de la campagne, elle se recrute parmi les paysans avides de jouissances de la grande ville, et qui, paresseux, espèrent de plus beaux résultats d’un travail moins grand.&lt;br /&gt;De ce mode de vie, de ces rapports journaliers entre le compagnon et la compagnonne, vient le libertinage. La religion, le décorum, ce pavillon protecteur, qui dans le monde élevé soutient la vertu, n’existe pas dans la classe ouvrière : le mariage est quelquefois le résultat de ces liaisons, mais il n’est pas à cour sur le but.&lt;br /&gt;Le type le plus laid et le plus repoussant est celui du lanceur.*&lt;br /&gt;Enfant corrompu, au langage cynique, il a une maîtresse il fume, il joue au billard ; il est l’habitué le plus fidèle des bastringues ; - dans les émeutes il marche au premier rang, il se bat pour se battre ; et dans les sinistre époques de 1834, plus d’un soldat est tombé sous la balle meurtrière d’un de ces gamins vicieux et méchants.&lt;br /&gt;*Le lanceur est un enfant de dix à douze ans que l’ouvrier en soierie emploie pour lancer la navette, dans les étoffes telle que les châles, trop larges pour qu’un homme seul puisse, en étendant les bras, faire aller lui-même la navette. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1499367886744264665?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1499367886744264665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1499367886744264665' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1499367886744264665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1499367886744264665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/limage-des-canuts-et-de-la-croix-rousse.html' title='L’image des canuts et de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6276442968682975663</id><published>2011-08-23T02:51:00.000-07:00</published><updated>2011-08-23T02:51:12.993-07:00</updated><title type='text'>A propos de la mairie de la Croix-Rousse</title><content type='html'>En septembre 1868, la construction de l’actuelle mairie du 4ème arrondissement s’achève. L’occasion pour un journaliste du Refusé- par ailleurs journal anticlérical- de faire de l’humour :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« L’Hôtel-Mairie de la Croix-Rousse va bientôt être terminé.&lt;br /&gt;Le toit a été livré aux couvreurs cette semaine et les travaux d’agencement intérieurs se poursuivent avec une grande activité.&lt;br /&gt;O mon Dieu ! si on allait faire l’inauguration avant que j’ai trouvé une épouse !&lt;br /&gt;J’offre trois sous – c’est sérieux – à celui qui me procurera immédiatement une femme afin que je puisse me faire inscrire sans retard et obtenir d’être marié le premier – c’est mon rêve – dans cette superbe mairie !&lt;br /&gt;Vite, hâtons-nous ! Il peut surgir des concurrents ! »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6276442968682975663?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6276442968682975663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6276442968682975663' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6276442968682975663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6276442968682975663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/propos-de-la-mairie-de-la-croix-rousse.html' title='A propos de la mairie de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6719162482630679653</id><published>2011-08-22T23:43:00.000-07:00</published><updated>2011-08-22T23:43:38.418-07:00</updated><title type='text'>La Croix-Rousse : « La montagne sacrée de Lyon. »</title><content type='html'>Depuis le 10 décembre 1848,  jour où Louis Napoléon Bonaparte devient président de la seconde République, on ne se fait guère d’illusions : les Républicains de Lyon pressentent que la révolution de février 1848, après l’échec de l’insurrection ouvrière de juin,  ne pourra pas réaliser leurs espérances. Pourtant ils continuent à y croire. Ainsi le 26 février 1849 a lieu le « Banquet commémoratif de la Révolution de février ». 8 000 citoyens participent à cette fête. Le journal Le Républicain du 27 février publie un article dans lequel on peut remarquer combien la Croix-Rousse était importante aux yeux de ces Républicains. Quelques extraits :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« …Aussi de bonne heure de nombreuses colonnes populaires se dirigeaient vers le lieu du banquet dont les portes leur étaient ouvertes à onze heure. »… « Le fond était surmonté d’une statue de la liberté peinte en grisaille et autour de laquelle flottait un drapeau portant ce mot : &lt;b&gt;Amnistie&lt;/b&gt;. Les inscriptions suivants décoraient la partie inférieurs ; &lt;b&gt;Aux martyres de l’Egalité ! Aux captifs modernes ! &lt;/b&gt;Sur des flammes rouges étaient inscrits ces noms chers aux peuples : &lt;b&gt;Cracovie, Messine, Bologne, Florence.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Au dedans de la tribune, à droite on lisait : &lt;b&gt;Organisation du crédit – Développement progressif du principe d’association.&lt;/b&gt; A gauche : &lt;b&gt;Droit au travail – Abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme&lt;/b&gt;. Au milieu une montagne peinte en noir, simulait la Croix-Rousse ; elle était surmontée de trois étoiles et de ces mots :&lt;b&gt; A la délivrance des Peuples !&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Sur cet emblème de la montagne sacrée de Lyon, flottait le drapeau de la &lt;b&gt;Société des Travailleurs Unis&lt;/b&gt;, et à côté le drapeau &lt;b&gt;des Voraces&lt;/b&gt; et de &lt;b&gt;la société de l’Union.&lt;/b&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6719162482630679653?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6719162482630679653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6719162482630679653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6719162482630679653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6719162482630679653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/la-croix-rousse-la-montagne-sacree-de.html' title='La Croix-Rousse : « La montagne sacrée de Lyon. »'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2429928110905196447</id><published>2011-08-19T03:54:00.001-07:00</published><updated>2011-08-19T03:54:40.723-07:00</updated><title type='text'>Les mûriers de la Croix-Rousse</title><content type='html'>Pourquoi ne pas planter, au cœur même de la commune qui tisse, les arbres indispensables aux vers à soie ? Ainsi le maire de la Croix-Rousse met en adjudication la plantation de 440 pieds de mûriers sur la promenade des Tapis en 1826. L’Echo de l’Univers, journal de Littérature, Sciences et Arts, et de Commerce, en profite pour lancer un appel : &lt;i&gt;« Nous profitons de cette occasion pour recommander la culture de ces arbres précieux qui servent à la nourriture et à la propagation des insectes, dont la riche dépouille constitue la matière première de nos intéressantes fabriques. Nous désirons que l’exemple de la Croix-Rousse trouve de nombreux imitateurs. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2429928110905196447?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2429928110905196447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2429928110905196447' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2429928110905196447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2429928110905196447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/les-muriers-de-la-croix-rousse.html' title='Les mûriers de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6350392845060426554</id><published>2011-08-19T03:04:00.001-07:00</published><updated>2011-08-19T03:04:32.794-07:00</updated><title type='text'>« Le génie du fisc » à la Croix-Rousse</title><content type='html'>Comment trouver de l’argent ? Les collectivités locales, les Etats ne manquent pas d’imagination. Et déjà on pouvait lire dans de journal L’Echo de l’Univers de 1824 l’article suivant :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Le génie du fisc augmente tous les jours ses conquêtes. Le maire de la Croix-Rousse met aux enchères la location des places occupées, par quelques cabanes de rissoleurs de marrons. Nous n’avions pas cru que ces misérables dussent un tribut d’argent à l’autorité municipale. Si les améliorations sont quelquefois ajournées, on ne regarde jamais du moins les moyens d’accroître le nombre des petits impôts de localité. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6350392845060426554?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6350392845060426554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6350392845060426554' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6350392845060426554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6350392845060426554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/le-genie-du-fisc-la-croix-rousse.html' title='« Le génie du fisc » à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4995371067066339895</id><published>2011-08-18T01:13:00.001-07:00</published><updated>2011-08-18T01:13:43.265-07:00</updated><title type='text'>Les travailleurs de la Croix-Rousse en décembre 1848</title><content type='html'>La veille de l’élection de Louis Napoléon Bonaparte le 10 décembre 1848 on peut lire la pétition suivante :&lt;br /&gt;                           &lt;i&gt;Citoyen préfet,&lt;br /&gt;   Les soussignés, travailleurs de la Croix-Rousse, considérant que la réédification des forts intérieurs est une preuve de la méfiance que le Gouvernement a envers la population, si ce n’est toutefois un insolent défi jeté à la face des démocrates ;&lt;br /&gt;   Considérant que la République a condamné la tyrannie de Louis Philippe en ordonnant en mars dernier la démolition des forts ;&lt;br /&gt;   Considérant que la Croix-Rousse étant une ville éminemment démocratique, ces forts intérieurs sont inutiles à un gouvernement républicain ;&lt;br /&gt;   Considérant qu’il répugne de croire que le Gouvernement soit à la tête de la réaction pour légitimer la réélévation des forts.&lt;br /&gt;   Les citoyens travailleurs de la Croix-Rousse, viennent vous poser les questions suivantes ;&lt;br /&gt;   1° Le Gouvernement est-il républicain ?&lt;br /&gt;   2° Le Gouvernement est-il réactionnaire ?&lt;br /&gt;   Répondez, citoyen préfet.&lt;br /&gt;   Pour nous quelque soit votre réponse à l’une de ces deux questions, nous protestons et protesterons en usant de dernier droit pacifique des citoyens, celui de pétitionner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   Vive la République ! ! &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4995371067066339895?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4995371067066339895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4995371067066339895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4995371067066339895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4995371067066339895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/les-travailleurs-de-la-croix-rousse-en.html' title='Les travailleurs de la Croix-Rousse en décembre 1848'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4377737666334679406</id><published>2011-08-17T23:58:00.001-07:00</published><updated>2011-08-17T23:58:23.919-07:00</updated><title type='text'>Découverte macabre dans l’église Saint-Denis à la Croix-Rousse</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Le 6 avril 1848 le journal Le Peuple Souverain reprend du Censeur  un article sur une étrange affaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Aujourd’hui règne à la Croix-Rousse une vive agitation par suite d’une découverte faite dans l’église. Le bruit s’était répandu que des armes étaient cachées dans cette église, et MM. Galerne et Chaumont, escortés des citoyens qui veuillent en ce moment au maintient de l’ordre public, les Voraces, s’y sont transportés lundi soir vers 9 heures pour faire une perquisition. Les recherches ont bientôt commencé, avec le plus grand ordre, dans toutes les dépendances de l’église. On a soulevé quelques dalles, et bientôt se sont offerts aux regards une grande qualité de cercueils, le plus grand nombre en état de parfaite conservation. M. Chapot, médecin, a été aussitôt invité par M. Galerne à se transporter sur les lieux. Trois caveaux ont été ainsi reconnus entièrement pleins de cercueils entassés pêle-mêle.&lt;br /&gt;M. le docteur Chapot, accompagné de MM. Les magistrats de la Croix-Rousse et de M. Galerne, reconnait facilement des squelettes parfaitement intacts, dépouillés de leurs chairs, dont quelques-uns de jeunes filles conservaient encore de beaux cheveux blonds. Quant à leur nombre, il est impossible de l’évaluer  pour le moment car ils sont empilés depuis le sol jusqu’aux voutes, mais on est au-dessous de la vérité en le fixant au moins à trois cents. Ce qu’il y a de positif, c’est ces cadavres, dont les plus récents remontent au moins à cinquante ans, ont été, il y a quelques années jetés sans ordre dans les caves, lors de la reconstruction de l’église. Deux vicaires présents, ainsi que le sacristain, n’ont pu, de reste, donner aucun renseignement.&lt;br /&gt;Hier matin à huit heures, le même médecin s’est transporté de nouveau à l’église, accompagné de M. Chanay, commissaire du gouvernement près le tribunal ; il a trouvé M. le commissaire de police de la Croix-Rousse, M. le maire Auberthier, l’architecte de l’église et ses deux confrères les docteurs Bastide et Duviard. Ils ont été unanimes à reconnaître que tous ces corps avaient été inhumés avant la première révolution. Ainsi rien n’est plus faux que ce bruit qui a une tendance à se propager, savoir, que ces corps proviendraient des maisons Denis et Collet, seraient le résultat de crimes et auraient été portés furtivement dans ces caves pour que les auteurs puissent échapper à l’action de la justice.&lt;br /&gt;Un rapport du commissaire de la Croix-Rousse, accompagné d’une expertise médico-légale des docteurs Chapot, Duviard et Bastide, finira de dissiper tous les doutes sur cette affaire ténébreuse en apparence, mais simple dans le fond. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4377737666334679406?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4377737666334679406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4377737666334679406' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4377737666334679406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4377737666334679406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/decouverte-macabre-dans-leglise-saint.html' title='Découverte macabre dans l’église Saint-Denis à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2424334165601285926</id><published>2011-08-17T01:54:00.000-07:00</published><updated>2011-08-17T01:54:27.409-07:00</updated><title type='text'>Il y a urgence pour un hôpital à la Croix-Rousse</title><content type='html'>La construction de l’Hôpital de la Croix-Rousse commencera en 1855 pour s’achever en 1861. Pourtant il en était question depuis très longtemps. A propos du décès d’un ouvrier en soie pendant son transport, long et malaisé, de la Croix-Rousse à l’Hôtel Dieu, le journal Le Censeur constate dans son édition du 19 juin 1841 : &lt;i&gt;« ce fait est d’autant plus triste et douloureux à enregistrer qu’il accuse un état de choses dont la durée remonte assez loin dans le temps, car il se mesure à l’existence de la Croix-Rousse.&lt;/i&gt; » Il rappelle que de nombreuses voix se sont élever pour dénoncer cet état de fait et notamment celle du docteur Perrot (orthographié dans l’article Perraud) &lt;i&gt;« un honorable médecin appelé dans l’exercice de son art, à reconnaître tout ce qu’il y avait de gravement fâcheux pour les nombreux ouvriers  qui composent presque toute entière la population de la Croix-Rousse. »&lt;/i&gt; Il avait d’ailleurs légué en mourant une somme assez considérable et des immeubles à vendre afin que l’argent serve à créer un hospice. &lt;i&gt;« Et bien ! Le vœu du testateur est encore à réaliser » &lt;/i&gt;s’insurge le quotidien qui ajoute que&lt;i&gt; « la noble et généreuse pensée de M. Perraud n’a pas encore été fécondée par les diverses administrations qui ont pris part au gouvernement des affaires de la populeuse et intéressant cité. »&lt;/i&gt; Le Censeur dresse un tableau intéressant des canuts de 1841 :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« On se saurait penser sans amertume qu’une population éminemment laborieuse, qui consume sa vie en un labeur toujours pénible, trop souvent ingrat, et qui s’élève aujourd’hui à plus de vingt mille âmes, n’est pas même pourvue d’un hospice où puissent s’abriter ceux que qui la dureté des temps n’a laissé que la gêne et la misère pour compagnons de vieillesse, et ceux à qui, en l’absence de toute justice distributive la charité publique est obligée de venir en aide, lorsque, saisis par le mal, ils perdent avec le travail les faibles ressources qui les font vivre au jour le jour. Oui, là où vingt mille travailleurs s’emploient à la fabrication des tissus si magnifiques et si variés qui ont fait et qui assurent à la ville de Lyon, en face de la concurrence de l’Europe entière, sa fortune, sa gloire, sa renommée ; là où chaque jour la soie s’apprête à former tour à tour les parures élégantes et les somptueux ornements que nous voyons s’étaler, ruisselants d’or, dans les temples aux cérémonies religieuses, là il y a, pour prix, des ouvriers chaque jour exposés à mourir sur la route de l’hôpital. » &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2424334165601285926?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2424334165601285926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2424334165601285926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2424334165601285926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2424334165601285926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/il-y-urgence-pour-un-hopital-la-croix.html' title='Il y a urgence pour un hôpital à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2087964285092696653</id><published>2011-08-16T06:03:00.001-07:00</published><updated>2011-08-16T06:03:03.517-07:00</updated><title type='text'>La vogue et les jeux de hasard : la Croix-Rousse bonne élève !</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Les stands présentés lors des fêtes baladoires ont toujours fait l’objet de critiques. Aujourd’hui notamment beaucoup de Croix-Roussiens pensent qu’il y a trop de jeux de hasard, pinces ou autres moyens de faire rêver le chaland. Ce n’est pas nouveau. Ainsi dans le Censeur du 14 octobre 1841 on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Nous nous sommes élevé dans les premiers jours du mois de septembre dernier à l’occasion de la fête baladoire de la Guillotière, contre la tolérance des jeux de hasard qui ne manquent pas dans ces sortes de fêtes de s’étaler en plain soleil, alléchant par une foule de moyens plus ou moins entachés d’escroquerie les joueurs et les dupes qui perdent parfois des sommes considérables.&lt;br /&gt;Ces jeux qui d’ailleurs sont défendus par la loi, devraient partout sévèrement défendus par l’autorité municipale.&lt;br /&gt;On a remarqué avec satisfaction dimanche à la fête baladoire de Saint-Denis à la Croix-Rousse l’absence totale de ces jeux dont l’autorité municipale n’a point voulu permettre l’exercice. C’est la première fois que cette mesure est appliquée, et il est juste de compter que M. le maire persistera à l’avenir dans cette sage et salutaire détermination.&lt;br /&gt;Nous espérons que cet exemple ne sera pas perdu pour les administrateurs des communes voisines et que nous n’aurons plus à nous élever contre la tolérance pernicieuse accordée jusqu’ici à ces coupables industriels. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2087964285092696653?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2087964285092696653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2087964285092696653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2087964285092696653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2087964285092696653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/la-vogue-et-les-jeux-de-hasard-la-croix.html' title='La vogue et les jeux de hasard : la Croix-Rousse bonne élève !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6438164194888570458</id><published>2011-08-11T23:23:00.000-07:00</published><updated>2011-08-11T23:23:41.395-07:00</updated><title type='text'>Ah les tunnels lyonnais !</title><content type='html'>&lt;i&gt;« …On dit que c’était pour Lyon une question de vie ou de mort ; car à partir de la plaine de Collonges, ou bien le chemin se dirigeait sur Lyon, ou bien il en quittait la direction ; c’est une erreur qu’il est facile  de démontrer. Un des projets arrive à Gorge-de-Loup et, au moyen du &lt;b&gt;tunnel sous Fourvières&lt;/b&gt;, débouche dans la presqu’ile Perrache, devenue Lyon depuis que les barrières d’octroi ont été placées à la Mulatière ; l’autre tracé arrive par un &lt;b&gt;tunnel  sous la Croix-Rousse&lt;/b&gt;, dans une commune voisine il est vrai, mais bien plus rapprochée du centre  de la ville de Lyon et qui n’en est séparée que par le Rhône. On ne peut donc soutenir sans jouer sur les mots,  que l’un des deux tracés laisse Lyon de côté. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr il est question là des chemins…de fer mais l’intervention du conseiller municipal Bergier nous montre que les préoccupations des élus du XIXème siècle ne sont pas si éloignées des nôtres. En effet ce compte-rendu d’une séance de conseil municipal est à lire dans le quotidien  LE CENSEUR du 17 avril…1845 !&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6438164194888570458?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6438164194888570458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6438164194888570458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6438164194888570458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6438164194888570458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/ah-les-tunnels-lyonnais.html' title='Ah les tunnels lyonnais !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6413312849222319118</id><published>2011-08-10T03:47:00.000-07:00</published><updated>2011-08-10T03:47:21.681-07:00</updated><title type='text'>Pour mieux connaître les négociants d’étoffe de soie</title><content type='html'>En 1846 a eu lieu une vente aux enchères des objets mobiliers et marchandises provenant de la maison de soierie Caille et Lempereur déclarée en faillite. C’est l’occasion de mieux connaître l’intérieur des maisons  de soierie de cette époque.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« …mercredi huit avril à dix heures du matin au domicile sus indiqué (2 place Croix-Pâquet) il sera procédé, par le ministère d’un commissaire –priseur, à la vente aux enchères de quatre belles banques en noyer, deux paires de balance, bureau en sapin, quantité de bobines et roquets, battants en cuivre et acier pour les velours, quantité de peignes et remisses, cartes d’échantillons, ourdissoirs garnis de leurs accessoires, quantité de bobines garnies de soie cuite et crue de diverses nuances, chaîne en soie, levées, cotons filés, coupons de marchandises en velours, meubles meublants, bois de lits garnis, secrétaire et commode à dessus de marbre, table de nuit, table à manger, poêle, chaises, etc… »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6413312849222319118?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6413312849222319118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6413312849222319118' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6413312849222319118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6413312849222319118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/08/pour-mieux-connaitre-les-negociants.html' title='Pour mieux connaître les négociants d’étoffe de soie'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5347633291754549429</id><published>2011-07-19T02:58:00.000-07:00</published><updated>2011-07-19T02:58:49.315-07:00</updated><title type='text'>Paroles de Canuts</title><content type='html'>« Que la France sache enfin que ce n’est point le pillage et la détestation qui les ont fait agir ».&lt;br /&gt;A propos de la révolte de novembre 1831 L’Echo de la Fabrique du 27 novembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand dans le quartier des Capucins depuis qu’on a vu la conduite généreuse des industriels, on dit pour signaler un homme vertueux : il a le cœur d’un ouvrier. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 27 novembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On félicitait un ouvrier de ce qu’il n’avait pas été blessé dans les trois journées ; Parbleu, répondit-il, les négociants nous avaient tellement fait maigrir qu’ils ne pouvaient plus nous ajuster ! »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 27 novembre 1831&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Je ne donnerai pas une pièce à la Croix-Rousse, elle n’est peuplée que de racailles. »&lt;br /&gt;Un négociant. Propos rapportés par l’Echo de la Fabrique du 11 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce n’est pas une aumône qu’ils sollicitent, c’est de l’ouvrage et le salaire raisonnable de cet ouvrage. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 25 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils veulent vivre non pas en oisifs pour qui les dons du passants ou des maisons de charité sont le plus souvent un aliment à la fainéantise ; ils veulent vivre, mais vivre en travaillant. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 25 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les ouvriers avaient sollicité une amélioration à leur sort et on leur a envoyé le ministre de la guerre, 26 000 hommes de garnison, des canons etc… Sensible amélioration !&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 25 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sur tous les murs de notre ville on lisait en tête des affiches : Ministère de la guerre ! Que n’y lisait-on plutôt : Ministère des finances ou du commerce et des travaux publics ! »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 25 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La colère entre les ouvriers et les négociants est-elle apaisée ? Et certes oui, depuis qu’on les a désarmés. »&lt;br /&gt;L’Echo du 25 décembre 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous souhaitons au député qui prétend que l’ouvrier peut vivre avec 18 sous par jour qu’il prenne pour lui cette somme et donne le superflu de ses revenus aux malheureux dont-il n’a pas craint de mettre en doute la misère. »&lt;br /&gt;Echo de la Fabrique du 1 janvier 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un prince a dit : « Les intérêts des uns doivent être les intérêts des autres. » Les ouvriers sont toujours les « uns » quand sauront-ils donc les autres ? »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1832 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un prince a dit : «  Le fabricant et l’ouvrier ne doivent faire qu’un ! C’est fort bien ! Pourvu que ce ne soit pas quand l’un aura mangé l’autre. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand on dit à un égoïste que les ouvriers se meurent de faim, il répond : « Ce ne sont pas ceux-là qui se plaignent. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’homme n’est point né pour vivre isolé. Le premier besoin de son enfance est de chercher une société. »&lt;br /&gt;D’un système d’association entre les chefs d’atelier et ouvriers en soie. Echo de la Fabrique de 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est par les peuples que se sont opérées les révolutions : les unes dans l’intérêt des grands hommes, dont la gloire avait ébloui les masses ; les autres pour conquérir la liberté. »&lt;br /&gt;Echo de la Fabrique d’avril 1831&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un canut demande s’il a le droit de récuser son juge, lorsque celui-ci récuse la loi. »&lt;br /&gt;A propos de conseil des Prud’hommes. Echo de la Fabrique de juillet 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’assiette de l’impôt est vicieuse. Le pauvre paie proportionnellement plus que le riche, chacun le comprend et le dit ; chacun sent qu’il faut changer de route et cependant tous crient haro lorsqu’on parle d’innovation. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La liberté de la presse est, dans une civilisation perfectionnée, la base de toutes les institutions sociales et politiques, c’est un droit qui renferme tous les autres, les résume et les garantit tous. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« De qui les guerres dévorent-elles le sang, si ce n’est celui de prolétaires ? Le temps des conquêtes est passé et la plus belle qui reste à faire, c’est de mettre en rapport tous les peuples. »&lt;br /&gt;Sur l’Europe des peuples. L’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pourquoi, tandis que des capitalistes, des négociants, des armateurs se réunissant en société sous le nom de compagnies pour opérer avec leurs capitaux, des chefs d’ateliers, des ouvriers ne pourraient-ils pas se réunir pour opérer avec leurs faibles ressources ? »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous l’avez dit : les travailleurs ne peuvent améliorer leur sort que par une association toute fraternelle. Leurs intérêts sont les même. Loin de se haïr, ils doivent s’aider mutuellement. »&lt;br /&gt;Les ouvriers en soie de Lyon à leurs frères les tailleurs de pierre 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le faisceau qui lie les classes laborieuses, créé presque hier, est aujourd’hui indissoluble : produit de progrès des Lumières, fondé sur un droit incontestable, celui d’associations, il se corrobore par le temps et se maintiendra par la justice et la morale. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« De tant de faisceaux séparés ne formons qu’un seul faisceau : les travailleurs ne peuvent améliorer leur sort que par une association toute fraternelle. Puisse votre exemple amener enfin le professions se donner la main. »&lt;br /&gt;Les ouvriers tailleurs de pierre aux ouvriers en soie. L’Echo de la Fabrique du 12 mai 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les chefs d’atelier élevèrent un autel à l’union des travailleurs ; ils fondèrent le mutuellisme qui fut définitivement constitué le 28 juin 1828. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le remède à l’exploitation des classes laborieuses, par un petit nombre d’hommes, se fera attendre encore longtemps ; il ne peut arriver que lentement et à mesure que la raison gagnera du terrain sur la cupidité. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il appartient surtout de dire combien nous trouvons noble et belle la pansée qui les a ainsi poussées à travailler à l’émancipation de leur sexe. »&lt;br /&gt;A propos de Mme Niboyet.  Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ainsi l’ouvrière que la misère et l’exemple n’ont pas corrompue doit travailler toute sa vie, vivre les plus dures privations, et au milieu de cette lutte entre le malheur et l’infamie, voir arriver des infirmités précoces, une vieillesse anticipée. »&lt;br /&gt;Jane Dubuisson dans l’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La cause de la femme n’est-elle pas toute entière dans le progrès de l’humanité ? C’est à nous, prolétaires féminins, qu’appartient la large part des misères humaines, des droits faussés, méconnus. »&lt;br /&gt;Une abonnée à l’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A nous la plainte et l’espoir d’un meilleur avenir ! Quel a été notre sort jusqu’à ce jour ? Quel est notre partage, que sommes nous, nous, la moitié du genre humain. »&lt;br /&gt;Une lectrice de l’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans notre civilisation tant vantée, nous sommes de grands enfants que tout à tour l’on caresse et l’on opprime. »&lt;br /&gt;Une abonnée de l’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On demandait à un homme de loi pourquoi il y aurait neuf prud’hommes marchands et seulement huit ouvriers. C’est, répondit-il, pour qu’il y ait autant de raison d’un côté que de l’autre. »&lt;br /&gt;A propos de conseils de Prud’hommes. L’Echo de la Fabrique en 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Est-il juste que deux enfants nés le même jour, à la même heure, l’un soit condamné aux ténèbres de l’ignorance, aux douleurs de la misère, tandis que l’autre jouira des bienfait de l’instruction, des enchantements de la richesse ? »&lt;br /&gt;Réflexions prolétaires dans l’Echo de la Fabrique de 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Jésus-Christ dit bien au faible de souffrir l’injure du fort ; au pauvre de supporter le dédain du riche, mais il ne prévoit pas le cas où le pauvre et le faible ne voudront plus supporter le dédain et l’injure »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique en 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Intitulez-vous hautement Journal des Canuts, on rira d’abord, ensuite on s’y accoutumera ; ce nom deviendra aussi noble que celui de banquier, médecin, avocat etc… et vous aurez fait un acte de haute sagesse. »&lt;br /&gt;Labory, chef d’atelier, dans l’Echo de la Fabrique à propos du concours pour changer le mot canut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ainsi la première nécessité est l’établissement d’une jurisprudence fixe pour décider, d’une manière uniforme toutes les questions qui se présentaient. »&lt;br /&gt;Dans l’Echo de 1832 à propos des Prud’hommes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dormez en paix, victimes de novembre ! Que la terre vous soit légère ! Votre sang a fécondé le sol où doit croître l’arbre de l’émancipation des prolétaires… »&lt;br /&gt;Extrait de la première page de l’Echo de la Fabrique du dimanche 25 novembre 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Messieurs, vous êtes appelés à être chefs de commerce un jour ; ainsi je ne saurais trop vous recommander la sévérité envers les ouvriers : ce n’est qu’en les tenant ferme, qu’on vient à bout de ces gens-là. C’est homme qui sort, est honnête, intelligents et laborieux, mais raisonneur et insolent ; dès lors il st urgent de s’en débarrasser au plus tôt. »&lt;br /&gt;Propos d’un négociant à ses commis, recueillis par l’Echo de la Fabrique en 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous avez fait citer six membres du conseil exécutif de l’association des Mutuellismes en raison des événement de février ; Nous sommes aussi bien qu’eux et nous venons à ce titre réclamer notre part de solidarité afin que nous puissions nous retrouver sur les bancs des accusés avec nos frères. » &lt;br /&gt;Extrait de la lettre signée par 20 mutuellistes et envoyée au procureur du roi en 1834&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sous l’application de la loi contre les associations, votée naguère par la Chambre des Députés, adoptée par celle des Pairs et enfin sanctionnée par le roi vous avez compris que désormais les travailleurs cesseront de pouvoir se réunir et se concerter. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique le 20 avril 1834, dernier numéro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si maintenant on porte plus haut ses regards, on voit la grande famille des travailleurs sortir de l’état d’ilotisme où l’avait enchaînée de barbares préjugés et l’avidité criminelle de quelques uns et mettre en terme à la honteuse exploitation de l’homme par l’homme. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 9 février 1834&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On voit la grande famille des travailleurs traiter d’égale à égale avec les capitalisme, forcer enfin le législateur à écrire dans ses codes une égalité réelle, à conférer aux travailleurs les droits politique et arriver au gouvernement du peuple par le peuple. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 9 février 1834 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Considérant que l’association des travailleurs est une nécessité de notre époque, qu’il est pour eux une condition d’existence, que toutes les lois qui y porteraient atteinte auraient pour effet immédiat de les livrer sans défense à l’égoïsme et à la rapacité de ceux qui les exploitent. »&lt;br /&gt;Extrait de la protestation des mutuellistes signée par 2544 sociétaires en 1834&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’enterrement d’un chef d’atelier mutuelliste est l’occasion d’un déploiement de force et d’une menace indirecte adressée au pouvoir. Huit mille ouvriers ferrandiniers et mutuellistes compose le cortège funèbre. »&lt;br /&gt;Récit de JB Monfalcon sur le dimanche 6 avril 1834&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est moi aussi qui proposai d’inscrire sur le drapeau des ouvriers ces mots qui sont devenus fameux depuis : VIVRE EN TRAVAILLANT OU MOURIR EN COMBATTANT. »&lt;br /&gt;Extrait de : Confession d’un malheureux ; Vie de Jean-Claude Romand publié par Edouard Servan de Sugny en 1846&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Que l’on ne l’oublie pas et les travailleurs l’ont bien compris : tous ceux arrivent à quelque titre que ce soit sur le terrain de la production, tous ceux qui contribuent à la richesse publique, soit avec le rabot, la bêche ou la navette, tous ceux-là sont frères et leurs intérêts sont identiquement liés. »&lt;br /&gt;Echo de l’Industrie journal des intérêts des travailleurs de la Fabrique Lyonnais de 1845&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parler de la pluie et du beau temps, est-ce parler politique ? Oui parce que la pluie et ensuite le beau temps, cela veut dire…. »&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique d’octobre 1832&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A l’union de tous les industriels !* » Labory chef d’atelier prud’hommes&lt;br /&gt;« A l’industrie ! A ses bienfaits ! » Falconnet chef d’atelier prud’hommes&lt;br /&gt;« Aux travailleurs ! » Maisonneuve commis-négociant&lt;br /&gt;Toast portés lors du banquet d’anniversaire de la fondation de l’Echo de la Fabrique le 28 octobre 1832&lt;br /&gt;*industriels : autre mots pour désigné les ouvriers (NDLR)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Au bonheur prochain du prolétaire ! » Berger chef d’atelier gérant de l’Echo &lt;br /&gt;« A la prospérité de l’Echo de la Fabrique ! » Blanc chef d’atelier&lt;br /&gt;« Au courage civil ! » Marius Chastaing rédacteur en chef de l’Echo&lt;br /&gt;« A l’égalité sociale » Jacob chef d’atelier&lt;br /&gt;« A l’instruction répandue jusques dans les dernière classes du peuple ! » Alexandre Bret rédacteur au Précurseur&lt;br /&gt;Toast portés lors du banquet d’anniversaire de la fondation de l’Echo de la Fabrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A l’émancipation des classes industrielles ! » Martinon chef d’atelier prud’homme&lt;br /&gt;« A la destruction des abus de la fabrique ! » Legras chef d’atelier&lt;br /&gt;« A l’émancipation des prolétaires ! » Barreaud teneur de livre &lt;br /&gt;« Aux droits et aux devoirs des industriels travailleurs ! » Vernay chef d’atelier&lt;br /&gt;« A la libre défense devant le conseil des prud’hommes ! » Sigaud chef d’atelier&lt;br /&gt;Toast portés lors du banquet d’anniversaire de la fondation de l’Echo de la Fabrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A la prospérité à venir du commerce ! A l’amélioration du sort de la classe ouvrière ! Au gouvernement qui protégera ce nouvel ordre social ! » Buffard plieur d’étoffe de soie&lt;br /&gt;« A l’union des travailleurs ! » Bofferding chef d’atelier&lt;br /&gt;« A la concorde ! » Bouvery chef d’atelier &lt;br /&gt;Toast portés lors du banquet d’anniversaire de la fondation de l’Echo de la Fabrique&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5347633291754549429?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5347633291754549429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5347633291754549429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5347633291754549429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5347633291754549429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/paroles-de-canuts.html' title='Paroles de Canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3751049049817976863</id><published>2011-07-07T02:17:00.001-07:00</published><updated>2011-07-07T02:17:52.076-07:00</updated><title type='text'>Jacquard avait-il une fille ?</title><content type='html'>Dans La Tribune Lyonnaise fondée en 1845 par Marius Chastaing qui fut également à la naissance en octobre 1831 de l’Echo de la Fabrique on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« …une nouvelle nous apprend que la fille de l’immortel Jacquard mène une vie languissante comme sous-maitresse dans un obscur pensionnat à Valence.&lt;br /&gt;Jacquard, on le sait, est mort pauvre, sa statue décore l’une de nos places et sa fille aurait de la peine à gagner son pain de chaque jour, en attendant que la vieillesse ou les infirmités lui en ôtent le pouvoir ! Viendra-t-elle un jour mendier au pied de la statue élevée à son père par la reconnaissance publique !&lt;br /&gt;La France littéraire a pris sous sa protection la petite nièce du grand Corneille. La France industrielle n’en doit-elle pas faire autant pour l’unique fille du grand Jacquard.&lt;br /&gt;Nous ne faisons que former un vœu ; il sera sans doute entendu, et nous espérons que le conseil des Prud’hommes, après s’être enquis de la position de la fille de Jacquard* prendra lui-même une louable initiative ; c’est à lui qu’elle appartient, et nous serons heureux d’avoir contribué à une chose utile et glorieuse pour notre pays, en faisant un appel à son patriotisme et à son zèle pour la fabrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Nous avons bien fait d’employer un forme dubitative, car Le Rhône (n°4837) contient une lettre de M. F.G. de Valence qui dément ce fait. Mlle Jacquard employée chez lui appartient à une famille de Lausanne et renseignement pris, Jacquard n’a point laissé de fille. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3751049049817976863?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3751049049817976863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3751049049817976863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3751049049817976863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3751049049817976863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/jacquard-avait-il-une-fille.html' title='Jacquard avait-il une fille ?'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8638767317108671413</id><published>2011-07-03T22:25:00.000-07:00</published><updated>2011-07-03T22:25:08.550-07:00</updated><title type='text'>Rixe entre ouvriers en soie</title><content type='html'>Tout n’est pas idyllique dans les rapports entre ouvriers en soie. La solidarité ouvrière n’est pas une généralité comme le rapporte un article du Censeur, repris par l’Echo de la Fabrique de 1841, le 31 août 1845.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Une rixe sanglante a eu lieu le jeudi 15 août, sur la place de la Croix-Rousse, entre les compagnons ferrandiniers (tisseurs de soie) et les ouvriers de même état, non ferrandiniers. La police aidée de la troupe est venue mettre fin à cette lutte. Plusieurs ouvriers ont été arrêtés. Ces luttes sont déplorables ; les travailleurs ont mieux à faire qu’à s’entretuer pour des futilités, des mots. Les associations de compagnonnage sont de bonnes choses mais les faire servir à des haines sans but, à des combats absurdes, c’est les rendre odieuses. Il serait bientôt temps que les ferrandiniers et autres ouvriers voulussent s’apercevoir qu’ils font parfaitement les affaires de ceux qui repoussent toute réforme sociale, toute organisation du travail, et qui, aux tentatives faites dans ce but, peuvent opposer ces luttes de bêtes sauvages. » &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8638767317108671413?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8638767317108671413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8638767317108671413' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8638767317108671413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8638767317108671413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/rixe-entre-ouvriers-en-soie.html' title='Rixe entre ouvriers en soie'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2288077532566899917</id><published>2011-07-03T21:39:00.001-07:00</published><updated>2011-07-03T21:39:56.726-07:00</updated><title type='text'>Vogue de la Croix-Rousse : 15 jours en 1891 !</title><content type='html'>Le 4 octobre 1891 le quotidien républicain l’Echo de Lyon informe en ces termes de l’ouverture de la vogue de la Croix-rousse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« La dernière vogue de l’année, celle de la Croix-Rousse, a commencé hier.&lt;br /&gt;Les baraques des forains, installées la semaine dernière sur les quais du Rhône, couvrent maintenant la partie du boulevard de la Croix-Rousse comprise entre la gare de la nouvelle ficelle et la mairie.&lt;br /&gt;L’animation est grande le soir sur le plateau ; nos braves canuts, la journée terminée, après une promenade sur le boulevard, envahissent les cafés ou rentrent chez eux manger les marrons grillés et boire le traditionnel vin doux.&lt;br /&gt;La vogue durera quinze jours, après quoi les forains s’éparpilleront dans le Midi, pour nous revenir au printemps prochain. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2288077532566899917?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2288077532566899917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2288077532566899917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2288077532566899917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2288077532566899917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/vogue-de-la-croix-rousse-15-jours-en.html' title='Vogue de la Croix-Rousse : 15 jours en 1891 !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1132461915197397855</id><published>2011-07-03T09:10:00.000-07:00</published><updated>2011-07-03T09:10:05.365-07:00</updated><title type='text'>La vogue…mais celle de la place Sathonay</title><content type='html'>Le journal l’Echo de Lyon dans son numéro du 26 septembre 1891 peut annoncer à ses lecteurs :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Dimanche 27 courant et lundi 28, grande vogue tenue par les commerçants et les jeunes filles du quartier.&lt;br /&gt;Les plus grandes attractions foraines tel que chars tournants, balançoires, etc. y seront rassemblées&lt;br /&gt;A l’occasion de la vogue, les commerçants ont pris des mesures pour offrir les premiers marrons de l’année et se sont tous munis de vins blancs nouveaux du Beaujolais. Les nombreux visiteurs trouveront dans cette fête le plus gracieux accueil&lt;br /&gt;Lundi 28, un magnifique feu d’artifice sera tiré de la place. A 8 h grand bal public pendant les deux jours. »&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1132461915197397855?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1132461915197397855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1132461915197397855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1132461915197397855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1132461915197397855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/la-voguemais-celle-de-la-place-sathonay.html' title='La vogue…mais celle de la place Sathonay'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6926516685033685938</id><published>2011-07-01T01:28:00.000-07:00</published><updated>2011-07-01T01:29:45.448-07:00</updated><title type='text'>Nos trottoirs !</title><content type='html'>On peut lire dans un numéro de l’Echo de Lyon de 1891 ce billet d’humeur. Toute ressemblance avec la situation actuelle est fortuite, d’autant qu’il ne parle pas des vélos !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;« On se plaint vivement de l’envahissement des tables des cafés et des étalages de marchands. Certains industriels abusent véritablement de la tolérance qui leur est accordée en agrandissement ainsi leurs établissements. &lt;br /&gt;Il serait bon de leur rappeler que nos trottoirs ne sont pas faits pour servir de lieu de débarras mais bien affectés aux piétons. » &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6926516685033685938?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6926516685033685938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6926516685033685938' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6926516685033685938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6926516685033685938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/nos-trottoirs.html' title='Nos trottoirs !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7561077485331034926</id><published>2011-07-01T00:59:00.000-07:00</published><updated>2011-07-01T01:02:33.841-07:00</updated><title type='text'>La vogue et le bruit</title><content type='html'>Au conseil municipal du 29 septembre 1891, il est question du bruit intense généré par les vogues. Un conseiller municipal M. Bessière signale cet état de fait en précisant  que l’on entend de la rive droite du Rhône une sirène à vapeur qui appelle les passants à la vogue du pont Lafayette. D’autre part M. Bessière constate que les orgues prennent chaque jour des proportions plus considérables. « Les vogues sont faites pour la distraction des citoyens mais non pour troubler la tranquillité de la population ». &lt;br /&gt;M. Rossigneux qui préside la séance en l’absence du maire le docteur Gailleton retenu par ailleurs, le rassure en l’informant que « la question a été résolue : la sirène a été interdite et la modération imposée aux orgues. »&lt;br /&gt;M. Pichot quand à lui  proteste contre la prolongation de la vogue du pont Lafayette et invoque le cahier des charges au terme duquel aucune prolongation ne peut être accordée, sous quelque prétexte que se soit. M. Rossigneux lui rétorque aussitôt « qu’il n’est pas question ici du cahier des charges. La prolongation de la vogue du pont Lafayette a été accordée à cause de nombreuses pétitions. » Ce qui fait dire à M. Pichot : » Dans le cahier des charges, les jours de vogue sont indiqués d’une façon précise. Il n’y a pas lieu de s’écarter de ces indications. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7561077485331034926?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7561077485331034926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7561077485331034926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7561077485331034926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7561077485331034926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/07/la-vogue-et-le-bruit.html' title='La vogue et le bruit'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1376875026804211415</id><published>2011-06-29T23:47:00.000-07:00</published><updated>2011-06-29T23:50:36.957-07:00</updated><title type='text'>Le drapeau noir : des canuts de 1831 à l’anarchisme de 1883</title><content type='html'>Ce n’est véritablement qu’en 1883 que le drapeau noir deviendra le symbole du mouvement anarchiste remplaçant le drapeau rouge. Et c’est bien la révolte des Canuts des 21, 22 et 23 novembre 1831 qui conduit les anarchistes Lyonnais à publier le 12 août 1883 le Drapeau Noir, organe anarchiste, dont les bureaux et la rédaction sont au 26 de la rue Vauban. En première page un article qui porte en exergue « Vivre en travaillant ou mourir en combattant », explique le choix de la couleur du drapeau.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Ce n’est pas seulement pour jeter un nouveau défi à la société bourgeoise que nous avons donné à ce journal, destiné à continuer le combat soutenu par la Lutte, le titre de Drapeau Noir et que nous avons inscrit en tête de ses colonnes l’immortelle devise de nos frères les canuts. Nous avons voulu ainsi rendre plus vivant encore le souvenir de cette glorieuse insurrection ouvrière, la rappeler à ceux qui l’ont déjà oubliée et l’apprendre à ceux qui l’ont toujours ignorée ; nous avons voulu que la bourgeoisie soit d’ores et déjà bien avertie que le seul drapeau sous lequel nous puissions maintenant nous ranger est celui-là même que la misère et le désespoir faisait se dresser, au milieu des rues de la Croix-Rousse, le 21 novembre 1831 et que jusqu’au jour de la victoire prochaine, nous n’en aurons point d’autre. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1376875026804211415?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1376875026804211415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1376875026804211415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1376875026804211415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1376875026804211415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-drapeau-noir-des-canuts-de-1831.html' title='Le drapeau noir : des canuts de 1831 à l’anarchisme de 1883'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5033648098708542580</id><published>2011-06-29T08:13:00.000-07:00</published><updated>2011-06-29T08:14:50.442-07:00</updated><title type='text'>Un coiffeur croix-roussien en 1828</title><content type='html'>Le Précurseur, journal constitutionnel de Lyon et du Midi, fait paraître ce publireportage dan son numéro du 7 octobre 1828. On remarquera que ce coiffeur qui tient salon en plein quartier des négociants, ne manquera pas de faire du commerce d’habillement… Mais avec des articles venus de Paris !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Le sieur Allongue, coiffeur, rue St-Polycarpe, n°5, a l’honneur de prévenir le public qu’il vient de joindre à son établissement un nouveau salon, à l’entresol, pour la coupe des cheveux et la coiffure.&lt;br /&gt;Il espère que l’élégance et la propreté qui y règnent lui mériteront la confiance des personnes qui l’honoreront de leur présence.&lt;br /&gt;Avantageusement connu pour la perfection des perruques, toupets, nattes, tours à monture, tours à bandeau, tours à élastiques, tours indéfrisables etc… il espère que les personnes qui lui feront des commandes n’auront qu’à se louer de ses nouveaux procédés.&lt;br /&gt;On trouvera chez lui tous ce qu’on désirera pour la toilette, tel que :&lt;br /&gt;Les dépôts d’huile de likaolak, pour faire croître les cheveux et les empêcher de blanchir&lt;br /&gt;Des brosses mystérieuses, pour teindre les cheveux et favoris à l’instant même.&lt;br /&gt;Des râpes minérales aimantées, pour détruire  les cors et les durillons&lt;br /&gt;Huiles et pommades de toutes odeurs etc&lt;br /&gt;On y trouvera enfin, plusieurs articles de nouveauté dans le dernier goût, qu’il fait venir de Paris, tels que, etc &lt;br /&gt;Foulards, cols, cols de chemises, cravates, sacs, ceintures etc Ainsi qu’un dépôt de gants de Paris et de Grenoble&lt;br /&gt;On trouvera chez lui un dépôt de moutarde de Duvertpré de Paris. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5033648098708542580?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5033648098708542580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5033648098708542580' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5033648098708542580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5033648098708542580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/un-coiffeur-croix-roussien-en-1828.html' title='Un coiffeur croix-roussien en 1828'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8339223983934131008</id><published>2011-06-28T03:38:00.000-07:00</published><updated>2011-06-28T03:40:00.964-07:00</updated><title type='text'>Les canuts solidaires de la garde nationale parisienne</title><content type='html'>En mars 1848 le journal  l’Ami des Travailleurs fait état d’un geste de solidarité des canuts envers la garde nationale parisienne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Les soussignés, tisseurs de la Croix-Rousse, font faire un drapeau pour l’offrir à la brave garde nationale de Paris, qui a vaillamment défendu nos liberté, et qui a reconquis tous nos droits ; ils préviennent les vrais patriotes qu’une souscription est ouverte chez les citoyens :&lt;br /&gt;Auzat, mécanicien, 3 rue du Mail&lt;br /&gt;Morel, débitant, 12 Grande Place de la Croix-Rousse&lt;br /&gt;Maréchal, cafetier, 1 rue des Fossés*&lt;br /&gt;Bejux, débitant, place Saint Laurent**&lt;br /&gt;Bordax, cafetier, 4 rue du Mail&lt;br /&gt;Loubière, débitant, rue du Chapeau-Rouge***&lt;br /&gt;Martinet, débitant, cours des Tapis****&lt;br /&gt;Bonaret, débitant, cours des Tapis&lt;br /&gt;Debarit, à l’entrée de la Croix-Rousse, marchand de vin&lt;br /&gt;Murat, 9 rue du Commerce*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AUZAT, MOREL, DESVIGNES fils »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*rue d’Austerlitz&lt;br /&gt;**place Bellevue&lt;br /&gt;***rue de Belfort&lt;br /&gt;****avenue Cabias&lt;br /&gt;*****rue Burdeau&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8339223983934131008?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8339223983934131008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8339223983934131008' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8339223983934131008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8339223983934131008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-solidaires-de-la-garde.html' title='Les canuts solidaires de la garde nationale parisienne'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1762100621522912664</id><published>2011-06-27T11:50:00.000-07:00</published><updated>2011-06-27T11:54:01.549-07:00</updated><title type='text'>Les obsèques du Commandant Arnaud</title><content type='html'>Le déroulement des obsèques nationales d'Arnaud relaté avec précision par le Petit Journal le 24 décembre 1870&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;« Dès 10 heures du matin, la foule commençait à envahir la rue Dumont d’Urville et les rues adjacentes, d’Ivry et de Sainte Rose.&lt;br /&gt;La rue Dumont d’Urville est fort large et forme une espèce de place devant le numéro 2 où demeurait M. Arnaud. Le logement de la famille est au fond de la cour, au premier étage ; un garde national en faction se tient à la porte ; tout le monde est admis à visiter la chambre mortuaire.&lt;br /&gt;C’est un grand atelier qui contient trois métier de tissage ; la pièce est claire, belle est très élevée ; à l’entrée est apposée la proclamation adressée par le général Baudesson de Richebourg à la garde nationale, lors de sa nomination au commandement de cette arme ; au milieu, un poêle ; au fond, un petit secrétaire couvert de volumes ; malgré le temps, qui est sombre, la lumière entre large et abondante dans la pièce et joue sur les soie de couleurs brillantes qui sont sur les métiers ; au fond, une porte entr’ouverte laisse voir le logement ; tout respire ici le travail, l’aisance, l’honnêteté.&lt;br /&gt;A droite contre le mur, est placé le cercueil de chêne qui contient les restes du malheureux commandant.&lt;br /&gt;Le cercueil est recouvert d’un simple drap blanc ; on a placé dessus le képi du défunt, une couronne d’immortelles et les insignes de grade qu’il occupait dans la loge des francs-maçons, dits les Lyonnais de la loyauté.&lt;br /&gt;C’est madame Arnaud elle-même qui dépose et arrange ces insignes sur le cercueil de son mari.&lt;br /&gt;On ouvre le cercueil pour placer sur la poitrine du défunt d’autres emblèmes de la franc-maçonnerie. La figure du commandant est martiale encore avec sa barbe noire, malgré la pâleur de la mort répandue sur ses traits ; on voit sur le nez la trace d’un coup de baïonnette.&lt;br /&gt;Au pied du cercueil veille un garde national l’arme au bras ; le public entre et se découvre devant le cercueil ; les amis de la famille viennent serrer la main du frère de M. Arnaud qui les reçoit.&lt;br /&gt;La scène est poignante, plutôt encore que lugubre ; la veuve, les sœurs du défunt sont là ; mais les enfants ne paraissent point.&lt;br /&gt;Ils sont au nombre de trois : l’aîné à seize ans ; le second, un garçon de quatorze ans, est un des meilleurs élèves du lycée de Lyon ; le plus jeune à six ans. M. Arnaud était le cadet de la famille ; il était né le 29 mars 1831.&lt;br /&gt;Cependant la foule au dehors continue à grossir ; elle a encombré tout l’espace devant la maison.&lt;br /&gt;Arrivant successivement un nombre considérable d’officiers de tous rangs, de toutes les armes, troupes, mobiles, gardes nationaux, gendarmerie, pompiers dont les képis chamarrés et les casques tranchent au milieu de la mer de chapeaux, de casquettes et de bonnets de femmes.&lt;br /&gt;Viennent ensuite les compagnons tisseurs de la « Ferrandine », avec de larges rubans de satin blanc.&lt;br /&gt;Un détachement de hussards escortant les officiers supérieurs de la garnison et des officiers supérieurs de mobiles à cheval, se range en bataille devant la maison mortuaire.&lt;br /&gt;La compagnie des gardes nationaux, dont le défunt était autrefois capitaine, les guidons et les tambours couverts d’un crêpe noir, se range également en ligne dans la rue.&lt;br /&gt;En même temps, dans toutes les rues adjacentes, on voit poindre les tête de colonnes des bataillons de la garde nationale sans armes, qui veulent tous assister au cortège et donner un dernier hommage de sympathie au malheureux commandant tombé d’une façon si déplorable puis arrive un détachement de la cavalerie de la garde nationale etc.&lt;br /&gt;Vers midi, le cortège officiel s’avance dans la rue d’Ivry et vient déboucher dans la rue Dumont d’Urville au milieu des cris de : Vive la République ! Vive Gambetta !&lt;br /&gt;En tête du cortège, marche en effet le ministre de l’Intérieur et de la Guerre ; à la droite sont le préfet et le maire ; ils sont suivis de toutes les notabilités civiles, judiciaire et d’un nombre considérable d’officiers&lt;br /&gt;Le cortège qui avance entre deux haies serrées de spectateurs s’arrête devant la maison mortuaire ; bientôt on descend le cercueil mortuaire couvert d’un drap noir et des insignes que nous avons citées plus haut ; il est descendu à bras par les compagnons de tissage. Le cortège se met en marche, précédé par la cavalerie qui se fraie péniblement un passage à travers la foule énorme agglomérée sur tout le parcours.&lt;br /&gt;Le cortège a suivi le rue Dumenge, le boulevard de la Croix-Rousse jusqu’au fort Saint-Jean, le cours des Chartreux, la rue de l’Annonciade, la rue du Jardin des Plantes, la rue Terme, la rue d’Algérie, place des Terreaux, rue Lafond, place de la Comédie, rue Puits –Gaillot, port Saint Clair puis il a remonté à la Croix-Rousse par la grande rue des Feuillants, la place Croix-Pâquet, la montée Saint-Sébastien, et sait rendu au cimetière par le chemin de la Voûte.&lt;br /&gt;Comme on le voit, le cortège expiatoire a suivi dans la première partie de son parcours, la route même sur laquelle les misérables avaient entraîné leur innocente victime ; et tous les assistants, le cœur serré regardaient tristement le lieu du supplice du commandant Arnaud.&lt;br /&gt;Le cortège était composé de la manière suivante :&lt;br /&gt;En tête un peloton de la cavalerie de la garde nationale&lt;br /&gt;Les tambours voilés de deuil et les clairons entourés de crêpe&lt;br /&gt;La compagnie des sapeurs pompiers&lt;br /&gt;Un fort détachement des compagnies de la garde nationale&lt;br /&gt;Le cercueil&lt;br /&gt;Porté par des gardes nationaux qui se relevaient de distance en distance&lt;br /&gt;Les cordons du poêle étaient tenus par des représentants de l’autorité et de la garde nationale qui alternativement rendaient honneur au défunt.&lt;br /&gt;Le cercueil était suivi immédiatement par un très grand nombre d’officiers de la garde nationale&lt;br /&gt;Puis venaient M. Gambetta, le bras ceint d’un crêpe, ayant à ses côtés M. Challemel-Lacour, préfet du Rhône et M. Hénon maire de Lyon&lt;br /&gt;MM les adjoints Chépié, Chaverot, et Condamin &lt;br /&gt;Le conseil municipal et les autorités civiles et judiciaires&lt;br /&gt;M. le général Bressoles, commandant le division de Lyon, suivi d’un nombreux état-major et d’un nombre considérable d’officiers de toutes armes et de tous grades.&lt;br /&gt;Les francs-maçons ayant à leur tête le grand maître.&lt;br /&gt;Une foule énorme de gardes nationaux sans armes qui, sans être officiellement convoqués ont suivi le cortège.&lt;br /&gt;Sur tout le parcours, des gardes nationaux en arme formaient une haie et maintenaient la foule des curieux qui assistaient émus  à cette imposante manifestation.&lt;br /&gt;Sur tout le parcours aussi des couronnes d’immortelles ont été déposées sur le cercueil du commandant Arnaud.&lt;br /&gt;Le bataillon que commandait cet honnête citoyen a assisté au défilé, sur la place de la Croix-Rousse, sans arme. Tous les hommes avaient à la boutonnière, un bouquet d’immortelle en signe de deuil.&lt;br /&gt;A quatre heures après-midi, le commandant Arnaud était inhumé dans le terrain concédé à sa famille, par la ville de Lyon, après avoir reçu sur sa tombe les adieux suprêmes de MM Challemel-Lacour, dont le discours a été très remarquable, Chépié au nom de la ville de Lyon et le général Baudesson au nom de la garde nationale.&lt;br /&gt;Nous avons retenu les dernières phrases du discours de M. Chépié qui ont vivement impressionné l’auditoire ;&lt;br /&gt;« Les cœurs sont soulevés, les consciences alarmées devant l’assassinat odieux d’un républicain honnête et convaincu.&lt;br /&gt;Pour que pareil malheur ne se renouvelle pas, il faut que tous les citoyens se pénètrent des principes qui ont inspiré la vie entière de la victime : la liberté dans la justice.&lt;br /&gt;Dès le début de la cérémonie, le drapeau noir av ait été hissé sur la façade de l’Hôtel de Ville et la grande cloche du b effroi à sonné le glas funèbre.&lt;br /&gt;La ville de Lyon était véritablement en deuil d’un de ses enfants les plus dévoués. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1762100621522912664?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1762100621522912664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1762100621522912664' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1762100621522912664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1762100621522912664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-obseques-du-commandant-arnaud.html' title='Les obsèques du Commandant Arnaud'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2975308023028468064</id><published>2011-06-27T00:23:00.000-07:00</published><updated>2011-06-27T00:25:04.804-07:00</updated><title type='text'>Les canuts contre les communautés-ateliers religieuses</title><content type='html'>Dans les années 1840 on voit se multiplier les ateliers religieux. Les canuts ne vont pas laisser faire et de nombreuses actions seront entreprises notamment auprès de M. de Bonald l’archevêque de Lyon qui d’ailleurs ne sera pas insensible à leurs arguments. Exemple les extraits d’un article de mars 1841 dans l’Echo des Ouvriers « journal des intérêts de la Fabrique et des chefs d’ateliers. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« La pétition qui depuis si longtemps devait être présentée à M. de Bonald, pour obtenir de ce prélat l’abolition du travail des étoffes de soie dans les communautés religieuses, lui a été adressée jeudi 4 mars.&lt;br /&gt;A 10 h du matin, la commission de 12 chefs d’atelier se rendit à l’archevêché et présenta la pétition. Après avoir interrogé les chefs d’atelier et s’être assuré, par le franchise de leurs réponses, que leurs intentions  n’étaient que des intentions de paix et de concorde, qu’ils voulaient non pas l’abolition des maisons religieuses et des Providences en général, mais bien l’extinction seulement d’un monopole établi au détriment de leurs familles et de la Fabrique lyonnaise, M. de Bonald leur a promis appui et protection sans borne, ajoutant qu’il ferait tout ce qui dépendrait de lui pour assurer la prospérité des ouvriers de Lyon. Il les a assurés qu’à l’avenir, nulle permission émanant de son pouvoir spirituel ne serait donné pour l’établissement de nouvelles communautés-ateliers, communautés qui ne peuvent être considérées comme soumises à ses ordres que d’autant  qu’elles appartiennent à un ordre quelconque et qu’il les pourvoit d’un aumônier. Il a également donné promesse de faire cesser le dévidage qui s’exploite également au détriment d’une multitude de femmes n’ayant que cela pour soutenir leur existence. Ces derniers jours il a d’ailleurs spécifié à une communauté nouvelle qu’elle n’aurait son accord qu’à la condition expresse et spéciale que cette communauté ne contiendrait non seulement aucun métier à tisser mais pas même une mécanique à dévider. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2975308023028468064?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2975308023028468064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2975308023028468064' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2975308023028468064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2975308023028468064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-contre-les-communautes.html' title='Les canuts contre les communautés-ateliers religieuses'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5265670698757649740</id><published>2011-06-26T10:38:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T10:40:31.645-07:00</updated><title type='text'>Une religieuse devant les Prud'hommes</title><content type='html'>Dans le 1er numéro du journal L’Echo des Ouvriers* du mois de septembre 1840 on peut lire ce compte-rendu d’une séance du conseil des Prud’hommes du mercredi 8 juillet présidé par M. Riboud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Une demoiselle d’une quarantaine d’années et portant un costume d’une nouvelle communauté religieuse, avait engagé des jeunes filles connaissant le travail du tissage, à entrer dans une communauté qu’elle disait être dans l’intention de  fonder. Mais provisoirement c’était un atelier qui avait été monté pour le tissage des étoffes unies et les aspirantes religieuses faisaient leur noviciat sur la banquette. La supérieure trouvait sans doute bon ce proverbe : Qui travaille prie ; mais ceci n’était pas du goût des novices qui prétendaient n’avoir quitté les ateliers où elles étaient employées que pour se consacrer à la prière ; alléguant que si leur désir eût été de travailler comme elles sont forcées de la faire, un salaire eût été stipulé et leur était dû. Travailler, être considérées comme des apprenties sans liberté et sans bénéfice, était chose qui ne pouvait durer toujours ; et après un essai du cloître, c’était leur libération après laquelle elles soupiraient.&lt;br /&gt;Le Conseil, considérant que l’on avait  abusé de la crédulité de ces filles, en leur promettant une vie religieuse, et vu l’absence de contrat d’apprentissage, les déclare libres de tout engagement envers leur maîtresse.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*L’imprimerie est au 12 de la Grande Rue de la Croix-Rousse et M. Collomb, habitant au 3 du cours d’Herbouville, prend les abonnements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5265670698757649740?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5265670698757649740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5265670698757649740' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5265670698757649740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5265670698757649740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/une-religieuse-devant-les-prudhommes.html' title='Une religieuse devant les Prud&apos;hommes'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4885833110705348164</id><published>2011-06-26T01:48:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T01:52:33.926-07:00</updated><title type='text'>Hommage à l’ouvrier par l’Indicateur de 1834</title><content type='html'>Le journal lyonnais* du 16 novembre 1834 donne une définition de l’ouvrier dans un article intitulé : Utilité du Prolétaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« L’esprit, les talents, le génie, procurent la célébrité ; c’est le premier pas vers la renommé ; mais si l’on doit admirer le génie qui tire du néant, par ses innovations, tans de belles choses, quel tribut de louanges ne doit-on pas à celui qui anime le génie par son exécution ? Si l’amateur contemple avec admiration la hardiesse de tels ou tels monuments, il ne peut s’empêcher d’y reconnaître et le ciseau délicat qui en a taillé les pièces, et la main habile qui en a ajusté les compartiments. Si nous avons parmi nous de ces tableaux dignes de la contemplation de tous les siècles, que dire de ce pinceau qui ressuscite en quelque sorte le héros, pour nous retracer longtemps après lui, et son dévouement, et ses actions mémorables ? Si l’intérieur des temples, dans les pours de solennité, si les salons des rois et les ameublements des princes, sont embellis par les étoffes rares et précieuses, dont on ne peut se lasser d’admirer la fraîcheur, l’éclat et le fini ; qui n’y reconnaît les doigts subtils qui les ont tissés ? »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*Le canut Daverne prend les abonnements concernant ce journal au 5 de la rue de Belfort&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4885833110705348164?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4885833110705348164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4885833110705348164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4885833110705348164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4885833110705348164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/hommage-louvrier-par-lindicateur-de.html' title='Hommage à l’ouvrier par l’Indicateur de 1834'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2114072604569159121</id><published>2011-06-24T23:51:00.000-07:00</published><updated>2011-06-24T23:52:57.037-07:00</updated><title type='text'>La mortalité infantile à la Croix-Rousse</title><content type='html'>Les décès d’enfants en 1843 à la Croix-Rousse :&lt;br /&gt;En prenant comme référence les six premiers mois de l’année 1843 on constate une mortalité infantile très importante.&lt;br /&gt;Pour 182 décès constaté de janvier à juin 1843 on note 63 enfants, soit près de 35 %. Si l’on ajoute les 27 enfants dits « morts nés » on atteint près de 50 %.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2114072604569159121?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2114072604569159121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2114072604569159121' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2114072604569159121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2114072604569159121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-mortalite-infantile-la-croix-rousse.html' title='La mortalité infantile à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-9152226500358127856</id><published>2011-06-24T23:48:00.000-07:00</published><updated>2011-06-24T23:50:06.750-07:00</updated><title type='text'>Les Canuts et les Prud'hommes</title><content type='html'>Déjà, au lendemain de la révolte des 21, 22 et 23 novembre 1831, les canuts dans l’Echo de la Fabrique, désignaient clairement leur volonté de se battre pour l’amélioration du fonctionnement des Prud’hommes. En donnant entre autres des comptes-rendus hebdomadaires, en instituant un recueil de jugements appelés à faire jurisprudence, en écrivant sans relâche des articles pour obtenir la libre défense, la parité entre Prud’hommes négociants et Prud’hommes chefs d’atelier. Dix ans plus tard, ce combat est toujours d’actualité. Comme souvent les rédacteurs n’hésitent pas à employer l’humour pour dénoncer le système. Dans le nouvel Echo de la Fabrique dont le gérant est J. Louison, herboriste habitant le 2 de l’actuelle rue d’Ivry, on trouve en 1843 ce texte qui ne manque pas de saveur.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Confiteor d’un Prud’homme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me confesse au glorieux Jacquard, à la classe ouvrière toute puissante, à l’Echo de la Fabrique, toujours indépendant et dévoué à la chose publique,  à son rédacteur, à son gérant et à tous les anciens gérants les bienheureux Falconnet, Vidal, Berger, Sigaud, Legras et à mes collègues parce que j’ai péché en parole et en œuvres : en ne réclamant pas la libre défense et la jurisprudence fixe ; en signant des jugements sans les lire ; en abandonnant les tirelles, les déchets et en défendant mollement les droits des ouvriers dans les arbitrages et en séances ; en admettant les prescriptions mensuelles et les aliénations récemment inventées qui sont un oubli de la justice et un vol des salaire ; les écritures en chiffre et autres méfaits ; en ne stipulant pas de justes indemnités pour le laçage de cartons, pour le montage des métiers et en consentant à les remplacer par des promesses illusoires. Je l’avoue, je me sens coupable, par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute.&lt;br /&gt;C’est pourquoi je pris la malheureuse classe ouvrière, l’Echo de la Fabrique, son rédacteur, son gérant, et vous mes collègues, de prier pour moi le grand Jacquard.&lt;br /&gt;Que Jacquard me fasse miséricorde, et qu’après m’avoir pardonné il m’accorde la rémission de mes péchés. Ainsi soit-il. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-9152226500358127856?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/9152226500358127856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=9152226500358127856' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/9152226500358127856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/9152226500358127856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-et-les-prudhommes.html' title='Les Canuts et les Prud&apos;hommes'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2655155529826708083</id><published>2011-06-24T00:59:00.000-07:00</published><updated>2011-06-24T01:00:27.902-07:00</updated><title type='text'>Mère à 12 ans !</title><content type='html'>La Croix-Rousse en 1841n’est pas à l’abri de faits divers surprenants.&lt;br /&gt;Dans le numéro de novembre de l’Echo de la Fabrique 1841 on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«Une jeune fille de la Croix-Rousse, âgée de douze ans et demi, demeurant avec sa mère, vient d’accoucher d’un enfant de sexe masculin, d’une très bonne conformation. Quelques jours avant l’accouchement, la mère reçut un bon sur la poste de 5 000 frs avec ces mots : « Pour les couches de votre fille. » En vain, la mère à employé tous les moyens pour connaître l’auteur de ce don imprévu, la jeune fille s’est obstinée à garder le plus profond silence. La chronique scandaleuse donne quelques probabilités que nous nous abstenons de reproduire. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2655155529826708083?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2655155529826708083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2655155529826708083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2655155529826708083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2655155529826708083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/mere-12-ans.html' title='Mère à 12 ans !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7595969364991424270</id><published>2011-06-24T00:18:00.000-07:00</published><updated>2011-06-24T00:23:06.209-07:00</updated><title type='text'>Le recensement de Lyon en 1841</title><content type='html'>&lt;em&gt;43 800 garçons&lt;br /&gt;28 904 hommes mariés&lt;br /&gt;2 149 veufs&lt;br /&gt;44 752 filles&lt;br /&gt;28 777 femmes mariées&lt;br /&gt;7 557 veuves&lt;br /&gt;Soit un total de 155 939 habitants&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Comme l’ont fait les rédacteurs de l’Echo de la Fabrique, on note que 127 femmes ne vivent pas avec leurs maris. Autrement on ne saurait comprendre la différence existante entre les hommes mariés et les femmes mariées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7595969364991424270?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7595969364991424270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7595969364991424270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7595969364991424270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7595969364991424270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-recensement-de-lyon-en-1841.html' title='Le recensement de Lyon en 1841'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5013707731556904123</id><published>2011-06-23T11:28:00.000-07:00</published><updated>2011-06-23T11:30:29.877-07:00</updated><title type='text'>Vaucanson</title><content type='html'>Dans l’Echo de la Fabrique de 1841, l’héritier de l’Echo de la Fabrique des années 1831 à 1834, on trouve le 30 septembre cet hommage à Vaucanson où il n’est pas question d’un mouvement d’humeur des tisseurs à son égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Né rue des Clercs, à Grenoble, le 24 février 1709 d’une famille titrée, Vaucanson sentit, dès son enfance un goût prononcé pour la mécanique. Un jour, le jeune Vaucanson s’amusait à examiner à travers les fenêtres d’une cloison, une horloge placée dans la chambre voisine. A force d’observations, il en étudia le mouvement, en dessina la structure, et découvrit le jeu des pièces dont il ne voyait qu’une partie. Mais il ne pouvait se rendre un compte précis du moteur. Enfin, poursuivi par cette idée qui l’occupait sans cesse, il saisit d’un coup le mécanisme de l’échappement qu’il cherchait depuis plusieurs mois. Dès ce moment, toutes ses idées se tournèrent vers la mécanique ; il fit en bois et avec des instruments grossiers, une horloge qui marquait les heures assez exactement. Il composa pour une chapelle d’enfants de petits anges qui agitaient leurs ailes et des prêtres automates qui imitaient quelques fonctions ecclésiastiques. Le hasard l’ayant fixé à Lyon, il appris que l’on voulait construire une machine hydraulique pour donner de l’eau à la ville et en imagina une qu’il n’osa proposer par modestie ; mais arrivé quelques temps après à Paris, il vit, avec une joie difficile à exprimer que la machine de la Samaritaine était précisément celle qu’il avait imaginé à Lyon. Ayant remarqué combien il lui manquait de connaissance en anatomie en musique et en mécanique, il employa plusieurs années à étudier les sciences. Le Flûteur des Tuileries lui fit naître l’idée d’une statue qui jouerait dans les airs. Les reproche d’un oncle, qui traitait ce projet d’extravaguant, en suspendit l’exécution. Trois ans plus tard il reprit son travail ; il réussit au point que sans correction, sans tâtonnement, l’automate joua de la flûte. Aux premiers sons qu’elle rendit le domestique de Vaucanson qui se tenait caché dans l’appartement, tombe aux genoux de son maître qui lui paraît plus qu’un homme, et tous deux sombrassent en pleurant. A cette machine succéda bientôt un automate qui jouait du tambourin et du galoubet. Enfin l’on vit paraître de lui deux canards qui barbotaient, allaient chercher le grain, le saisissaient dans l’auge et l’avalaient ; ce qui n’était pas moins singulier, c’est que ce grain éprouvait dans leur estomac une espèce de trituration et passait dans les intestins, suivant ainsi tous les degrés de la digestion humaine. En 1740, Vaucanson refusa les offres du roi de Prusse qui l’appelait dans ses états et fut chargé de l’inspection des manufactures de soie. ; il perfectionna les moulins à organsin. Il fit encore, pour la représentation de Cléopâtre de Marmontel un aspic qui s’élançait en sifflant sur le sein de l’actrice, ce qui fit dire à un homme de lettres que l’on consultait sur le mérite de cette tragédie, qu’il était de l’avis de l’aspic. Vaucanson s’occupait en secret d’une idée qui souriait à Louis XV, c’était la construction d’un automate dans l’intérieur duquel devait s’opérer tout le mécanisme de la circulation du sang ; mais il en fut dégoûté par les lenteurs qu’éprouva l’exécution des ordres du roi. Après une longue suite de travaux important il mourut en 1782.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5013707731556904123?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5013707731556904123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5013707731556904123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5013707731556904123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5013707731556904123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/vaucanson.html' title='Vaucanson'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6371420931722306736</id><published>2011-06-23T00:09:00.000-07:00</published><updated>2011-06-23T00:11:17.265-07:00</updated><title type='text'>La fête à Serin en 1839</title><content type='html'>Le journal « L’Homme de la Roche, chronique lyonnaise » annonce dans son numéro du 18 août 1839 le programme de la fête baladoire du quartier de Serin du dimanche 18 et lundi 19 aout 1839&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« La fête baladoire du quartier de Serin, instituée sous le vocable de l’assomption de Notre-Dame, sera célébrée les dimanches et lundis courant. Cette fête sera annoncée la veille au soir par des détonations de boîtes qui seront répétées le lendemain à l’aube du jour.&lt;br /&gt;Les jeunes gens qui tiennent la fête seront vêtus de pantalons et gilets blancs, vestes bleues, chapeaux à bords relevés, ornés de panaches tricolores ; ils seront en outre décorés d’écharpes en soie et porteront les rames destinées à la joute. Dans la matinée, ils parcourront ainsi la ville avec tambours et musique en tête. A deux heures, l’ascension d’un ballon et le tir des boîtes annonceront l’ouverture d’une grande joute dans les bateaux ornés et disposés à cet effet.&lt;br /&gt;Immédiatement après, les jouteurs se livreront, toujours sur la rivière, au tir de l’anguille. Le prix décerné au vainqueur sera un couvert d’argent.&lt;br /&gt;A la suite de ces exercices un mât de cocagne ayant pour prix une montre en argent, plusieurs foulards et autres objets, sera livré au public, en face du pont de la gare.&lt;br /&gt;Après ces divertissements, des danses publiques seront ouvertes dans divers établissements du quai de Serin.&lt;br /&gt;Le lendemain lundi 19, les jeunes gens qui tiennent la fête feront comme la veille une promenade en traversant la ville de Lyon. A deux heures, ils monteront à un mât de cocagne disposé horizontalement sur la Saône. Le prix sera un super gobelet d’argent. Cet exercice sera suivi du jeu, dit, du tourniquet. Le pris sera une bague en or. A la chute du jour, près du pont de la gare, ascension d’un ballon garni d’artifices.&lt;br /&gt;Les danses publiques seront ouvertes comme la veille.&lt;br /&gt;Les détonations de boîtes et la musique annonçant l’ouverture et la clôture de chaque exercice. Les autorités locales et les spectateurs particulièrement invités seront placés sur des bateaux et pontons richement pavoisés&lt;br /&gt;Pour copie conforme, le 1er adjoint remplissant les fonctions de maire de la Croix-Rousse, Peysselon. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6371420931722306736?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6371420931722306736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6371420931722306736' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6371420931722306736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6371420931722306736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-fete-serin-en-1839.html' title='La fête à Serin en 1839'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3984738716340426330</id><published>2011-06-22T08:28:00.000-07:00</published><updated>2011-06-22T08:38:14.478-07:00</updated><title type='text'>Le Cercle Littéraire de la Croix-Rousse</title><content type='html'>En 1841 le mutuellisme c’est aussi la mise en commun des écrits - il y a comme les prémices des bibliothèques - et des informations concernant le travail début des coopératives. Le Cercle se situait au 21 de la Grande Rue de la Croix-Rousse. Il était ouvert de 8 heures du matin jusqu’à 10 heures le soir. Il se chargeait de tous les renseignements de fabrique, de la vente et de l’achat des ateliers. Tous les soirs réunion des chefs d’atelier pour discuter des intérêts de la Fabrique. Les propriétaires et les personnes ayant des appartements à louer pouvaient s’y adresser. &lt;br /&gt;L’Echo des 0uvriers publie cette information en 1841.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;« C’est toujours du 1er au 5 mai que se fera l’ouverture du CERCLE LITTERAIRE de la Croix-Rousse. Précédemment nous avons expliqué de quel intérêt il serait pour les chefs d’atelier. Le prix de la séance est fixé à 10 centimes pour la lecture de tous les journaux. Tout lecteur ne pourra avoir en main qu’un seul journal. Les chefs d’atelier qui désireraient lire un journal chez eux pourront l’envoyer chercher en déposant (comme cela se pratique à Paris) 50 cts, lesquels seront rendus à la remise de l’exemplaire. Ils devront 1 sou par heure pour frais de location.&lt;br /&gt;On se chargera de l’abonnement à tous les journaux de Paris et des départements, ainsi que toutes les écritures à l’usage des chefs d’atelier, tels que beaux de loyer, conventions d’appentis etc…&lt;br /&gt;On trouvera toujours au CERCLE LITTERAIRE des abonnements en première, seconde et troisième main aux journaux ci-après :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;National, Commerce de Paris, Charivari, Siècle, Journal du Peuple&lt;/strong&gt;, feuille spéciale des ouvriers ; &lt;strong&gt;Quotidienne, Censeur de Lyon, Temps, Rhône, Moniteur industriel&lt;/strong&gt; et une foule d’autres journaux quotidiens et hebdomadaires, etc…&lt;br /&gt;Incessamment un registre sera tenu au CERCLE LITTERAIRE qui indiquera tous les articles qui se monteront ainsi que le nom des négociants chez lesquels on pourra prendre les commissions. Nous prions les chefs d’atelier, dans leur intérêt, de nous faire parvenir les noms des maisons de commerce leur offrant le montage de tel ou tel article.&lt;/em&gt; »&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3984738716340426330?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3984738716340426330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3984738716340426330' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3984738716340426330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3984738716340426330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-cercle-litteraire-de-la-croix-rousse.html' title='Le Cercle Littéraire de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3346723858106195850</id><published>2011-06-19T02:35:00.000-07:00</published><updated>2011-06-19T02:36:13.303-07:00</updated><title type='text'>Les canuts de 1848 et Claude-Joseph Bonnet</title><content type='html'>Dans le Nouvelliste Lyonnais du 19 mai 1848, on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Une très vive agitation a régné hier dans notre ville et notamment à la Croix-Rousse tant à cause des événements de Paris, et de l’incertitude qui, jusque dans la soirée a plané sur les résultats, qu’à raison  du commencement de ce conflit qui avait eu lieu :&lt;br /&gt;Nous voulons parler des travailleurs du chantier national détenus à la maison d’arrêt de Roanne pour avoir brûlé quelques morceaux de bois servant à confectionner des étoffes de soie et appartenant à un certain négociant nommé Bonnet qui les envoyait à Jujurieux, commune non loin de Lyon, pour occuper des gens qui, pour la plupart du temps, sont nécessaires aux besoin de l’agriculture, au détriment des ouvriers de Lyon. Ces mêmes travailleurs, après de mûres réflexions de la part des autorités ont été mis en liberté hier dans la journée. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3346723858106195850?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3346723858106195850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3346723858106195850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3346723858106195850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3346723858106195850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-de-1848-et-claude-joseph.html' title='Les canuts de 1848 et Claude-Joseph Bonnet'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4282536315563785473</id><published>2011-06-18T11:34:00.000-07:00</published><updated>2011-06-18T11:37:17.517-07:00</updated><title type='text'>Une idée qui n’est pas nouvelle</title><content type='html'>L’idée de vouloir, comme la journaliste Florence Aubenas auteur du livre Le quai de Ouistreham  « se plonger dans l’univers » des précaires, des plus pauvres n’est pas nouvelle. L’Echo de Lyon du 2 juillet 1891fait état d’une information venue d’Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Trois mois de prolétariat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Welmar le 1er juillet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étudiant en théologie vient de s’attirer les foudres des industriels allemands dans des conditions assez curieuses.&lt;br /&gt;Ce jeune homme a eu l’idée de se faire passer pour un pauvre diable et de se faire admettre aux ateliers de constructions mécaniques de Chemnitz. Pendant trois mois il partagea la vie des ouvriers, subit les épreuves de l’apprentissage, observant tout, étudiant tout, à la fabrique et à la maison.&lt;br /&gt;De ce stage il écrivit un livre dans lequel il énuméra toutes les injustices des patrons, la misère et les privations des ouvriers. Bref c’est une amère description du sort de travailleur allemand.&lt;br /&gt;Cet ouvrage obtient un succès énorme en Allemagne et le socialisme s’en servira avec empressement pour faire une fois de plus le procès du capital. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4282536315563785473?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4282536315563785473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4282536315563785473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4282536315563785473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4282536315563785473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/une-idee-qui-nest-pas-nouvelle.html' title='Une idée qui n’est pas nouvelle'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4611066834996796920</id><published>2011-06-18T06:27:00.000-07:00</published><updated>2011-06-18T06:29:15.881-07:00</updated><title type='text'>Monsieur le maire Hénon et la vogue</title><content type='html'>C’est dans le Guignol Illustré du 8 octobre 1871que l’on trouve cet article qui défend de « façon musclée » le maire Jacques-Louis Hénon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Nous nous faisons un plaisir de réfuter les bruits que l’on fait courir sur M. Hénon. Des folliculaires mal intentionnés se plaisent à le représenter comme un vieillard sans vigueur et sans énergie ; voici une anecdote qui suffira pour réduire au silence tout ces vains bruits.&lt;br /&gt;L’autre jour, à la vogue de la Croix-Rousse au moment où un lutteur, mettait au défi les assistants, l’un d’entre eux, à la barbe blanche et touffue est descendu dans l’arène, a posé son habit et, à trois reprises différentes, a couché sur le sol son imprudent adversaire, qui s’est avoué vaincu. Puis pour compléter son triomphe, il s’est mis à jongler avec des kilos les plus lourds, aux applaudissements enthousiastes de la foule. C’est homme était notre vénéré maire M Hénon. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ouais…mais ça n’empêchera pas Hénon de mourir le 28 mai 1872&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4611066834996796920?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4611066834996796920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4611066834996796920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4611066834996796920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4611066834996796920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/monsieur-le-maire-henon-et-la-vogue.html' title='Monsieur le maire Hénon et la vogue'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-907773124203484503</id><published>2011-06-18T02:51:00.000-07:00</published><updated>2011-06-18T02:53:35.256-07:00</updated><title type='text'>On ne plaisante pas avec la République en 1886 !</title><content type='html'>C’est article est extrait de l’hebdomadaire La Discussion, « journal politique, littéraire et mondain » de novembre 1886&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Nous signalons à l’intelligence et au républicanisme large, sensé et libéral de nos édiles, un crime de lèse-république qui leur a, paraît-il, échappé et qu’il convient de réprimer au plus tôt dans l’intérêt même de la bonne marche des affaires.&lt;br /&gt;Sur la place Sathonay, qu’on ferait mieux d’appeler place Jacquard*, au pied de ces deux escaliers qui conduisent au jardin dit des plantes, se trouvent deux lions qui servent de fontaines.&lt;br /&gt;Or sur le socle de ces deux lions, armes parlantes de la ville, on peut lire – sans lunettes – la mention suivante qui a fait monter le rouge à notre front de républicain d’hier, et nous a paru une insulte sanglante aux sentiments démocratiques du peuple français en général et la population lyonnaise en particulier&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Fonderie Royale du Creusot 1823 »&lt;/strong&gt;C’est un état de chose qui ne peut durer plus longtemps ; il est impossible de se promener un quart d’heure sans être arrêté par un de ces mots qui nous rappelle cette exécrable royauté qui durant quatorze siècle a causé la ruine et le malheur de la France : rue Royale, fonderie Royale etc…&lt;br /&gt;Nous signalons ce fait à la municipalité et nous espérons qu’elle prendra des mesures pour que dorénavant les yeux des bons républicains et de la liberté des citoyens, ne soient plus blessés au vif par de semblables inscriptions.&lt;br /&gt;Peut-être même sera-ce une occasion excellente pour activer l’épuration du personnel que l’on ne pousse pas assez activement à notre avis. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*La statue de Jacquard ne sera sur la place de la Croix-Rousse qu’en 1901. Jusqu’à cette date elle était sur la place Sathonay. C’est celle du sergent Blandan qui lui a succédé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-907773124203484503?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/907773124203484503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=907773124203484503' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/907773124203484503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/907773124203484503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/on-ne-plaisante-pas-avec-la-republique.html' title='On ne plaisante pas avec la République en 1886 !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5844196112374432937</id><published>2011-06-17T09:46:00.000-07:00</published><updated>2011-06-17T09:47:49.757-07:00</updated><title type='text'>Le parler lyonnais et Guignol</title><content type='html'>Dans le numéro 1 du Journal de Guignol du 30 avril 1865  dont les 3 rédacteurs sont : Cogne-Mou, Claque-Posse et Caque-Nano, tout un programme, un grand concours est lancé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Comme Alexandre Dumas, le Petit Journal et le Journal Illustré, Guignol ouvre un tournoi à ses élèves versificateurs. Il s’agit de remplir les bouts rimés, ci-dessous. Ce n’est pas le Rubicon à passer que douze vers à aligner quand les rimes sont déjà en ordre de bataille. Le juge en ce journal publiera les meilleurs, mais il ne s’engage pas à les faire imprimer tous en volume à un franc. Tout ce qu’il promet, c’est sa biographie et un abonnement gratuit au vainqueur.&lt;br /&gt;A l’œuvre donc. Voici les armes :&lt;br /&gt;…………………………….catole&lt;br /&gt;…………………………….brandigolle&lt;br /&gt;…………………………….baluchon&lt;br /&gt;…………………………….coquelichon &lt;br /&gt;…………………………….sansouille&lt;br /&gt;…………………………….fripouille&lt;br /&gt;…………………………….sigroler&lt;br /&gt;…………………………….regroller&lt;br /&gt;…………………………….panosse&lt;br /&gt;…………………………….cabosse&lt;br /&gt;…………………………….carquelins&lt;br /&gt;…………………………….escalins »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et si l’on redonnait vie à ce concours ? Chiche ! Pas d’abonnement mais la publication des poèmes dans ce blog et une bambane gratuite dans les traboules de la Croix-Rousse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5844196112374432937?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5844196112374432937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5844196112374432937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5844196112374432937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5844196112374432937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-parler-lyonnais-et-guignol.html' title='Le parler lyonnais et Guignol'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5091291271538429772</id><published>2011-06-15T06:32:00.000-07:00</published><updated>2011-06-19T02:20:08.457-07:00</updated><title type='text'>Le meurtre du commandant Arnaud (témoignage)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Antoine Arnaud tisseur sur soie, chef d’atelier, républicain et franc-maçon est né le 30 mars 1831 au 2 de la place de la Croix-Rousse. Il fut assassiné au Clos Jouve  par des émeutiers le 20 décembre 1870, au lendemain de la défaite de Nuits Saint-Georges&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Petit Journal du 23 décembre 1870, 3 jours après l’assassinat du chef d’atelier tisseur Antoine Arnaud, publie un long témoignage écrit par un témoin oculaire ami de la victime, Mazière fabricant de battant qui habite 32 rue du Mail.&lt;br /&gt;« Monsieur le directeur,&lt;br /&gt;Dans l’intérêt de la vérité, je viens vous prier de publier le récit des violences exercées contre le commandant Arnaud dans le journée du 20 décembre à 11 h et demie du matin.&lt;br /&gt;Je m’approchais d’une foule compacte devant la salle Valentino et là je vis un homme étendu à terre, que je reconnus de suite comme le commandant Arnaud.&lt;br /&gt;Quoique terrassé, il put sortir un révolver de sa poche et faire reculer ses agresseurs, ce qui lui permis de se relever et de s’élancer de l’autre côté de la rue vers les baraques de revendeuse herbages, en disant aux personnes qui criaient « à mort le traître » que si elles le poursuivaient, il ferait feu. Le citoyen X …, un de ses amis pensant le sauver, le prit par derrière et le désarma. Le commandant Arnaud ne fit aucune résistance et s’enfuit vers la rue du Mail ; mais les hommes armés le poursuivaient la baïonnette dans les reins ; un, entre autres, le tenait en joue prêt à faire feu.&lt;br /&gt;Arrivé à l’angle de la place, il reçu un coup de baïonnette dans le côté ou dans les reins, ce qui le fit se retourner ; alors il sortit un second révolver de sa poche et en tira deux coups en l’air ; car, s’il eût tiré à hauteur d’homme, j’aurais été atteint. Il était dans un tel état d’exaspération qu’il ne me reconnut pas… &lt;br /&gt;Je me retournai pour voir si quelqu’un était blessé et arrêter ceux qui le poursuivaient ; dans ce mouvement qui dura une minute à peine, Arnaud tomba par terre, et un homme lui donna un coup de crosse de fusil sur la figure. Je fus assez heureux pour détourner un second coup.&lt;br /&gt;Je le dégageai et il put alors se relever et se sauver jusqu’à l’angle de la rue du Mail ; mais là la foule le  rattrapa et voulait le fusiller de suite. J’obtins qu’on emmenât à la salle Valentino.&lt;br /&gt;J’espérais trouver des hommes qui feraient cesser cette boucherie : on le fit monter sur l’estrade à côté du commandant Chavant qui lui donna un verre d’eau. Un citoyen demande la parole et proposa l’exécution immédiate du commandant Arnaud.&lt;br /&gt;Un second citoyen réclama la création d’une cour martiale, le président répondit que cela ne se pouvait pas mais que les commandants Arnaud et Chavant ne voulant pas accepter les propositions du peuple à eux faites par l’organe du bureau de l’assemblée, ils étaient  des traites et allaient être comme tels conduits à la prison de la mairie.&lt;br /&gt;Pensant qu’Arnaud était sauvé, je rentrai à mon domicile et ce ne fut qu’à une heure que j’appris que des scélérats l’avaient assassiné au Clos Jouve, au lieu de la conduire à la prison de la mairie.&lt;br /&gt;Signé : MAZIERE&lt;br /&gt;Fabricant de battant, rue du Mail 32&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5091291271538429772?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5091291271538429772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5091291271538429772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5091291271538429772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5091291271538429772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-meurtre-du-commandant-arnaud.html' title='Le meurtre du commandant Arnaud (témoignage)'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4252848739821667094</id><published>2011-06-14T05:43:00.000-07:00</published><updated>2011-06-14T05:44:56.072-07:00</updated><title type='text'>Les piétons déjà sacrifiés !</title><content type='html'>Le 22 octobre 1904 Le Rappel Républicain, « journal démocratique quotidien » publie un article qui évoque des problèmes qui restent actuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Pour les piétons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette époque de vitesse à outrance, aujourd’hui que nos voies sont sillonnées de véhicules plus rapides les uns que les autres, les piétons ne comptent plus. Non seulement les trottoirs, derniers refuges pour les pédestrians, ne sont pas élargis, mais encore ici sont réduits à leur plus simple expression.&lt;br /&gt;De la construction de tramway Lyon-Croix-Rousse, le premier arrondissement a eu surtout à se plaindre si nous nous plaçons à ce point de vue. Les rues Terme, du Jardin des Plantes, de l’Annonciade ont vu prélever sur la partie réservée aux piétons, une large bande de terrain affectée désormais à la circulation des voitures . Rue du Jardin des Plantes devant les deux gares du chemin de fer de Bourg et du funiculaire de la Croix-Rousse les trottoirs ont perdu une bonne partie de leur largeur.&lt;br /&gt;Rue de l’Annonciade c’est encore plus simple. Sur un côté de la rue, à certains endroits, il n’y a plus passage que pour une seule personne.&lt;br /&gt;Nous savons très bien que la construction de cette ligne répond à un besoin, et que nombreux sont les services que rendra ce réseau. Mais les piétons, ceux qui par goût ou par besoin vont à pied, doivent-ils pour cela se faire écraser ? » &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4252848739821667094?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4252848739821667094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4252848739821667094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4252848739821667094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4252848739821667094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-pietons-deja-sacrifies.html' title='Les piétons déjà sacrifiés !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-862824311659856533</id><published>2011-06-14T03:27:00.000-07:00</published><updated>2011-06-14T03:30:30.633-07:00</updated><title type='text'>Sully Prud’homme à la Croix-Rousse</title><content type='html'>Le promeneur qui longe la place Bellevue s’étonne de voir une imposante statue dédiée à Sully Prud’homme. Or celui-ci est né à Paris en 1839 et même s'il a eu le premier prix Nobel de littérature en 1901 il ne semble pas qu’il fut un gone du plateau ou même des pentes. Seulement il avait par sa mère des origines croix-roussiennes. En 1911, Camille Hémon qui fut professeur de philosophie au lycée Ampère, a donné une conférence à la Société des Amis de l’Université où il révèle que le poète et philosophe aimait à venir se reposer dans la maison familiale de la rue des Gloriettes, aujourd’hui rue Joséphin Soulary. Une raison comme une autre d’avoir cette imposante œuvre. Reste qu’aujourd’hui Sully Prud’homme est tombé dans les oubliettes de l’histoire et de la littérature malgré les efforts de Lucky Luke et Morris dans  l’album « Sarah Bernhardt » où l’on voit le cowboy solitaire protéger la comédienne des ligues de vertu et de la femme du président. Elle déclame toujours le même poème de Sully Prud’homme, du moins les deux premiers vers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Le vase où meurt cette verveine&lt;br /&gt;D’un coup d’éventail fut fêlé ;&lt;br /&gt;Le coup dut l’effleurer à peine :&lt;br /&gt;Aucun bruit ne l’a révélé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la légère meurtrissure,&lt;br /&gt;Mordant le cristal chaque jour&lt;br /&gt;D’une marche invisible mais sûre&lt;br /&gt;En a fait lentement le tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son eau fraîche a fui goutte à goutte,&lt;br /&gt;Le suc des fleurs s’est épuisé ; &lt;br /&gt;Personne encore ne s’en doute,&lt;br /&gt;N’y touchez pas, il est brisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent aussi la main qu’on aime&lt;br /&gt;Effleurant le cœur, le meurtrit ;&lt;br /&gt;Puis le cœur se fend de lui-même,&lt;br /&gt;La fleur de son amour périt ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours intact aux yeux du monde&lt;br /&gt;Il sent croître et pleurer tout bas&lt;br /&gt;Sa blessure fine et profonde,&lt;br /&gt;Il est brisé, n’y touchez pas. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-862824311659856533?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/862824311659856533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=862824311659856533' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/862824311659856533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/862824311659856533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/sully-prudhomme-la-croix-rousse.html' title='Sully Prud’homme à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6711514193472581043</id><published>2011-06-13T10:49:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T10:54:32.370-07:00</updated><title type='text'>La vogue de la Croix-Rousse en 1868</title><content type='html'>La Vie Lyonnaise, un hebdomadaire dirigé par Adrien Duvand qui collabora à de nombreux journaux, notamment stéphanois (une rue porte son nom à Saint-Etienne)a comme ligne éditoriale « enlever ce faux vernis qui recouvre notre physionomie lyonnaise comme on gratte un monument maladroitement badigeonné, pour lui restituer son caractère primitif ».  Un des journalistes, L. Garel, signe un article sur la vogue de la Croix-Rousse le 10 octobre 1868.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« La vogue de la Croix-Rousse est, de toutes les vogues lyonnaises, la seule qui survive et dont l’importance n’ait pas diminué. Le souvenir de celle de Saint-Clair se perd dans la nuit des temps-dix ans environ. Celles de Vaise et de Serin n’existent plus que par les joutes, et encore cette année les joutes étaient bien tristes, les Givordins ne voulant plus se mesurer aux maigres garçons boulangers qui s’y présentent. La vogue de la Guillotière, faubourg dont le caractère local subsiste cependant très distinct, n’a plus de terrains où s’espandre et s’esbaudir à l’aise, le cours des Brosses les ayant par trop nettoyés. D’ailleurs, les communications plus promptes offrent tant de facilités aux excursions fantaisiste du dimanche que ces fêtes plus ou moins urbaines n’ont plus guère de raison d’être, si bien que tout l’été on s’écrierait volontiers sur le rythme tristement psalmodié du dieu Pan ; « Les vogues s’en vont ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, quand revient l’automne, au premier dimanche d’octobre, tous se souviennent de la vogue de la Croix-Rousse, et tous montent à la Grand’Place ou aux Tapis, sûrs d’y trouver une foule grouillante, des saltimbanques tambourinant et tympanisant, des bals où se trémoussent des conquêtes faciles au premier abord, et des cabarets où tintent et chantent les voix des verres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi doit donc cette vogue de conserver ainsi son importance et de se perpétuer, résistant aux modes nouvelles ? A la saison où elle a lieu ? A son emplacement favorable ? A la persistance de son caractère local ? A ces trois raisons peut-être !&lt;br /&gt;La saison y est pour beaucoup ; il fait déjà froid, et on ne se hasarde plus, par les brumes du soir, loin de sa chambre et du lit. Adieu le canotage et les bals champêtres ! Et il ne fait pas assez froid encore pour ne plus sortir de chez soi ou s’enfermer dans les brasseries ou les théâtres. Puis les vendanges sont à peine finies, les fruits des derniers jours arrivent à peine, et la vogue de la Croix-Rousse a toujours la vieille réputation d’être le premier marché de ces primeurs d’automne. On vient là boire du vin blanc doux et manger des marrons, comme on allait autrefois à la Guillotière ou à Saint Fons s’empiffrer de bugnes. Les indigestions ont un charme auquel nul ne se peut soustraire.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;L’emplacement ! Au lieu d’avoir perdu, il a gagné. Et quat au caractère local, la démolition des murs d’enceinte, remplacé par un magnifique boulevard, ne le fera pas si tôt disparaître. La Croix-Rousse est toujours la Croix-Rousse et les Croix-Roussiens disent encore aux Lyonnais :&lt;br /&gt;- Il n’y a qu’une ficelle qui nous relie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont là toujours canuts et canuses. Aux jours de vogue seulement, les apprentisses sortent, bien attifées, de l’atelier et de la soupente, et les commis de ronde qui, sous la robe grossière et la chevelure mal peignée, ont su reconnaître un corps gracieux et vu briller de jeunes yeux, viennent, pour la promenade ou la danse, offrir leur bras séducteur à la belle naïve, au grand désappointement du galant à qui elle est néanmoins réservée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le canut n’est pas riche ; aussi ses amis de Lyon ou des Brotteaux ne le viennent pas voir souvent, sachant quelle maigre réception les attend. Mais lors de la vogue, on ne se gêne pas. S’il n’y a rien chez lui, on descend au cabaret ; le cabaret est dans son quartier, il doit y être comme chez lui ; on paye chacun son pot, mais il offre le premier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pot ! Le pot de vin bleu ! On ne le sert plus dans la ville, et c’est bien mal vu dans les cafés. Mais ces gens habitués aux bocks, aux moos, ne rechignent pas, arrivés aux faubourgs, à la vulgaire bouteille. Leurs estomacs, oubliant les scrupules de bon ton, s’y font de suite. Au milieu d’ouvriers, l’homme qui ne travaille pas s’efforce de leur ressembler et s’enorgueillit (c’est logique !) de se mettre à leur niveau. Il abdique sa tenue de convention pour leur sans-gêne. Et cela parfois devient même une pose : « Ah ! Le vin, c’est encore ce qu’il y de mieux ! » C’est à celui qui en boira le plus, et mieux qu’eux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Généralement, de la vogue de la Croix-Rousse on redescend abominablement saoul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là, les canuts s’habillent. Mais ne croyez pas qu’ils aillent promener leurs beaux effets dans la foule et le bruit, ça n’est pas dans leur caractère. Pendant que garçons, femmes et filles inspectent baraque, jeux et danse, eux ils vont, un peu plus tôt que d’habitude, à leur cabaret – mieux balayé, ou s’il leur est venu des gens de la ville au café – qui est devenu cabaret. On chante des chansons, chacun la sienne, ou on cause politique et association. Allez donc avec cela boire de la bière. Mystiques de brasseries, échappés de bureaux, une demi-heure de ce bruit et de cette vie vous assourdirait et vous tuerait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette année, ils sortent cependant. Ils sont fiers de montrer leur boulevard net surtout leur mairie !&lt;br /&gt;-Dans vos arrondissements de Lyon, on ne sait pas où trouver la maison commune. Quand vous n’aviez qu’un seul maire, il était très bien à l’Hôtel de Ville. Mais depuis que vous en avez six, je crois qu’on les loge au troisième.&lt;br /&gt;-Oui, mais chez vous on ne trouve pas d’église.&lt;br /&gt;-La belle affaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si, devant cette mairie, on leur fait observer que la porte est bien étroite, ils répondent :&lt;br /&gt;-C’est vrai, mais on l’élargira quand on ne chômera plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme et les enfants viennent rejoindre le père ; ils boivent un verre, cassent une croûte de pain, et l’on rentre après avoir dit adieu aux gens qui redescendent par la Grand-Côte.&lt;br /&gt;-N’est-ce pas, femme, ça fait plaisir tout de même, d’entendre ce bruit de vogue. C’est comme si tous les battants marchaient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons les enfants, au lit ! Il faut travailler demain. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6711514193472581043?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6711514193472581043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6711514193472581043' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6711514193472581043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6711514193472581043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-vogue-de-la-croix-rousse-en-1868.html' title='La vogue de la Croix-Rousse en 1868'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7820601288797748998</id><published>2011-06-13T04:24:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T04:25:23.886-07:00</updated><title type='text'>Le décès de Boccuse</title><content type='html'>Le 17 octobre 1868 le journal La Vie Lyonnaise publie dans sa rubrique Lyon au jour le jour, cet article :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Que les canotiers de la Saône mettent un crêpe à leurs drapeaux et à leurs casquettes ! Le père Boccuse est mort ! Un temps d’arrêt devant Collonges et que les rames se lèvent et saluent.&lt;br /&gt;Cependant le père Boccuse n’était pas un type : son nez seul était légendaire et son restaurant était plus connu que lui-même. Il y aura toujours là des fritures et des pots de vin bleu. Baissez-vous rames agiles et à l’œuvre ! »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7820601288797748998?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7820601288797748998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7820601288797748998' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7820601288797748998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7820601288797748998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-deces-de-boccuse.html' title='Le décès de Boccuse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8720828174123751148</id><published>2011-06-13T01:12:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T01:15:46.395-07:00</updated><title type='text'>L’enseignement des adultes en 1872</title><content type='html'>La Société Lyonnaise Coopérative pour le développement de l’Enseignement libre et laïque publie un avis dans le journal « La France Républicaine » du 6 décembre 1872&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Le 16 courant à sept heures moins un quart du soir, des cours d’adultes gratuits seront ouverts dans les locaux des écoles existantes.&lt;br /&gt;1er arrondissement : cours d’adultes femmes au 99 de la Montée de la Grande Côte. Local de l’école de filles qui va s’ouvrir au 2ème étage. Inscriptions chez les citoyens Amat, 6 place Colbert, Chapitet, 1 place du Perron (Chardonnet ndlr)&lt;br /&gt;4ème arrondissement : cours d’adultes hommes et cours d’adultes femmes. Le premier au 19 de la rue du Chariot d’Or au 1er étage et le second 5 rue Dumont au rez-de-chaussée. Se faire inscrire pour les deux cours chez les citoyens Comte 17 rue d’Austerlitz et Barthélemy Garnier* 9 rue des Gloriettes (Joséphin Soulary ndlr)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*GARNIER  Barthélemy  9  tisseur  un rapport de la police impériale de 1870 le définit ainsi : républicain radical, libre-penseur des plus tolérants. Il a marqué son passage dans toutes les manœuvres hostiles à l’ordre actuel des choses. En 1848 il fut l’un des organisateurs des Travailleurs-Unis et en 1863 de l’association des tisseurs. Il a figuré dans l’administration de ces deux sociétés dans lesquelles il a apporté ses principes outrés. Son nom figure dans les comités radicaux pour les élections et parmi les plus ardents propagateurs de la libre-pensée. On m’a assuré qu’il avait été nommé président de la commission des Tisseurs.) Vend les billets pour la conférence de Wolowski (juriste et économiste centre gauche qui a une part importante dans la loi du 19 juin 1871 sur le travail des enfants et des femmes) à la salle Valentino (Journal L’avant-garde organe des Francs-Parleurs du 8 janvier 1870&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8720828174123751148?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8720828174123751148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8720828174123751148' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8720828174123751148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8720828174123751148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/lenseignement-des-adultes-en-1872.html' title='L’enseignement des adultes en 1872'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6674494690231330802</id><published>2011-06-12T11:30:00.000-07:00</published><updated>2011-06-19T02:22:14.141-07:00</updated><title type='text'>Les Voraces* et la révolte de 1849 vus par les Napoléoniens</title><content type='html'>Les événements du 15 juin 1849 à Lyon et plus particulièrement à la Croix-Rousse prolongent la journée révolutionnaire du 13 juin à Paris. Cette dernière commence par une manifestation menée par Ledru-Rollin, leader de « La Montagne » pour s’opposer à l’expédition de Rome visant à rétablir la puissance temporelle du pape au détriment de la République romaine. Il faut savoir le préambule de la Constitution de 1848 stipule l’interdiction de toute entreprise « contre la liberté d’aucun peuple ». Cette manifestation tentera en vain de constituer un gouvernement révolutionnaire&lt;br /&gt;Les Voraces Croix-Roussiens sont très proches politiquement de « La Montagne ». S’ils avaient rendu quelques services aux autorités lors de la révolution de 1848 en assurant notamment l’ordre dans la commune canuse, manifestement aujourd’hui,  ils gênent. D’ailleurs l’organe des napoléoniens « Le Président » écrit le 19 juin 1849 :&lt;em&gt; "le  2ème de ligne renvoyé de Lyon par suite de ses liaisons avec les ennemis de la République a été le jour de son départ, l’objet d’un scandale renouvelé des beaux jours d’Emmanuel Arago : chaque section de soldats était suivie d’une section de Voraces en blouse et les bataillons ainsi alternés défilaient en chantant La Marseillaise."  &lt;/em&gt;Mieux, note ce journal tout acquis à la cause de Louis Napoléon Bonaparte, &lt;em&gt;« le régiment a continué sa route en montrant partout les mêmes dispositions. A Saint-Rambert et à Saint-Didier, les soldats ont passé la nuit dans les cabarets en chantant et en troublant le repos public (…) L’officier qui commandait l’avant-garde a distribué lui-même une trentaine de numéros du Peuple Souverain. **&lt;/em&gt;Comme à Paris la répression est sévère. Pour les Napoléoniens ce doit être une leçon : &lt;em&gt;« Aux ennemis de l’ordre, à tous ceux qui ont encore au fond du cœur de coupables pensées, nous leur répèteront le parole du général d’Arbouville : « allez voir à la Croix-Rousse et vous serez guéris de l’envie de faire des émeutes, des révolutions. » L’article décrit l’état où se trouve la Croix-Rousse : « Toutes les maisons à partir du cours des Tapis et de la Grande Place, une partie de la Grande Rue, les rues du Chariot d’Or, du Mail et des Fossés*** sont criblées d’empreintes faites par les balles ou les boulets ; pas une vitre n’est demeurée intacte. Les maisons qui formant l’angle des rues du Mail et des Fossés, de la Grande Rue et de la rue du Chariot d’Or, ont été tellement maltraitées par les boulets qu’on a été obligé de la étayer immédiatement pour éviter un écroulement.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Voir texte les Voraces du 26 décembre 2007&lt;br /&gt;**Le Peuple Souverain : journal des intérêts démocratiques et du progrès social.&lt;br /&gt;***Rue d’Austerlitz&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6674494690231330802?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6674494690231330802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6674494690231330802' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6674494690231330802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6674494690231330802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-voraces-et-la-revolte-de-1849-vus.html' title='Les Voraces* et la révolte de 1849 vus par les Napoléoniens'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7538811709530744433</id><published>2011-06-12T08:45:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T08:47:02.195-07:00</updated><title type='text'>Elections municipales</title><content type='html'>L’abstentionnisme…déjà ! Article du 15 juin 1848 paru dans le Nouvelliste Lyonnais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« L’indifférence et l’apathie de plus d’un tiers des électeurs, appartenant presque tous à diverses corporations de travailleurs, ont gravement compromis la cause démocratique dans les élections municipale d’avant-hier. La presque totalité des élus sont des hommes totalement étrangers, si ce n’est opposés, à nos principes franchement républicains.&lt;br /&gt;Toutefois, il y a pour nous encore quelques chances de salut dans le scrutin de ballotage qui a lieu aujourd’hui ; mais pour cela, il faut vaincre la timidité coupable de quelques uns d’entre nous. L’arrêt prononcé contre la démocratie sera sans appel, si un petit nombre oublie le drapeau.&lt;br /&gt;Une sainte ardeur animera, nous l’espérons, le cœur et le patriotisme de nos frères ; ils comprendront enfin le danger et par leur concours relèveront la démocratie de l’échec qu’elle a reçu il y a deux jours. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7538811709530744433?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7538811709530744433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7538811709530744433' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7538811709530744433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7538811709530744433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/elections-municipales.html' title='Elections municipales'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4988091394211115973</id><published>2011-06-12T07:09:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T07:11:36.751-07:00</updated><title type='text'>Trop rapide le bateau de Seguin</title><content type='html'>Le Précurseur « journal de Lyon et du Midi » publie le 18 décembre 1826 ce fait divers :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Aujourd’hui, le bateau à vapeur de MM. Seguin a fait un nouvel essai qui, de même que les précédents, a parfaitement réussi. Seulement, à l’instant où il passait sous le pont Morand, la vitesse avec laquelle il remontait le Rhône n’a pas permis de baisser assez tôt la cheminée qui a un peu touché la voûte d’une des arches. Cet accident n’a pas eu de résultats fâcheux. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4988091394211115973?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4988091394211115973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4988091394211115973' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4988091394211115973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4988091394211115973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/trop-rapide-le-bateau-de-seguin.html' title='Trop rapide le bateau de Seguin'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-42172452502178635</id><published>2011-06-12T02:53:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T02:54:22.279-07:00</updated><title type='text'>Le bonnet rouge</title><content type='html'>Le 8 mars 1849 le journal napoléonien Le Président rend compte d’un incident place de la Croix-Rousse&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Hier, à trois heure de l’après-dîner, on a enlevé le bonnet rouge qui surmontait l’arbre de la Liberté sur la Grande Place de la Croix-Rousse. L’autorité avait cru devoir envoyer deux ou trois détachements de dragons et de chasseurs de Vincennes, mais l’ordre n’a pas été troublé. Il n’y eu ni cri, ni sifflets, rien en un mot qui fût répréhensible. Cette nuit on a enlevé aussi le même insigne qui décorait l’arbre de la Guillotière et cela sans qu’il se soit manifesté aucun désordre.&lt;br /&gt;A la Croix-Rousse comme à la Guillotière, le bonnet terroriste a été remplacé par le drapeau tricolore. »&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-42172452502178635?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/42172452502178635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=42172452502178635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/42172452502178635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/42172452502178635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-bonnet-rouge.html' title='Le bonnet rouge'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3378282883142429168</id><published>2011-06-10T23:28:00.000-07:00</published><updated>2011-06-10T23:30:55.810-07:00</updated><title type='text'>Les canuts et l’Eglise</title><content type='html'>Au printemps 1832 le choléra fait rage à Paris et menace Lyon. L’Echo de la Fabrique du 29 avril publie un article qui éclaire sur les relations entre les canuts et l’Eglise. Une foi sincère mais un refus de toute  superstition et de toute récupération politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le journal Le Revenant publie l’extrait d’une lettre de Lyon ; cet extrait est rapporté par la Gazette du Lyonnais. Nous allons le reproduire à notre tour, pour montrer jusqu’à quel point sont fines les plaisanteries de ces deux feuilles. Il s’agit des canuts de Lyon (ce sont les propres expressions du Revenant) et voici ce qu’il dit : &lt;em&gt;« Depuis l’invasion du choléra-morbus à Paris, la population se porte en foule et en pèlerinage à la montagne sur laquelle est située l’église de Notre-Dame de Fourvière. La classe ouvrière s’y fait surtout remarquer par la ferveur de ses sentiments religieux. « Mon Dieu ! s’écrient les braves canuts dans leurs prières, et tout haut, nous n’avons pas chassé notre roi ni notre archevêque, nous n’avons pas pillé les églises ni renversé les croix. Mon Dieu ayez pitié de nous, et préservez-nous de la peste de Paris. »&lt;/em&gt;Voilà le langage que les feuilles d’un régime passé prêtent à nos ouvriers en soie, à ces hommes assez éclairés pour reconnaître de faux amis qui les trouvent religieux aujourd’hui et qui, sous les missions du gouvernement déchu les traitaient d’impies, de réprouvés. Sans doute nos ouvriers sont religieux, mais sans superstition ; ils rougiraient de mettre en action les mômeries qu’on leur prête et si les feuilles des jésuites s’amusent à les montrer ridicules, qu’elles sachent que leurs patrons et elles, seront toujours pour la classe industrielle de Lyon, des objets dignes de mépris. Nos ouvriers en soie restent dans leurs ateliers et ne vont pas en foule à Notre-Dame de Fourvière accuser leurs frères de Paris ; ils sympathisent trop avec eux ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3378282883142429168?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3378282883142429168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3378282883142429168' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3378282883142429168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3378282883142429168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-et-leglise.html' title='Les canuts et l’Eglise'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6209415999233196329</id><published>2011-06-09T11:25:00.000-07:00</published><updated>2011-06-09T11:26:50.731-07:00</updated><title type='text'>Les Conseils municipaux d’antan</title><content type='html'>Le 8 mai 1847 :&lt;br /&gt;« M. Collon signale les dégâts que les enfants font aux arbres de la promenade des Tapis. Il se plaint du peu de surveillance qui y est exercée et appelle l’attention de l’autorité sur ce point. M. le Maire expose la difficulté de parer à ces dégâts. M. Auberchier ajoute qu’il a de nouveau recommandé aux agents de police d’y porter la plus grande attention. Des observations ont été faites aux frères des écoles chrétiennes ainsi qu’à M. Tholomet. Il y a tout lieu de croire que le mal cessera. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6209415999233196329?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6209415999233196329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6209415999233196329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6209415999233196329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6209415999233196329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-conseils-municipaux-dantan.html' title='Les Conseils municipaux d’antan'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8580672483364700243</id><published>2011-06-09T00:21:00.000-07:00</published><updated>2011-06-09T00:22:48.013-07:00</updated><title type='text'>Les canuts et l’Europe</title><content type='html'>Dans l’Echo de la Fabrique de mai 1832 on peut lire cet article :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sur l’Europe des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si trop longtemps une classe d’hommes s’est liguée sous le nom de Sainte-Alliance pour arrêter les progrès et partant, le bonheur des classes inférieures, le jour est arrivé où les travailleurs doivent former une alliance qui sera au moins plus sainte. Cette alliance ne troublera pas, comme la première, le repos des gouvernants ; elle ne bouleversera pas les états ; au contraire, elle en rétablira l’harmonie en assurant aux nations une paix durable. La borne des états ne sera plus une ligne de démarcation où doivent s’arrêter les sympathies et les peuples, pressés par les mêmes besoins, ne formeront qu’une grande et heureuse famille.&lt;br /&gt;Que l’homme pensant, l’être doué d’une âme généreuse descende en lui-même ; pourquoi, lorsqu’il est obligé de travailler sans relâche, de gagner son pain à la sueur de son front, pourquoi serait-il l’ennemi de celui qui éprouve les mêmes peines, les mêmes souffrances, parce qu’il est né sur les bords de la Tamise ou sous le ciel brûlant de l’Andalousie ? Cet homme n’est-il pas un industriel comme lui ? Comme lui n’a-t-il pas besoin que l’association des peuples vienne améliorer son sort ? Et que sont les rivalités des nations à côté de ce besoin de paix et de prospérité ? De qui les guerres dévorent-elles le sang, si ce n’est celui des prolétaires ? Le temps des conquêtes est passé et la plus belle, celle qui reste à faire, c’est de mettre en rapport tous les peuples, de faire que les sociétés industrielles se développent et franchissent les bornes des états pour porter, en tous lieus, cet amour mutuel que se doivent les hommes et faire disparaître d’anciens préjugés."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8580672483364700243?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8580672483364700243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8580672483364700243' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8580672483364700243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8580672483364700243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-canuts-et-leurope.html' title='Les canuts et l’Europe'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7130966848074623106</id><published>2011-06-08T09:15:00.000-07:00</published><updated>2011-06-08T09:27:07.443-07:00</updated><title type='text'>L'abolition de la peine de mort</title><content type='html'>L'Echo de la Fabrique reçoit en février cette demande d'insérer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Lyon, 20 février 1833&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous prie de faire insérer dans votre journal, l'article suivant :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Compagnons de la Femme&lt;/em&gt; avaient apposé sur le mur de la maison qui leur sert d'habitation, une tenture noire portant l'inscription : &lt;em&gt;Plus de sang !&lt;/em&gt; en face de l'échafaud dressé hier sur la place Louis XVIII (place Carnot)&lt;br /&gt;En vertu de l'ordre de M. le commissaire central, M. le commissaire de police de l'arrondissement de Perrache, est venu faire enlever le &lt;em&gt;corps du délit&lt;/em&gt;."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7130966848074623106?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7130966848074623106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7130966848074623106' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7130966848074623106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7130966848074623106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/labolition-de-la-peine-de-mort.html' title='L&apos;abolition de la peine de mort'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4372896389529151934</id><published>2011-06-07T11:19:00.000-07:00</published><updated>2011-06-07T11:22:17.308-07:00</updated><title type='text'>L’humour des canuts de l’Echo de la Fabrique</title><content type='html'>Dans la rubrique « Coup de navette » le canut de l’Echo de la Fabrique* peut  donner libre court à son humour. Parfois très codées des réflexions sont pour nous difficile à comprendre. Mais il en est d’autres qui ont franchies 180 ans sans une ride.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Commandements d’un fabricant :&lt;br /&gt;Dimanche et fête ne feras&lt;br /&gt;Qu’aux fins de pièces seulement.&lt;br /&gt;Dix-huit heures travailleras&lt;br /&gt;Même les nuits pareillement.&lt;br /&gt;Tous les métiers tu monteras&lt;br /&gt;Sans demander défraiement.&lt;br /&gt;Toutes les pièces recevras&lt;br /&gt;Prix de façon verbalement.&lt;br /&gt;Et dans la cage attendras&lt;br /&gt;Sans murmurer et patiemment.&lt;br /&gt;Argent tu ne demanderas&lt;br /&gt;Qu’au jour fixé par règlement. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On demandait à un homme de loi pourquoi il y aurait 9 prud’hommes marchands et seulement 8 ouvriers. C’est, répondit-il, pour qu’il y ait autant de raison d’un côté que de l’autre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Oraison d’un ouvrier :&lt;br /&gt;Notre père qui êtes aux Capucins, que la conscience vous advienne ; que votre volonté soit modeste dans vos comptes comme dans vos prix ; donnez des façons pour vivre en travaillant ; pardonnez nos besoins factices comme nous vous pardonnons nos courses inutiles, ne nous laissez pas succomber sous le poids de nos veilles et délivrez nous de la concurrence en vous contentant d’un petit bénéfice. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand on dit à un égoïste que les ouvriers se meurent de faim, il répond : ce ne sont ceux-là qui se plaignent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On félicitait un ouvrier de ce qu’il n’avait pas été blessé dans les trois journées** : Parbleu, répondit-il, les négociants nous avaient tellement fait maigrir qu’ils ne pouvaient plus nous ajuster. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*Journal des canuts mutuellistes de 1831 à 1834 voir : http://echo-fabrique.ens-Ish.fr &lt;br /&gt;**  La révolte des canuts des 21, 22 et 23 novembre 1831&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4372896389529151934?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4372896389529151934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4372896389529151934' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4372896389529151934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4372896389529151934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/lhumour-des-canuts-de-lecho-de-la.html' title='L’humour des canuts de l’Echo de la Fabrique'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5411232609144024401</id><published>2011-06-06T10:46:00.000-07:00</published><updated>2011-06-06T10:48:00.808-07:00</updated><title type='text'>Il y a 120 ans : deux vogues de la Croix-Rousse !</title><content type='html'>Le quotidien L’Echo de Lyon du 20 mars 1892 salue les vogues de la Croix-Rousse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est après-demain que commence la vogue des Tapis à la Croix-Rousse. Le « plateau » a toujours tenu honneur de donner le signal de ce genre de réjouissances et à en marquer la fin. On sait en effet que la dernière vogue est aussi celle de la Croix-Rousse à deux pas de la place des Tapis. Le printemps et l’hiver ! Après-demain la tradition lyonnaise veut que l’on mange à la Croix-Rousse les premières cerises tandis qu’à la vogue d’octobre les gourmets du « plateau » dégustent les premiers marrons rissolés et le vin blanc de la récolte nouvelle qui pétille dans les verres. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5411232609144024401?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5411232609144024401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5411232609144024401' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5411232609144024401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5411232609144024401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/il-y-120-ans-deux-vogues-de-la-croix.html' title='Il y a 120 ans : deux vogues de la Croix-Rousse !'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4872728542667395161</id><published>2011-06-06T02:52:00.000-07:00</published><updated>2011-06-06T02:53:39.005-07:00</updated><title type='text'>Le 14 juillet à la Croix-Rousse</title><content type='html'>« La Croix-Rousse avait tenu à célébrer brillamment la Fête Nationale. Nulle part peut-être on ne remarquait, comme sur le plateau une plus grande profusion de drapeaux et d’oriflammes, nulle part non plus les fêtes de quartiers ont été plus animées.&lt;br /&gt;Rue Célu notamment avec une petite Bastille avec des tourelles et des créneaux avait été aménagée au sommet des escaliers donnant accès à la rue Dumont d’Urville.&lt;br /&gt;Des bambins hauts comme ça, coiffés du bonnet phrygien, de vrais sans culotte en miniature, traînant des canons et jouant du tambour, sont venus prêter serment sur l’autel de la Patrie, installé sur un palier de l’escalier désigné plus haut.&lt;br /&gt;Une foule énorme avait pris position sur la place Saint-Jacques et aux abords de la montée Rey pour assister à ce spectacle curieux qui se renouvelle régulièrement chaque année à l’occasion de la Fête Nationale. »&lt;br /&gt;L’Echo de Lyon du 15 juillet 1891&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4872728542667395161?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4872728542667395161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4872728542667395161' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4872728542667395161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4872728542667395161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/le-14-juillet-la-croix-rousse.html' title='Le 14 juillet à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8946154322926694905</id><published>2011-06-06T02:16:00.000-07:00</published><updated>2011-06-06T02:18:14.958-07:00</updated><title type='text'>Les républicains lyonnais et la fontaine des Terreaux</title><content type='html'>Le 7 novembre 1891 le quotidien républicain L’Echo de Lyon publie une lettre qui lui a été adressée par un groupe de républicains lyonnais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;« Monsieur le directeur,&lt;br /&gt;Veuillez être assez bon pour nous donner des nouvelles de la fontaine Bartholdi qui devait être érigée place des Terreaux ? &lt;br /&gt;Et les autres grands travaux de la ville ?&lt;br /&gt;Qu’en fait la municipalité ?&lt;br /&gt;1° L’Hôtel des Postes ???&lt;br /&gt;2° Le pont des facultés ?&lt;br /&gt;3° Le pont de Fourvière ??&lt;br /&gt;4° Les abattoirs ?????&lt;br /&gt;5° La caserne des pompiers ?&lt;br /&gt;Et voilà des projets qui attendant une exécution !&lt;br /&gt;A quand le commencement des travaux ?&lt;br /&gt;Un groupe de républicains lyonnais&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; A quand ? chi le sa ! Ce n’est pas à nous qu’il faudrait le demander mais à M. le Maire* qui répond à ces questions… quand il daigne.&lt;br /&gt;L’autre jour nous avons fait notre petite enquête sur la fontaine qui nous coûte 150 000 frs pour nous représenter non pas le Rhône qui est un homme mais la Gironde (Ah ! la bonne farce).&lt;br /&gt;La fontaine en plomb (encore une autre bonne farce) est toujours chez le fondeur qui la répare (déjà).&lt;br /&gt;Espérons qu’elle finira un jour ou l’autre par être entièrement remise des accrocs de l’Exposition. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Antoine Gailleton maire de Lyon de 1881 à 1900&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8946154322926694905?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8946154322926694905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8946154322926694905' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8946154322926694905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8946154322926694905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/les-republicains-lyonnais-et-la.html' title='Les républicains lyonnais et la fontaine des Terreaux'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4864128448887993900</id><published>2011-06-06T00:30:00.000-07:00</published><updated>2011-06-06T00:32:18.796-07:00</updated><title type='text'>La vogue de la Croix-Rousse</title><content type='html'>A ceux qui sont persuadés que les vogues d’antan étaient sereines et exemptées de propos xénophobes, cet article paru, de plus est dans le Journal de Guignol du 28 mai 1887 signé par Cogne-Mou, prête à relativiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On sait qu’un industriel prussien du nom de Richard avait, à la dernière vogue de la Croix-Rousse installé un char tournant à plusieurs étages. On sait aussi que devant les réclamations de nos concitoyens, l’administration, pour éviter des scènes de désordre, avait prié le peu sympathique Teuton d’aller se faire rosser ailleurs. Mais ce que l’on ignore c’est que l’administration a en même temps fait fermer l’établissement de son concurrent M. Chorgnon lequel M. Chorgnon est cependant français, tout ce qu’il y a de plus français. &lt;br /&gt;A quel mobile inavouable a obéi l’administration en agissant ainsi ? Si c’est pour compenser les déboires du Prussien Richard, l’administration a commis une lâcheté. Or jusqu’à preuve du contraire nous ne voyons pas d’autres raisons à la mesure dont notre compatriote M. Chorgnon a été victime. Et jusqu’à preuve du contraire nous ne cesserons de dire à l’Administration :&lt;br /&gt;-Vous avez commis une lâcheté ! Une insigne lâcheté ! Justifiez-vous, si vous l’osez. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4864128448887993900?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4864128448887993900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4864128448887993900' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4864128448887993900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4864128448887993900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-vogue-de-la-croix-rousse_06.html' title='La vogue de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8123081139668205554</id><published>2011-06-05T23:24:00.000-07:00</published><updated>2011-06-05T23:27:00.524-07:00</updated><title type='text'>La vogue de la Croix-Rousse</title><content type='html'>A ceux qui assurent haut et fort que les vogues d’antan étaient beaucoup plus conviviales, humaines, familiales voir écologiques que celles d’aujourd’hui,  cet article paru le 19 mai 1887 dans le journal lyonnais « Le Mousquetaire »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La vogue des Tapis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours très peu de curiosités à signaler : trois cirques, quelques femmes-torpilles, une ménagerie. Ah ! J’allais oublier Doua Houdah la jeune négresse. Très avenante et plus gracieuse que jamais ; elle se montre dans un costume fort joli, maillot rouge, vert ou vieil or, le plus souvent couleur chair, sur la poitrine une peau tigrée très bas décolletée et qui moule admirablement les formes. A voir. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8123081139668205554?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8123081139668205554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8123081139668205554' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8123081139668205554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8123081139668205554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-vogue-de-la-croix-rousse.html' title='La vogue de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5982276942356896071</id><published>2011-06-03T23:41:00.000-07:00</published><updated>2011-06-03T23:57:17.860-07:00</updated><title type='text'>Aristide Bruant</title><content type='html'>Si Aristide Bruant a composé le Chant des Canuts devenu symbole des luttes ouvrières, de la résistance, de la dignité des travailleurs et du combat révolutionnaire, il n'a pas écrit que ce poème, certes peu reflet de la révolte des 21, 22 et 23 novembre 1831, mais dont l'impact émotionnel est considérable.&lt;br /&gt;Il a écrit également ce texte ci-dessous et ainsi se pose la question : quand est-il sincère ? La réponse pourrait faire peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Lanterne de Bruant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le drapeau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c’est entendu, les youpins&lt;br /&gt;Sont tous des gonciers à la r’dresse,&lt;br /&gt;I’s sont partout, i’s sont à la presse&lt;br /&gt;Et plus marlous qu’les marloupins ;&lt;br /&gt;I’s sont de la balle, i’s sont de la banque,&lt;br /&gt;I’s ont bouffé Sidi l’Arbi,&lt;br /&gt;Et quand i’s sont dans le fourbi,&lt;br /&gt;C’est jamais un truc à la manque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous bons gogos, nous supportons&lt;br /&gt;Qu’ils volent sur nos champs de course,&lt;br /&gt;Qu’ils nous barbottent à la Bourse,&lt;br /&gt;Qu’ils nous tondent kif des moutons ;&lt;br /&gt;Qu’ils vident nos vieux bas de laine&lt;br /&gt;Et qu’ils emportent nos écus ;&lt;br /&gt;Mais…entendons-nous : n’en faut plus&lt;br /&gt;S’ils veulent jouer les Benzaine*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on les fusille, les Judas&lt;br /&gt;Les bandits, les félons, les traitres&lt;br /&gt;Qui vendent les sol des ancêtres&lt;br /&gt;Et le sang des petits soldats ;&lt;br /&gt;Qu’on les fusille et qu’on le crie&lt;br /&gt;A tous ceux qui donnent leur peau&lt;br /&gt;Pour la défense du Drapeau&lt;br /&gt;Et pour l’honneur de la Patrie.&lt;br /&gt;1898&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Achille Benzaine (1811-1888) fut maréchal de France. Il se distingue en Crimée, commandant en chef au Mexique. En 1870-1871 il est chargé de la défense de Metz. Pour la III République : «  par son incurie, son incapacité, l’étroitesse et l’égoïsme de ses vues, il trahit véritablement son pays. Il se laissa renfermer dans le place, ne tenta que des efforts dérisoires pour en sortir, engagea de louches négociations avec Bismarck, puis rendit la ville. » Il fut condamné à mort, s’évada et s’établit en Espagne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5982276942356896071?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5982276942356896071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5982276942356896071' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5982276942356896071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5982276942356896071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/aristide-bruant.html' title='Aristide Bruant'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1215926922306717237</id><published>2011-06-03T03:38:00.000-07:00</published><updated>2011-06-03T03:40:32.092-07:00</updated><title type='text'>La santé des tisseurs et dévideuses</title><content type='html'>La tuberculose pulmonaire chez les canuts dans les années 1860&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phtisie des tisseurs et des dévideuses à fait l’objet d’étude de la part du docteur Hugues-François Chatin médecin du tout nouvel hôpital de la Croix-Rousse.&lt;br /&gt;De 1862 à 1866 il y a eu dans cet établissement 2 024 décès. 38 % de ceux-ci (771) sont dû à la phtisie et parmi ces décès on compte 139 tisseurs, 164 tisseuses et 105 dévideuses. Le docteur Chatin note que sur les 105 dévideuses décédées, 47 avaient entre 15 et 18 ans. Pour les tisseuses on constate un quart des décès touche les jeunes de 15 à 20 ans.&lt;br /&gt;Dans un classement en 1857 concernant les décès par tuberculose, sur 100 décès de toute cause, Lyon arrive en tête avec 22,2 % devançant l’hôpital des invalides de Naples 20 %, le bagne de Brest 21,5 %, Londres 18 %, Edimbourg 11,9 %. Les bagnes de Toulon et de Rochefort font 4,5 % et 2,5 %.&lt;br /&gt;Par profession, les ouvriers en soie morts de la tuberculisation du poumon arrivent dans le Rhône largement en tête. 204 sur 893 décès. Les journaliers arrivent en seconde position avec 109 décès.&lt;br /&gt;Pour le docteur Chatin il y a au moins trois causes qui expliquent ce fléau.  &lt;br /&gt;La vie sédentaire, l’atmosphère viciée des ateliers et la position courbée des tisseurs et dévideuses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1215926922306717237?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1215926922306717237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1215926922306717237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1215926922306717237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1215926922306717237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-sante-des-tisseurs-et-devideuses.html' title='La santé des tisseurs et dévideuses'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3082887646492888496</id><published>2011-06-02T22:40:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T22:42:12.779-07:00</updated><title type='text'>La rue de Mademoiselle Célu</title><content type='html'>Cette rue est une exception ! En effet cette voie publique qui prolonge de façon plus étroite la rue Dumont d’Urville jusqu’à la rue d’Austerlitz, porte le nom d’une femme ! Plus est, une « canuse » ! Une autre femme seulement est honorée dans le 4ème arrondissement : Marie-Henriette Maunard, femme d’un propriétaire de terrain sur lequel  la rue a été percée et dont seul le prénom a été retenu. Elle se trouve perpendiculaire à la rue de Cuire, près de la place de la Croix-de-Bois qui accueille pas moins de trois rues, les rues Hénon, de Cuire et Denfert-Rochereau. Pour revenir à Jeanne-Marie Celu, sans accent si l’on en croit les documents de l’état civil, elle est née le 6 août 1780 à Lyon et plus précisément rue de la Vieille Monnaie (rue René Leynaud) dans la paroisse Saint-Piere-Saint-Saturnin. Cette paroisse n’existe plus aujourd’hui, seul reste l’église Saint-Pierre place Moissonnier. L’église Saint-Saturnin détruite à la Révolution se trouvait à hauteur du 23 de la rue Paul Chenavard. Jeanne Marie est la fille d’André Celu, marchand fabriquant d’étoffe de soie et de Catherine Commarmot. Elle appartient donc à une famille de tisseurs sur soie, d’ailleurs son frère Louis était lui aussi chef d’atelier. Elle va se marier avec un propriétaire de terrain, Jacques Rey tout en gardant son métier de canuse. En 1827 son époux fait tracer la rue qui portera longtemps son nom et qui est aujourd’hui la rue Justin Godart. Nous sommes en plein boom immobilier, les canuts et leurs métiers Jacquard arrivent sur le plateau de la Croix-Rousse, il faut aménager des voies publiques et celle qui sera tracée perpendiculairement à la montée Rey va porter le nom en 1831, de cette fabricante d’étoffe de soie. Elle a failli disparaître cette voie typiquement Croix-Roussienne lorsque le préfet Vaïsse, notre Haussmann lyonnais songea à relier la toute nouvelle rue de la République au turbulent plateau de la Croix-Rousse par une large avenue. Un temps elle se nomma rue Descorle en 1849, puis Manuel en 1850 pour revenir en 1831, rue Celu. C’est dans son appartement, au 9 de la montée Rey qu’elle devait décéder  le 26 septembre 1846, 15 ans après l’attribution de son nom à cette rue bordée essentiellement d’immeubles ateliers canuts.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3082887646492888496?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3082887646492888496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3082887646492888496' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3082887646492888496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3082887646492888496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/la-rue-de-mademoiselle-celu.html' title='La rue de Mademoiselle Célu'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2959758430932735470</id><published>2011-06-02T10:20:00.001-07:00</published><updated>2011-06-02T10:20:36.021-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>Déjà les arbres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La municipalité de la Croix-Rousse est fort embarrassée pour parer aux nécessités financière de son administration. Elle réduit les traitements des employés. L’un d’eux a proposé de couper les arbres du cours d’Herbouville. Aux yeux de cet honorable l’ombre est sans doute un luxe réactionnaire. »&lt;br /&gt;Le Président journal napoléonien du 2 mars 1849&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2959758430932735470?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2959758430932735470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2959758430932735470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2959758430932735470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2959758430932735470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/cetait-dans-ltemps_6890.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4762876153358743333</id><published>2011-06-02T04:49:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T04:51:02.017-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>La soie croix-roussienne à Bethléem&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Des tentures de soie se composant de 61 mètres de lampas tissés par les ouvriers de la Croix-Rousse et sortant de la Maison Victor Perret et Charpenel ont été exposées dans la salle d’asile des sœurs Saint-Charles de la rue Grataloup. Ces tentures seront expédiées à Bethléem pour garnir la célèbre grotte. »&lt;br /&gt;La Discussion de novembre 1886&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4762876153358743333?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4762876153358743333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4762876153358743333' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4762876153358743333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4762876153358743333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/cetait-dans-ltemps_5374.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2583000909947590167</id><published>2011-06-02T03:52:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T03:53:29.815-07:00</updated><title type='text'>C’était dans l’temps</title><content type='html'>Un propriétaire Croix-Roussien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un propriétaire de la Croix-Rousse dans la crainte de voir ses locataires lui échapper avant de payer leur terme a obtenu de l’autorité militaire deux sentinelles qui pendant quelques jours ont monté la garde de sa porte. Il paraît que ce service n’a pas été de leur goût, car elles ont été remplacées par un gendarme qui s’acquitte pour le mieux de cette fonction. »&lt;br /&gt;Le Précurseur du 18 décembre 1826&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2583000909947590167?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2583000909947590167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2583000909947590167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2583000909947590167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2583000909947590167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/cetait-dans-ltemps_2033.html' title='C’était dans l’temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3577038893884387316</id><published>2011-06-02T00:38:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T00:40:12.260-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>Un impôt sur les vélos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La Chambre vient de voter coup sur coup, dans l’espace d’une semaine, deux impôts nouveaux de 10 frs. L’un sur les vélocipèdes, l’autre sur les pianos. On compte en France 600 000 vélocipèdes d’où 6 millions pour le Trésor. Le nombre de pianos est à peu près le même. L’ensemble de ces deux nouveaux impôts rapportent 12 millions pour les caisses de l’Etat."&lt;br /&gt;Bulletin Officiel de l'exposition de 1894 du 23 février 1893&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3577038893884387316?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3577038893884387316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3577038893884387316' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3577038893884387316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3577038893884387316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/cetait-dans-ltemps_02.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-5562355420131356358</id><published>2011-06-02T00:10:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T00:11:09.372-07:00</updated><title type='text'>Lyon fête Jean-Jacques Rousseau</title><content type='html'>Une lettre rédigée le 22 Vendémiaire de l’an III, par Pocholle, représentant du peuple à la Convention Nationale, ordonne au citoyen Teipyez, botaniste, d’organiser à Lyon la fête de Rousseau, le 25 vendémiaire. En fait ce n’est pas à Lyon que cette lettre a été envoyée mais à Commune-Affranchie, puisque notre ville a perdu son nom depuis le décret de la Convention « Lyon n’est plus » suite au siège de 1793. Pourquoi s’adresser à un botaniste ? Pocholle s’en explique : « Il appartient à ceux qui font leur étude particulière de la nature, d’honorer l’homme qui en fut l’ami le plus vrai ». Il invite donc le citoyen Teipyez à composer le cortège afin d’y « réunir tous les citoyens qui comme lui ont cherché dans la connaissance des plantes et de leurs vertus, les moyens d’être utiles à leurs semblables ». On ne peut s’empêcher, aujourd’hui, de trouver quelque peu surréalistes ces phrases évoquant la nature, alors que le siège particulièrement sanglant vient à peine de s’achever. Toujours est-il que le citoyen botaniste s’exécute et avec talent puisque à l’heure dite, sur la place de la Maison-Commune, tout est prêt. Le Conseil Général de la Commune s’est réuni d’abord dans une salle de la Mairie pour célébrer la fête de la translation des cendres de J-J Rousseau. Il y a là les divers corps constitués et les représentants du peuple Charlier et Pocholle, ainsi que Albitte et Salicetti, également de la Convention Nationale qui eux, étaient de passage. En ordre, les différents groupes, rangés sous des bannières indicatives, sortent sur la place de la Liberté, puisque c’est le nom de la place des Terreaux cette année là. Il y a de nombreuses délégations.  Un groupe de jeunes garçons sous un drapeau où l’on peut lire : « Il nous a donné Emile pour modèle ». Un peu plus loin, des jeunes filles, un drapeau où était écrit : « On voit parmi nous la candeur de Sophie ». Les mères allaitant leurs enfants sont également présentes avec une bannière portant ces mots : « Il rendit les mères à leur devoir et les enfants au bonheur ». Les Lyonnais qui ont connu et reçu J-J Rousseau sont bien entendu dignement représentés avec cette inscription : « Il connut à Lyon les charmes de l’amitié ». Il convient de ne pas oublier que Rousseau est né à Genève qui est, jusqu’à preuve du contraire, en Suisse. Un groupe de Genevois a fait le voyage et porte le drapeau où est inscrit la phrase décrétée par la Convention Nationale : « Genève aristocrate l’avait proscrit, Genève libre a vengé sa mémoire ». Tout un groupe de vieillards, d’artistes et de citoyens, porte le livre du Contrat social. Un drapeau arbore des extraits du Contrat social comme : «  L’Homme est né libre… Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’Homme, aux droits de l’Humanité, même à ses devoir. »&lt;br /&gt;Le cortège accompagné d’une fanfare, s’ébranle pour rejoindre l’île J-J Rousseau, située sur la rive gauche du Rhône, en amont du pont Morand. On découvre un cénotaphe entouré de peupliers décorés de guirlandes de fleurs. Au faîte du tombeau, la statue de Rousseau réalisée par le sculpteur Chinard. L’artiste a eu très peu de temps pour réaliser cette œuvre mais le peuple semble apprécier ce groupe où l’on voit l’auteur des Confessions embrassant d’un côté deux enfants des deux sexes et s’appuyant de l’autre main sur deux tables de lois. « Ce groupe dont la vérité et la bonne composition ont rappelé en même temps les traits, les vertus, les talents et les habitudes du grand homme dont on célébrait la mémoire » juge les observateurs de l’époque. Mais pas de cérémonie sans discours. C’est d’abord Charlier qui voit en J-J Rousseau « le plus grand homme qui ait honoré l’humanité depuis les beaux siècles de la Grèce et de Rome », puis Pocholle prend à son tour le parole. Un discours politique où il fustige les « fêtes de la superstition qui n’offraient que des objets avilissants et répréhensibles et ne rappelaient que la mémoire de l’inutilité et de l’hypocrisie. » Et il conclut : Les fêtes des hommes libres n’offrent que des objets régénérateurs, la sagesse, le génie, la gloire. Les exemples offerts par la superstition tendaient à éteindre l’homme : les exemples offerts par la liberté tendant à l’élever et à l’agrandir. » Cette grande fête qui ne l’oublions pas se déroule au lendemain du siège de 1793, se terminera par un concert avec l’hymne à Jean-Jacques Rousseau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-5562355420131356358?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/5562355420131356358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=5562355420131356358' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5562355420131356358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/5562355420131356358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/lyon-fete-jean-jacques-rousseau.html' title='Lyon fête Jean-Jacques Rousseau'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7054635269332212104</id><published>2011-06-02T00:03:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T00:04:18.405-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>Joseph Bard juge Lyon en 1848 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les polémiques sur les transformations de la ville, sur les restaurations plus ou moins réussies ne datent pas d’aujourd’hui. En 1847 Lyon reçoit la visite d’un personnage qui ne manie pas la langue de bois, Joseph Bard (1803-1861). Archéologue, spécialiste dans de nombreux domaines, grand voyageur, auteur de 187 ouvrages, collaborateur de plus de 130 titres de journaux, il est à la fois un homme cultivé et un homme vaniteux, parfois insupportable. Il s’en moque et ne craint pas de heurter la majorité de ses contemporains. Par ailleurs au début de sa carrière il fréquenta à Paris le conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal, Charles Nodier, ce qui lui permettra de rencontrer Victor Hugo et Prosper Mérimée. Ce dernier le fit nommer inspecteur des Monuments Historiques pour les département de l’Ain, du Rhône et de l’Isère. On peut également le considérer comme l’un des fondateurs du tourisme en chemin de fer. C’est dire qu’il est très intéressant de l’accompagner dans sa visite de Lyon car son écriture ne s’embarrasse pas de précautions diplomatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1846 on ouvre la rue Centrale qui deviendra en 1943, la rue de Brest. Qu’en pense-t-il un an après. Ce n’est pas à proprement parler l’enthousiasme. « Malgré les rêves d’or qui président au percement de cette voie, et font croire à beaucoup de nos frères qu’elle sera un lit somptueux où le pactole coulera à flot, je suis moi, je l’avoue, un ami froid de la rue Centrale. » Voilà qui est dit. Qu’est-ce qui chagrine notre homme ? D’abord, il aime la rue Mercière et ce percement va lui porter un coup mortel. « Cette vieille rue Mercière, centre de l’ancienne librairie lyonnaise, symbole de la cité lyonnaise, cousue de ces servitudes qui rappelaient les mœurs fraternelle et confiantes du Moyen-Age. » Il voit cette rue Mercière devenir un désert où il ne retrouvera plus « ces vieilles boutiques à l’enseigne faisant image et nos chères traditions du XVIème siècle. » Inconsolable et porté par son désespoir, il n’hésite pas à écrire : « J’ai toujours à Lyon défendu la cause du pauvre et de l’opprimé, et en pleurant le sort de la rue Mercière qui va se trouver déshéritée des avantages sur lesquels sa longue possession lui donnait le droit de compter toujours, je ne sort ni de mes habitudes, ni de mon rôle. N’aurait-on pas pu se borner à redresser la rue Mercière, axe naturel de la ville de Lyon, sans la frapper à mort ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Palais de Justice, lui aussi reçoit sa visite. Là ce sont les inscriptions qui attisent sa colère. « On a fait dans les légende du Palais de Justice un déplorable emploi de l’U et du J et des caractères monstrueux que le mauvais goût et le charlatanisme parisien ont adoptés pour les enseignes des boutiques. » Avec virulence il s’en prend aux architectes parisiens qui ne veulent point démordre de leurs habitudes. « Ce détestable goût de l’U et du J majuscule, des caractères gras et ignobles, Paris l’a propagé même en typographie. »&lt;br /&gt;Un coup d’œil sur l’église Saint-Georges. S’il félicite l’architecte Bossan, « je n’ai que des éloges à donner à son exécution », il ne peut s’empêcher de glisser : « M. Bosson n’eût-il pas été mieux inspiré s’il eût pensé à créer là une belle apside romano-byzantine avec triforium extérieur, et a imiter un de ces imposants clochers coniques, flanqués de quatre cornes tumulaires, dont nous avons en Bourgogne, de si admirables types ? » Reste à savoir ce qu’il aurait dit, si ce brave Bosson avait justement fait « là une belle apside…. » &lt;br /&gt;Ses avis ne s’arrêtent pas à l’architecture. Passant devant l’église Saint-Polycarpe, il remarque une affiche annonçant un concert pour le 25 février à 10 heures. Il l’a lit et bondit tout aussi tôt sur sa plume. « Dans l’église Saint Polycarpe, le 67ème régiment de ligne exécutera une messe en musique. Parmi les morceaux promis, on remarquait : l’ouverture de Lucie (Donizetti) le duo de Guillaume Tell (Rossini) etc… Quelles différences y avait-il entre cette affiche, entre ce style et ceux des théâtres lyriques ? Comment voulez-vous que la prière et le chant du peuple aient pu s’unir à cette musique si effrontément mondaine. » On se plaît à imaginer Joseph Bard, parcourant aujourd’hui les quartiers de Lyon et entrant dans une église !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7054635269332212104?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7054635269332212104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7054635269332212104' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7054635269332212104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7054635269332212104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/06/cetait-dans-ltemps.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2514428379835636175</id><published>2011-05-31T09:29:00.000-07:00</published><updated>2011-05-31T09:30:33.621-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>La vogue de la Guillotière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Brotteaux vont avoir aussi leur vogue. Moyennant une somme qu’on dit assez ronde, la municipalité de la Guillotière a accordé toutes les permissions qui lui ont été demandées et les saltimbanques de la Croix-Rousse ont déjà procédé à leur installation sur la place Béranger (Maréchal Lyautey aujourd’hui).&lt;br /&gt;Nous n’avons rien contre le fait lui-même mais on nous permettra de nous élever contre l’envahissement des carrés de verdure qui font le principal ornement de cette place.&lt;br /&gt;Nous voudrions qu’on les eût respectés davantage, qu’on se fût abstenu de construire des baraques sur le sol, nous pensons au moins qu’on aurait stipulé avec les saltimbanques que, le temps de la vogue expiré, les choses seraient remises aux frais de ceux-ci dans leur état primitif. »&lt;br /&gt;Le Nouvelliste Lyonnais du 28 octobre 1848&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2514428379835636175?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2514428379835636175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2514428379835636175' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2514428379835636175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2514428379835636175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-ltemps_31.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1933495828574018049</id><published>2011-05-31T00:41:00.000-07:00</published><updated>2011-05-31T00:44:52.892-07:00</updated><title type='text'>C'était dans le temps</title><content type='html'>Pas simple la solidarité ouvrière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche 16 août 1846 à 21 h 45 quatre jeunes de la société des Ferrandiniers passaient devant le café de M. Duc, rue Bodin. A l’intérieur une autre société celle dite de « L’Union ». Il va résulter de cette rencontre une lutte dans laquelle l’un des ferrandiniers Barthélemy Poncet va être blessé de plusieurs coups de couteau. Il va se traîner jusqu’au café Baruel, place Saint-Laurent où se trouvait quelques ferrandiniers qui s’empressaient de porter cette triste nouvelle aux autres compagnons réunis chez leur « Mère » rue de Cuire. C’est en masse qu’ils partirent en direction de la rue Bodin. Le commissaire de police Chaumont averti se rendit sur les lieux et parvint à calmer les esprits jusqu’à l’arrivée de deux détachements de troupe de ligne qui contribuèrent à rétablir l’ordre.&lt;br /&gt;Source : L'Echo de l'INdustrie du 28 08 1846&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1933495828574018049?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1933495828574018049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1933495828574018049' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1933495828574018049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1933495828574018049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-le-temps.html' title='C&apos;était dans le temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2658251974554996908</id><published>2011-05-30T01:19:00.000-07:00</published><updated>2011-05-30T01:20:44.472-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>La maison de tolérance de la rue du Mail&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 janvier 1846 le journal L’Echo de l’Industrie publie un article concernant des scènes scandaleuses qui auraient eu lieu dans le voisinage de la maison de tolérance de la rue du Mail. Aussitôt l’adjoint au maire de la Croix-Rousse Monsieur Clapisson qui fait à se moment là fonction de maire, écrit au rédacteur en chef pour réfuter ces allégations. Rappelant que l’administration municipale « se fera toujours un devoir d’exercer la plus active vigilance sur les maisons de tolérance et de réprimer de la manière la plus sévère le scandale qu’elles pourraient occasionner » adresse ce conseil au rédacteur en chef Eugène Favier : « je vous prie d’être dorénavant moins crédule, plus confiant dans l’administration municipale… »&lt;br /&gt;Parfois il faut être prudent ; le 26 mars 1849 Monsieur Clapisson sera condamné à un an de prison et 1 000 frs de dommages et intérêts pour avoir falsifié le vin qui était en dépôt dans son entrepôt à Serin. Il compensait le vin dérobé par de l’eau !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2658251974554996908?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2658251974554996908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2658251974554996908' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2658251974554996908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2658251974554996908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-ltemps_30.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3499179444838732325</id><published>2011-05-29T23:40:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T23:42:07.995-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>A propos de la Poste&lt;br /&gt;« L’administration de la Poste se propose d’introduire dans le service des dépêches de nouveaux délais d’acheminement. Etranges progrès. Le service Lyon Mulhouse qui se fait actuellement en 23 heures se fera aux termes de l’adjudication en 36 heures ce qui dans la pratique équivaut à un délai de 40 h environ. Le service Lyon Bordeaux qui était de 39 h se fera par entreprise particulière en 57 h ce qui vaudront à peu près 65 h et probablement davantage dans la mauvaise saison. »&lt;br /&gt;L’Avenir du Peuple du 28 octobre 1848&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3499179444838732325?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3499179444838732325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3499179444838732325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3499179444838732325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3499179444838732325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-ltemps_702.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1812016248706112478</id><published>2011-05-29T22:51:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T22:55:19.403-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>Et si le tunnel de la Croix-Rousse avait été un canal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 20 juin 1831 est présenté au maire de Lyon Prunelle le projet d’un canal souterrain à pratiquer sous la colline de la Croix-Rousse pour la jonction entre le Rhône et la Saône. Ce même projet sera de nouveau sur le bureau du préfet Gasparin le 12 octobre 1833. On sait aujourd’hui qu’il ne sera pas retenu et qu’en lieu et place sera percé le tunnel routier, mis en chantier en 1939 et inauguré le 20 avril 1952 par le maire de Lyon Edouard Herriot et le président du Conseil Antoine Pinay. Ce canal envisagé n’était-il qu’un projet utopique ? A-t-il donné lieu à une étude sérieuse ? Peut-on regretter qu’il n’ait pas abouti ? A cette dernière question, les habitants du quartier de Serin et du Cours d’Herbouville acquiesceront sans doute. Mais au lecteur de se faire une idée sur la fiabilité de ce projet des plus écologiques grâce à une série d’articles parue en 1835 dans le journal l’Echo du Prolétaire.&lt;br /&gt;Ce qui motive en premier lieu le concepteur du projet, Annet Bigaud, se sont les inondations et se qu’elles entraînent : « La ville de Lyon et les communes de la Guillotière et de Vaise ont fréquemment à souffrir des inondations du Rhône et de la Saône. Outre les dévastations que causent ces débordements, ils ont encore l’inconvénient de laisser, après eux dans les bas-fonds qu’ils ont envahis, des eaux qui, à la longue, deviennent insalubres, et exhalent des miasmes morbifiques. C’est ainsi que le Rhône et la Saône, naturellement destinés à faire l’ornement et la richesse de la cité lyonnaise, compromettent la santé et la fortune de ses habitants. » Ces inondations ont été étudiées : « 1° l’inondation du Rhône s’effectue en 24 et 48 heures, et qu’elle se retire aussi promptement qu’elle est venue ; 2° que la crue de la Saône dure 9 jours, quelquefois 18 et même 27 jours et qu’elle est aussi lente à rentrer dans son lit qu’à en sortir ; 3° que les crues du Rhône et de la Saône sont rarement simultanées et que généralement elles se succèdent. » De ses observations il conclu qu’en ouvrant un canal souterrain sous la colline de la Croix-Rousse, on obtiendrait par là l’écoulement du trop plein du Rhône dans la Saône et réciproquement. Reste à savoir où et comment. « Le canal serait percé souterrainement comme l’on été la canal de Givors, celui de Saint-Maur, comme les chemins de fer. En ligne droite, sous les murs de la ville, de la barrière de Serin à celle de Saint-Clair. » Après avoir précisé les dimensions de la « montagne de la Croix-Rousse », 1900 mètres de la rive de la Saône à celle du Rhône et 85 mètres de hauteur, il envisage une percé de 60 pieds de largeur dont 40 pour le lit du canal et 10 pour chacun des chemins latéraux. Ces chemins latéraux seront destinés au public et au service de halage. Quand à la voûte à ogive « elle aurait 28 pieds de hauteur. » Le lit du canal serait profond de 18 pieds et les chemins latéraux devront être de 48 pouces en contrebas des eaux du fleuve ou de la rivière. Annet Bigaud précise évidemment « qu’en cas de débordement, ce percé ne serait plus ni un canal ni une route, mais bien une rivière portant du Rhône à la Saône et vice versa les eaux surabondantes, et diminuant ainsi pour les rives respectives les dangers de l’inondation. » Le concepteur de ce projet qui aurait pu changer la Ville de Lyon, ne voit que des avantages. « La position de ce canal serait unique en France. On ne saurait, en effet, en trouver une plus favorisée par la nature. Placé à l’entrée d’une cité qui est la seconde du royaume pour la population, et la première par le commerce et l’industrie, joignant un fleuve et une rivière, aboutissant à deux grandes routes, contigu à plusieurs points ; ce canal promet au commerce lyonnais une nouvelle ère de prospérité, les avantages que les populations doivent en retirer sont incalculables. » &lt;br /&gt;Pour Annet Bigaud ce canal n’exigerait point d’entretien. Et en plus « il ne serait point comme tant d’autres canaux qui restent plusieurs mois de l’année fermés, soit par manque d’eau, soit par la rupture des digues, soit  par le curage. Taillé à plus des trois quarts dans le rocher, et pour le surplus dans un granit presque aussi dur, quoique en partie rocailleux, il ne donnera pas une heure de travail ni un centime de dépense par année. Sa construction devra au surplus être telle que l’on puisse au besoin en retirer les eaux. Cette opération s’exécuterait à l’aide d’une simple machine hydraulique modelée sur celles dont on fait usage en Hollande. Mise en mouvement par le courant, soit du Rhône, soit de la Saône, cette machine n’aurait pas fonctionné 10 heures consécutives que le lit du canal se trouverait à sec. Il pourrait être rempli de nouveau en 10 minutes. » Il est convaincu que lorsqu’un tel projet aura été étudié sous le rapport des avantages généraux qui y sont signalés, et sous celui des développements immenses dont il est susceptible, son adoption ne pourra faire l’objet d’aucun doute. Annet Bigaud est même persuadé qu’un grand nombre de riches propriétaires s’empresseront de participer à une entreprise monumentale si utile à la population lyonnaise, et dont l’exécution sera si glorieuse pour ses fondateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette série d’articles concernant le canal de la Croix-Rousse nous permet également de connaître un peu mieux l’activité fluviale dans les années 1830. On apprend par exemple qu’il passe par an, au bureau maritime de Serin, 19 à 20 mille bateaux, pour lesquels il se fait une dépense journalière de 2, 3 et 400 fr. occasionnée par les équipages soit d’hommes, soit de chevaux nécessaires au halage de chacun d’eux. Les bateaux qui arrivent à Lyon par Serin pour être chargés ou déchargés sur les rives du Rhône, et ceux qui descendent le Rhône pour apporter leur charge sur les quais de la Saône sont obligés de doubler le « cap de la Mulatière » ou de faire le transport de leur cargaison par charrettes. Il faut un jour entier pour le trajet d’un bateau vide de St-Clair à Serin, il faut, outre les eaux et le vent favorables, employer un équipage de plusieurs hommes. Un bateau chargé de bois ou de charbon, qui doit se rendre de Serin jusqu’en amont du pont Morand, coûte à son propriétaire 200 à 350 fr. de frais, outre les risques et les inquiétudes pendant… trois jours ! Les blés et les grains de la Lorraine, de la Bourgogne et de la Bresse arrivant par la Saône pour être moulus à Lyon, doivent, de toute nécessité, être voiturés par terre des quais de la Saône aux moulins du Rhône. La difficultés et les frais du transport sont tels qu’on ne voit généralement pas sur les ports du Rhône, des pierres de Tournus et de Couzon, ni des tuiles, des carreaux, des foins et des pailles, des radeaux de bois de chêne de Bourgogne. On découvre également que la voie publique est souvent encombrée par le transport de grosses et longues pièces de bois que l’on débarque à Vaise et qui sont conduites soit à St-Clair, soit aux Brotteaux, « offrant aux passants une continuelle perspective de danger. »&lt;br /&gt;Outre cette description qui vise bien entendu à argumenter le projet du canal d’Annet Bigaud, il est également question de l’eau que renferme le plateau croix-roussien. Et c’est l’occasion de choses étonnantes. En effet pour le concepteur, il va de soi que lors du percement de « la montagne de la Croix-Rousse, cette admirable entreprise, en découvrant un grand nombre de sources, d’excellentes eaux, résoudra infailliblement et avec succès le problème de la fourniture de l’eau nécessaire à la consommation de la grande majorité des habitants de Lyon. » Notre concepteur voit la possibilité de « recueillir toutes les sources en un ou plusieurs vastes réservoirs pratiqués de chaque côté de la voûte du canal. Leurs produits en seraient tirés au moyens de procédés hydrauliques et conduits à d’autres réservoirs dans l’intérieur de la ville. » Car déjà à cette époque on sait que la colline de la Croix-Rousse renferme, à différents niveaux, une immense quantité d’eau. « On peut s’en convaincre par le grand nombre de puits qui y existent. Ces puits offrent en profondeur 19, 27, 31, 38, 52 et 108 pieds ; un seul porte 131 pieds » précise-t-il. Une eau paraît-il « non moins légères et salubres que celles de la Chana et de St-George ». Mais ce n’est pas tout. Ce canal pourrait bien servir à d’autres activité. Bigaud ne manque pas d’imagination. Qu’écrit-il ? : « Le percé de la montagne offrira, sous sa voûte, une gare des plus utiles aux Brotteaux, contre les glaces, un abri sûr pour toute espèce de marchandises contre les pluies, les gelées, les neiges et même les vols. » Mais ce n’est pas tout. Il y a plus surprenant. L’on sait que depuis des décennies on cherche à savoir l’origine des fameuses « arrêtes de poissons » galeries souterraines sur la partie orientale de la colline. Et bien voilà ce que propose Annet Bigaud en 1835 : «  Des galeries parallèles à sa direction (du canal) pourraient être ouvertes sur les parties latérales. Les dimensions et la position de ces galeries seraient différentes d’après l’usage auquel on les appliquerait. Dans l’endroit le plus sec on établirait un magasin à poudre ; dans les endroits humides seraient placés des réservoirs d’eau, des glacières, des entrepôts de vin, etc., etc. Un souvenir des plus tristes vient à l’appui de cette perspective d’utilité générale. L’arsenal de Lyon, à l’époque du siège, fut réduit en cendres. Un canal voûté comme il a été dit, aurait alors sauvé la fortune publique. Lyon pourrait un jour être assiégé ; il convient qu’il ait une retraite à l’épreuve du boulet et de la bombe, pour recéler ses archives, sa bibliothèque, ses tableaux et tout ce que la propriété publique ou particulière offre de plus précieux. » Etonnant non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1812016248706112478?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1812016248706112478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1812016248706112478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1812016248706112478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1812016248706112478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-ltemps_29.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-466489855913086474</id><published>2011-05-29T22:45:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T22:47:14.731-07:00</updated><title type='text'>L'apport social des canuts</title><content type='html'>Avril 1833 annonce les futures organisations syndicales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet extraordinaire laboratoire social qu’est l’Echo de la Fabrique, quelques articles parus en avril 1833 retiennent l’attention. Ils annoncent un tournant important dans la prise de conscience ouvrière de la nécessité de dépasser les clivages corporatistes pour aboutir à une solidarité prolétarienne. Cette étape essentielle dans l’histoire des travailleurs est d’autant plus forte, plus symbolique qu’elle est franchie à l’occasion du conflit des ouvriers tailleurs de pierre. Or le compagnonnage qui était le mode d’organisation et de défense des ouvriers est né des tailleurs de pierre. Il y a là une véritable rupture avec les pratiques historiques des travailleurs manuels. Ces quelques textes d’avril 1833 permettant de comprendre ce qui est en train de naître à Lyon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 7 avril 1833 réagit vivement quand il apprend que 3 ouvriers tailleurs de pierre sont arrêtés pour le délit de coalition.&lt;br /&gt; « Les ouvriers tailleurs de pierre ont fait, il y a près d’un mois, des conventions avec les maîtres tailleurs de pierre : un tarif a été librement arrêté entre eux tous. Quelque temps après un sieur Rivière, signataire des conventions, n’a plus voulu s’y soumettre ; ses ouvriers ont quitté son chantier et ont cherché ailleurs un travail mieux rétribué. Rivière a porté plainte, et les sieurs Châtelet, Morateur et Breysse ont été arrêtés comme coupables de coalition et coupables en outre d’avoir fait cesser le travail dans le chantier de Rivière. Ces trois pères de famille ont paru devant le tribunal correctionnel après huit jours de détention. Le tribunal les a acquittés et n’a pas même cru devoir entendre leur défenseur, Me Chanay. Ils pensaient être mis en liberté, mais le procureur du roi a interjeté appel, et des hommes qui sont nécessaires à leur famille, sont ainsi détenus préventivement parce que tel est le bon plaisir de M. Chegaray. Il a, nous le savons, usé de son droit, mais le vice de nos lois ne devrait-il pas être amendé par la sagesse de nos magistrats. Quel danger y a-t-il pour la société dans la mise en liberté d’hommes qui, s’ils étaient coupables, n’auraient à craindre qu’une condamnation à quelques jours de prison. Pourquoi cette punition préventive, sans utilité pour la société, sans compensation pour les malheureux qui y sont soumis. »&lt;br /&gt;Le journal des canuts rappelle qu’en octobre 1831, pour le même délit, les ouvriers en soie n’avaient pas été poursuivis et encore moins soumis à une arrestation préventive :&lt;br /&gt;« Allons plus loin : les ouvriers tailleurs de pierre ne sont ni plus ni moins coupables que les ouvriers en soie, que les ouvriers tullistes. Les circonstances sont identiques. D’où vient qu’on emploie une manière de procéder différente ? Les ouvriers en soie, les ouvriers tullistes n’ont pas été soumis à une arrestation préventive ; les premiers n’ont pas même été poursuivis. La justice cependant ne doit pas avoir deux poids et deux mesures. Voudrait-on laisser croire que les ouvriers en soie n’ont dû leur liberté qu’à la crainte que leur nombre inspirait, et non à la justice de leur cause, à la sympathie du pouvoir pour la classe prolétaire ? De deux choses l’une, ou M. Varenard ne fit pas son devoir en octobre 1831, ou M. Chegaray fait plus que le sien en mars 1833. »&lt;br /&gt;Puis l’Echo de Fabrique précise son rôle :&lt;br /&gt;« Les ouvriers tailleurs de pierre trouveront dans l’Echo de la Fabrique un appui naturel à leur cause ; car nous nous empressons de leur l’offrir ; car nous ne voulons pas qu’on oublie que l’Echo de la Fabrique, quoique journal d’une industrie spéciale, est aussi celui de la classe laborieuse tout entière ; il est la tribune du prolétariat. Toutes les industries sont solidaires pour la répression des abus, des privilèges, pour l’adoption de ce principe sacré qui fait la base du droit des hommes salariés VIVRE EN TRAVAILLANT. »&lt;br /&gt; Enfin les tailleurs de pierre vont écrire au journal ce texte fondamental. L’Echo l’accompagne d’une présentation intéressante sur l’esprit qui anime les journalistes&lt;br /&gt;« Nous publions sans commentaire l’adresse suivante des ouvriers tailleurs de pierre aux ouvriers en soie, car nos paroles seraient trop au-dessous des sentiments que sa lecture fait naître.&lt;br /&gt;Nous remercions, en ce qui nous concerne, les ouvriers tailleurs de pierre du souvenir honorable qu’ils veulent bien nous accorder. Il nous est doux de recevoir au milieu du combat et avant la victoire, le salaire de nos faibles mais consciencieux travaux.&lt;br /&gt;Nous avons encore beaucoup à faire pour être dignes de cette récompense ; nous le ferons. Nous puiserons de nouvelles forces dans ce témoignage de la sympathie de nos concitoyens. Forts de cet appui que nous trouvons dans l’opinion publique, nous continuerons, sans craindre les entraves que les ennemis de la cause sacrée à laquelle nous avons voué notre existence, pourraient nous susciter, nous continuerons à marcher d’un pas ferme vers le but que nous nous sommes proposé : L’EMANCIPATION PHYSIQUE ET MORALE DE LA CLASSE PROLETAIRE. Dieu et la liberté nous soient en aide. God and liberty (Voltaire à Franklin).&lt;br /&gt;Aux ouvriers en soie.&lt;br /&gt;Nous nous empressons de vous manifester notre reconnaissance pour la généreuse sympathie que vous avez témoignée pour nos frères détenus : le journal qui s’est spécialement consacré à la défense de vos intérêts, s’est hâté de nous offrir son appui ; nous sommes heureux et fiers de cette bienveillance. Le temps n’est plus où nos industries se poursuivaient d’injures et de violences mutuelles ; nous avons enfin reconnu que nos intérêts sont les mêmes, que loin de nous haïr, nous devons nous aider, et qu’un esprit de confraternité doit nous unir tous. De tant de faisceaux séparés ne formons qu’un seul faisceau : les travailleurs ne peuvent améliorer leur sort que par une association toute fraternelle ; puisse votre exemple amener enfin l’oubli de toute funeste rivalité ; puissent toutes les professions se donner la main ! A vous appartiendra l’honneur d’un aussi noble résultat.&lt;br /&gt;Recevez en particulier, M. le rédacteur, l’expression de notre gratitude pour vos généreux et constants efforts en faveur de la cause sainte de l’émancipation des prolétaires.&lt;br /&gt;Pour nos frères, les tailleurs de pierre :&lt;br /&gt;Signés : Savigny, Doyen, Tissier cadet, Tissier aîné, Baron, Berger, Taboulat, Louis Aimard, Gentil, Respaux, Boiron, Cousin, Pain, Mouchard, Bourgeois, Bidault, Berset, Vallèle, Perrin, Sourd père, Sourd fils, Trouvet, Michelon, Guillermin, Pilloud, Escudié, Goujon, Hourlat, Goubre, Perruquet, Imbert, Aspet, Guillaume, Aubriaque, Uze, Carret, Peterre, Drevet, Perrin cadet, Deschamp, Lefroid, Chabout, Venture, Chatte, Faure, Chapotton, Constant, Constantin, Bellevêque, Durand, Barthès, Lizet fils, Marchand, Michelon, Berguirailles, etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-466489855913086474?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/466489855913086474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=466489855913086474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/466489855913086474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/466489855913086474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/lapport-social-des-canuts.html' title='L&apos;apport social des canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4241305526107041949</id><published>2011-05-29T09:55:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T09:58:44.668-07:00</updated><title type='text'>La vogue de la Croix-Rousse</title><content type='html'>« La vogue de la Croix-Rousse avait attiré une immense affluence sur la Grande Place de cette commune. Le bruit des détonations et de la musique en plein vent des saltimbanques qui la peuplent en ce moment, était devenu tellement assourdissant que les habitants s’étaient vu forcés dans l’intérêt de leurs oreilles, d’abandonner leurs logis. Nous avons cependant à louer l’arrêté qui avait proscrit, dimanche passé, tous les jeux dit de hasard. On ne saurait prendre des mesures trop sévères contre cette adroite fourberie qui, sous l’appât d’un gain problématique, offre un piège grossier où d’honnêtes travailleurs vont engloutir, souvent dans quelques heures, les ressources de toute une semaine. »&lt;br /&gt;L’Echo de l’Industrie en 1845&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4241305526107041949?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4241305526107041949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4241305526107041949' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4241305526107041949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4241305526107041949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/la-vogue-de-la-croix-rousse.html' title='La vogue de la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8259833736433472323</id><published>2011-05-29T02:34:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T02:38:09.028-07:00</updated><title type='text'>C'était dans l'temps</title><content type='html'>Histoire de latrines&lt;br /&gt;Les habitants et propriétaires de la place des Terreaux ont signé une pétition adressée à M. le Maire contre une idée singulière de l’Administration. Nos lecteurs auront peine à croire que dans ce moment on construit sur la place des Terreaux des latrines publiques. La manie des améliorations de ce genre est parvenue à un tel degré de fanatisme que bientôt toutes nos places ne seront plus à l’abri de son envahissement.&lt;br /&gt;L’Echo de l’Industrie de 1845.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8259833736433472323?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8259833736433472323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8259833736433472323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8259833736433472323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8259833736433472323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/cetait-dans-ltemps.html' title='C&apos;était dans l&apos;temps'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2357457117358959870</id><published>2011-05-28T21:56:00.000-07:00</published><updated>2011-05-28T21:59:57.807-07:00</updated><title type='text'>La mairie actuelle du 4ème arrondissement</title><content type='html'>La mairie du 4ème arrondissement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bâtiment de la mairie du 4ème arrondissement est étroitement lié à l’histoire du boulevard de la Croix-Rousse. En effet le 20 juin 1865, Napoléon III déclare que « les fortifications n’ont plus aucune raison d’être ; elles sont inutiles contre l’ennemi et nous sommes plus au temps où l’on se croyait obligé d’élever de redoutables défenses contre l’émeute. » Une déclaration très politique puisqu’il ne manque pas d’ajouter en souhaitant remplacer les remparts (en partie déjà démolis) par un boulevard de 40 mètres de large et planté d’arbres : «… témoignage de sa confiance dans le bon sens et le patriotisme de la population lyonnaise. »&lt;br /&gt;Il est à noter qu’en 1842 était projeté un Hôtel de Ville (La Croix-Rousse a le statut de Ville jusqu’en 1852) sur l’ancien terrain du jeu de mail faisant partie des fossés de la ville de Lyon.&lt;br /&gt;En 1866 l’ingénieur Bonnet présente le projet du boulevard qui suivra celui des fortifications, les bastions devenant les places (Tabareau, des Tapis, Claude Joseph Bonnet…)&lt;br /&gt;En 1867 commencent les travaux  du boulevard de la Croix-Rousse. La Ville va renoncer à prolonger la rue Duviard jusqu’au boulevard et conserve un îlot assez étendu de 2000 m2. Ce terrain en raison de sa position centrale sur le boulevard, de sa proximité avec le quartier peuplé, de sa superficie va être utilisé pour la construction de la nouvelle mairie. &lt;br /&gt;La construction se fait de 1867 à 1869. Elle va abriter les services d’état civil, de la justice de Paix, la Caisse d’Epargne de la Croix-Rousse et la gendarmerie.&lt;br /&gt;Jusque dans les années 1970 la mairie abritera également la bibliothèque dans ce qui est aujourd’hui la salle du Conseil. La Caisse d’Epargne de la Croix-Rousse a récemment « immigrée » sur le 1er arrondissement et perdue sa spécificité de Caisse d’Epargne… de la Croix-Rousse. Elle occupait ce qui est aujourd’hui les services d’Etat Civil. Ceux-ci étant au 1er étage.&lt;br /&gt;Je peux assurer qu’en 1962 le Conseil de révision se tenait dans la mairie.&lt;br /&gt;C’est en 1948 que les Dejean, père et fils, apposèrent les deux plaques célébrant les Voraces de 1848 et les Révoltes des tisseurs sur soie de 1831 et 1834.&lt;br /&gt;A la Libération des femmes accusées de collaboration furent « exposées » tondues, sur le parvis. &lt;br /&gt;En mai 1968 un comité de quartier improvisé se tenait devant la mairie. Il affichait notamment le prix des légumes du marché relevés le matin de bonne heures afin d’éviter les hausses brutales. Ce même comité voulu occuper symboliquement la mairie. Le pouvoir en place à cette époque refusa et fit jouer la présence de la Caisse d’Epargne et l’argent qu’elle avait dans ses coffres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2357457117358959870?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2357457117358959870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2357457117358959870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2357457117358959870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2357457117358959870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2011/05/la-mairie-actuelle-du-4eme.html' title='La mairie actuelle du 4ème arrondissement'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8809831158981912186</id><published>2008-12-27T22:05:00.000-08:00</published><updated>2008-12-27T22:10:01.655-08:00</updated><title type='text'>Novembre des Canuts</title><content type='html'>Le 22 et 23 novembre 2008 a eu lieu une manifestation commémorant la révolte des Canuts de 1831. Un numéro 0 qui a confirmé ce que nous ressentions au moment de la mise en route de ce projet. Cette période de l’histoire des tisseurs de soie passionne. La conférence de Ludovic Frobert, les extraits de la pièce de théâtre Eloge des Canuts ont été suivis par une centaine de personnes. Dimanche matin plus de 80 personnes ont effectué le trajet sur les pas des Canuts ponctué d’interventions de la compagnie du Chien Jaune. L’après-midi un public nombreux, entre 80 et 100 participants, a pris part au débat de haute tenue sur les publications syndicales et écouté l’association Musicale Populaire de Lyon. Ajoutons les visiteurs de l’exposition que nous n’avons pas comptabilisés. &lt;br /&gt;Un succès et un encouragement qui nous obligent à préparer dès maintenant l’édition 2009 du Novembre des Canuts. Les bases de cette manifestation ont été affirmées les 22 et 23 novembre. Nous les rappelons : L’épine dorsale est l’Echo de la Fabrique, le programme doit être à la fois culturel, ludique, informatif, historique et montrer le lien qui existe entre les combats, réflexions, suggestions et analyses des Canuts des années 1830 et ceux d’aujourd’hui. Ce projet porté conjointement par la Compagnie du Chien Jaune et Robert Luc, ne saurait déroger à ces fondements. Par contre, dans ce cadre, toutes les idées, toutes les compétences, les disponibilités sont les bienvenues. C’est pourquoi nous lançons la première réunion de ce collectif dès ce mois de décembre.&lt;br /&gt;Toutes les personnes intéressées par cette manifestation et voulant être tenues au courant de sa préparation peuvent prendre contact avec :&lt;br /&gt;Compagnie du Chien Jaune&lt;br /&gt;7 rue Justin Godart 69004 Lyon&lt;br /&gt;Tél : 04 72 00 84 63&lt;br /&gt;Cie.chienjaune@free.fr&lt;br /&gt;Robert Luc&lt;br /&gt;34 rue Henry Gorjus 69004 Lyon&lt;br /&gt;Tél : 04 78 27 11 51&lt;br /&gt;anne.weyer@neuf.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8809831158981912186?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8809831158981912186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8809831158981912186' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8809831158981912186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8809831158981912186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/12/novembre-des-canuts.html' title='Novembre des Canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7902420072155948654</id><published>2008-12-27T10:46:00.000-08:00</published><updated>2008-12-27T10:48:50.358-08:00</updated><title type='text'>Le Tarif et les canuts</title><content type='html'>On sait que la revendication, l’établissement d’un tarif écrit et augmenté, a été à l’origine de la révolte de novembre 1831. On sait également qu’elle n’a pas été satisfaite. Cette revendication a-elle complètement disparu ? Non si l’on s’en réfère à ce texte :&lt;br /&gt;Extrait du livre de J-S Lapierre et Emile Leroudier « Historique de la Fabrique Lyonnaise de Soieries » édité par « La Soierie de Lyon » publications Pierre Argence, 285 avenue Jean-Jaurès Lyon (pas de date d’imprimerie mais l’on peut considérer que cet ouvrage paru autour de 1924, dernière date citée dans l’ouvrage.) Emile Leroudier, adjoint au maire, véritable auteur de la Plaisante sagesse lyonnaise et vice président des Amis de Guignol, est mort en 1937.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« En 1864 le gouvernement impérial annule les lois du 16 février 1791 supprimant les jurandes et corporations, et celle du 14 juin de la même année interdisant les coalitions professionnelles. Ils autorisent les chefs d’ateliers et les ouvriers à se concerter pour discuter de leurs intérêts sous la condition qu’ils n’exerceront ni violences ni menaces portant atteinte au libre exercice de l’industrie et du travail. Ceux-ci en profitent immédiatement pour établir eux-mêmes un nouveau tarif car depuis 1831 ils sont retombés presque entièrement sous le pitoyable régime du marchandage.&lt;/strong&gt; »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7902420072155948654?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7902420072155948654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7902420072155948654' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7902420072155948654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7902420072155948654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/12/le-tarif-et-les-canuts.html' title='Le Tarif et les canuts'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-3295274260704644557</id><published>2008-12-27T05:03:00.000-08:00</published><updated>2008-12-27T05:11:22.183-08:00</updated><title type='text'>Les Canuts et Jacquard</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le 28 septembre 1834, Marius Chastaing, dans le numéro 2 de la Tribune Prolétaire, écrit :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"JACQUARD.&lt;br /&gt;Il ne fut pas savant, mais il eut du Génie. Le propre du Génie est de planer au-dessus des Sciences ; car il est une inspiration providentielle, une mission d’en haut.&lt;br /&gt;M. GROGNIER, Disc. Funéraire.&lt;br /&gt;Joseph-Marie JACQUARD est mort à Oullins le 7 août dernier à 1 heure du matin, il était né à Lyon le 7 juillet 1752. Son père Jean-Charles Jacquard était maître ouvrier en étoffes, d’or, d’argent et de soie ; sa mère Antoinette Rive Antoinette, liseuse de dessins ; son aïeul fut Isaac-Charles Jacquard, habitant et tailleur de pierre de Couzon. Jacquard fut d’abord apprenti relieur ; mais son goût l’entraîna bientôt vers la mécanique appliquée au tissage de la soie, il fut loin de retirer de ses premiers essais la gloire qui, plus tard, l’a récompensé de ses nobles travaux. Des tracasseries sans nombre furent son partage. Nous aurions voulu les taire pour l’honneur de l’humanité ; mais nous devons au contraire les rappeler pour soutenir le génie chancelant prêt à se rebuter et lui montrer que la consécration de ses efforts se trouve infailliblement dans la persévérance. La vie de Jacquard n’a rien de remarquable ; proscrit à la suite du siège de Lyon, en 1793, sa maison fut livrée aux flammes ; mais il échappa au danger par le dévouement de son fils qui l’appela auprès de lui et le plaça dans les rangs des défenseurs de la patrie. Peu de temps après, le fils de Jacquard expira entre les bras de son père, de la mort d’un soldat, sur le champ de bataille combattant l’ennemi. Jacquard revint à Lyon, lorsque la tourmente révolutionnaire fut apaisée, et se livra à ses occupations favorites. Sa vie fut simple, pénible et laborieuse, elle fut celle d’un citoyen vraiment patriote dans l’acception la plus étendue ; moins patriote, Jacquard eut écouté les offres séduisantes de 1’étranger ; elle fut celle d’un ouvrier, d’un prolétaire. Nous l’avons dit, Jacquard éprouve de nombreuses contrariétés avant de parvenir à faire adopter la machine ingénieuse qui porte son nom. Un homme moins profondément pénétré de son idée y aurait renoncé, il ne se rebuta pas et bientôt Napoléon devint son protecteur ; le grand homme savait porter un coup d’œil rémunérateur sur toutes les parties de son vaste empire. La machine Jacquard fut adoptée universellement ; de cette époque date une ère nouvelle pour l’industrie.&lt;br /&gt;Aussi modeste et patriote dans la bonne fortune que dans la mauvaise, Jacquard ne crut pas que l’or devait seul payer les travaux du génie. La décoration de la Légion d’honneur qui alors méritait vraiment ce nom, une simple pension furent les seules récompenses matérielles qu’il obtint et il en fut satisfait ; sans doute il n’ignorait pas qu’une autre lui était acquise bien plus belle, car elle survit à l’homme. Cette récompense, c’est un nom immortel. Le nom de Jacquard ne périra pas.&lt;br /&gt;Ce n’est pas seulement dans les fastes de l’industrie que le nom de Jacquard sera répété d’âge en âge, mais aussi dans ceux des bienfaiteurs de l’humanité. Si cette race d’hommes étiolée, souffrante et rachitique, ayant des mœurs, une physionomie, un langage à part, race destinée à la privation des jouissances de la vie, dévouée au supplice de la mort lente des hôpitaux, si cette race a disparu, c’est à Jacquard que nous le devons, hâtons-nous de le proclamer. C’est à la suppression des machines que la fabrique employait avant la découverte de Jacquard, qu’il faut attribuer, l’amélioration physique que les ennemis mêmes de la classe ouvrière reconnaissent avec un secret dépit ; car ils n’ignorent pas que de cette amélioration physique est née une amélioration morale, et que de l’une et de l’autre combinées surgira L’EMANCIPATION.&lt;br /&gt;Notre récit a été simple comme la vie de Jacquard. Ici notre tâche devient pénible, il nous faut raconter ses derniers moments. Consolons-nous, Jacquard a dû payer le tribut que l’humanité doit à la nature. Il s’est éteint à 82 ans, sans avoir ressenti les infirmités compagnes trop ordinaires de la vieillesse. Un cortège nombreux qui l’aurait été bien davantage, si le temps eut permis d’avertir les Lyonnais, a suivi, à sa dernière demeure, l’homme du progrès, le citoyen utile. Des discours ont été prononcés sur sa tombe par M. BEZ, curé d’Oullins, M. PICHARD D. M. allié du défunt et M. GROGNIER, secrétaire de la société d’agriculture et arts utiles de Lyon, dont nous avons oublié de dire que Jacquard était membre. M. BONAND, négociant, a consenti, au nom de ses confrères, l’engagement de concourir à l’élévation d’un mausolée en l’honneur de cet industriel. Cette pensée est réalisée ; le conseil des prud’hommes a pris une initiative qui lui appartenait et a décidé, le 26 août, l’érection d’un monument funéraire. Espérons que les vœux des souscripteurs seront bientôt remplis.&lt;br /&gt;Félicitons-nous des honneurs rendus à la mémoire de Jacquard, car ils rejaillissent sur la classe dont il faisait partie, nous y puisons d’ailleurs un haut enseignement moral. Jusqu’à ce jour la vanité bourgeoise, l’esprit de caste ou de coteries avaient fait le plus souvent les frais des apothéoses nécrologiques. Ici, c’est un homme du peuple auquel des hommes d’une classe réputée supérieure rendent dommage. Nous sommes heureux de voir accorder à ces hommes d’élite, en la personne de l’un d’eux, la distinction sociale, que l’envie, la morgue aristocratique, les passions haineuses et cupides leur disputent de leur vivant. Il est temps que l’artisan habile, l’ouvrier de mérite, dont les bras nerveux et les mains dures, soumis à l’action d’une intelligence supérieure, se sont épuisés à produire utilement et sans cesse, aient aussi, après leur mort, une voix qui redise leurs fatigues et leurs travaux. Cette tâche religieuse, c’est aux amis du peuple, aux prolétaires comme eux à s’efforcer de la remplir. Essuyons la noble sueur qui découle du front des travailleurs.&lt;br /&gt;L’académie de Lyon vient de mettre au concours l’éloge de Jacquard. Nous l’espérons ce noble appel sera entendu et que notre estimable concitoyen trouvera un panégyriste digne de lui. L’histoire ingrate et peu conséquente a conservé la mémoire des dévastateurs du monde, des brigands célèbres ; elle a laissé dans un oubli coupable, irréligieux, la mémoire des citoyens utiles, des hommes de bien. Que cette abominable partialité cesse pour l’avenir. Il est plus glorieux de travailler dans sa sphère quelque obscure qu’elle soit au bien-être de ses frères, à l’avantage du genre humain, par le développement des sciences et arts, par les travaux du génie, par la pratique des vertus, que d’ensanglanter la terre, d’égorger les hommes et d’incendier les villes.&lt;br /&gt;Jacquard doit être immortel !!!"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-3295274260704644557?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/3295274260704644557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=3295274260704644557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3295274260704644557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/3295274260704644557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/12/les-canuts-et-jacquard.html' title='Les Canuts et Jacquard'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8099217506472808034</id><published>2008-05-28T01:23:00.000-07:00</published><updated>2008-05-28T01:27:17.430-07:00</updated><title type='text'>Contribution pour connaître le véritable esprit des canuts des années 1830</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les canuts oeuvrent dans une industrie de produits de luxe. Pourtant cela ne les empêche pas de porter un regard critique sur les manifestations qui promeuvent ces articles comme l’exposition de 1834. Ils le font à leur manière en reprenant un article paru dans le journal « Peuple Souverain », journal républicain, afin de le faire connaître aux lecteurs de l'Echo de la Fabrique. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;LES EXPOSITIONS DES PRODUITS DE L’INDUSTRIE.&lt;br /&gt;Tous les journaux ont annoncé une exposition des produits de l’industrie française, fixée au mois d’avril prochain. Nous pensons que notre ville, qui compte peu de rivales en industrie, ne sera pas la dernière à répondre à cet appel.&lt;br /&gt;Le peuple y gagnera-t-il quelque chose ? L’expérience que l’on a tirée des expositions passées, ne nous en laisse guère l’espoir. A cet égard nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en leur mettant sous les yeux les réflexions suivantes que nous empruntons au Peuple Souverain :&lt;br /&gt;« Il faudrait un volume pour énumérer toutes les vanités que soulèvent ces sortes d’expositions et le peu de résultats qu’elles procurent.&lt;br /&gt;« Nous n’avons presque jamais vu aucun de ces intéressants producteurs des objets les plus nécessaires au peuple, obtenir des médailles ou des encouragements, la faveur en dispose d’ordinaire, veut-on savoir pourquoi ?&lt;br /&gt;Parce que l’industriel, qui cherche moins encore à éblouir les yeux et à favoriser le luxe qu’à vêtir commodément, chaudement ou économiquement la classe la plus nombreuse des consommateurs, ne se hasarde pas à envoyer à l’exposition un échantillon de ses draps ou de ses tissus de coton, peu apparents, mais de bonne qualité et à bon marché, bien persuadé qu’il est que rien dans ses produits ne flattant les yeux, on n’ira pas s’enquérir si, par des procédés plus ingénieux ou par une plus grande économie, il est parvenu à produire le même objet à 10, 15 ou 20 p. % de moins.&lt;br /&gt;Mais qu’un célèbre fabricant ait exposé un riche tissu de cachemire, une belle mousseline blanche ou peinte, ou une superbe étoffe de soie brochée d’or et d’argent, oh ! Alors, chacun d’admirer ; et sans qu’on daigne s’informer de l’utilité de ces produits et de la quantité qu’on en peut consommer, le fabricant est sûr d’obtenir des médailles, des encouragements, l’honneur même d’être complimenté par sa majesté, et la décoration par-dessus le marché.&lt;br /&gt;Combien de temps encore aurons-nous à signaler ces funestes erreurs, et quand verrons-nous la véritable richesse reconnue où elle est, et non dans ces brillants colifichets qui servent tout au plus à parer quelques opulentes héritières, et dont la consommation annuelle égale à peine celle d’un jour de nos plus modestes tissus ?&lt;br /&gt;Que l’on ne croie pas pour cela que nous n’ajoutons aucun prix aux brillants produits dont quelques fabricans distingués ont enrichi notre industrie ! Loin de là, nous estimons que tous ceux qui peuvent trouver un placement qui dédommage des frais de production, créent toujours une nouvelle source de richesse profitable au reste de la nation.&lt;br /&gt;Mais ce dont nous nous plaignons, c’est que pour être bien vue à l’exposition, il faille que la fabrication emprunte des habits du dimanche et l’appareil des fêtes ; ce que nous regrettons, c’est la fausse direction qu’une routine ignorante et vaniteuse imprime à l’industrie française, nous désirerions au contraire que cette faveur, si elle est inévitable, fût accordée aux produits les plus simples, à ceux dont la consommation est la plus générale, afin de stimuler le zèle des producteurs à les améliorer, tant pour la qualité que pour la réduction des prix.&lt;br /&gt;Si au lieu de ces étalages de luxe, on encourageait une grande exposition européenne où les produits les plus communs de nos voisins viendraient se ranger à côté des nôtres, un tel acte serait vraiment grand et utile. Le consommateur, ayant plus d’objets de comparaison, en deviendrait plus difficile ; le producteur, dont l’intérêt est de toujours tenter de multiplier ses débouchés, voyant les obstacles qu’il a à surmonter, s’efforcerait d’égaler ses rivaux ; et la nation gagnerait en richesses tout ce que les progrès de l’art et du temps auraient ajouté de perfectionnement à l’industrie.&lt;br /&gt;Mais, qu’on ne s’y trompe point, ce n’est pas sur les produits d’un haut prix que le gouvernement doit porter sa plus vive sollicitude. Sans doute il est bon que nos filateurs de laine et de coton essaient de filer les numéros les plus élevés ; mais si l’on songe à la petite quantité qui s’en consomme par rapport à ceux qui servent à tisser les calicots et les draps ordinaires, on verra quels sont ceux qui méritent le plus d’intérêt.&lt;br /&gt;Il serait bien plus agréable à la nation d’apprendre qu’un manufacturier de l’Alsace est parvenu à tisser un calicot ordinaire à dix pour cent meilleur marché, que de savoir si l’on a fait avec nos fils une de ces percales dont la finesse étonne l’œil.&lt;br /&gt;Il vaudrait mieux donner aux fabricans de Rouen les moyens de soutenir la concurrence de la Suisse, qui, sans aucune prime d’exportation, offre ses tissus à 10 et 15 pour 100 au-dessous de ceux de cette fabrique.&lt;br /&gt;Il serait mieux aussi de procurer aux fabriques de St Etienne les moyens de produire aux prix d’Eberfeld les nombreux articles de quincaillerie commune qui sont d’un usage journalier, que d’encourager la production de ces brillantes superfluités, appelées métaphoriquement nécessaires, qui ne sont à la portée que de quelques puissants du siècle.&lt;br /&gt;Le pouvoir, en France, a toujours eu la manie des représentations théâtrales, des écoles spéciales, des administrations dispendieuses ; et, de tous ces premiers frais prélevés sur le nécessaire des contribuables, il résulte que notre industrie est encore, à quelques égards, dans l’enfance, que nous avons à peine une marine militaire suffisante, que notre marine marchande décroît chaque jour au lieu d’augmenter, et que nos routes sont à peu près les plus mal entretenues de l’Europe civilisée. L’Angleterre, qui n’a ni école navale, ni école polytechnique, ni école de commerce, ni direction générale des ponts et chaussées, possède en revanche la première marine, les plus nombreux canaux, les plus beaux chemins de fer et les routes les plus parfaites du monde. Quelques bonnes lois et la protection bienveillante d’un gouvernement partout présent et partout respecté, ont donné au commerce et à l’industrie manufacturière de la Grande-Bretagne le quasi-monopole du monde. En France, on sacrifie tout à la décoration, de l’autre côté de la Manche, on ramène tout à un but d’utilité pratique. Nous savons broder admirablement les manchettes à l’usage de quelques centaines de courtisans ; l’Anglais vend des chemises et des jupes aux trois-quarts de l’humanité.&lt;br /&gt;Une exposition européenne aiderait beaucoup à corriger nos industriels de ces manies ruineuses de petits-maîtres. L’idée en a été émise il y a déjà quelques années ; espérons qu’elle se réalisera à l’ombre des pacifiques loisirs que nous a faits le juste-milieu. L’intérêt de la civilisation la recommande, et les amis éclairés de l’industrie française doivent l’appuyer de tous leurs vœux. »&lt;br /&gt;(Peuple Souverain.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8099217506472808034?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8099217506472808034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8099217506472808034' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8099217506472808034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8099217506472808034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/05/contribution-pour-connatre-le-vritable.html' title='Contribution pour connaître le véritable esprit des canuts des années 1830'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7443481526123630006</id><published>2008-05-12T06:40:00.000-07:00</published><updated>2008-05-12T06:54:30.627-07:00</updated><title type='text'>Les conférences</title><content type='html'>Pour les associations, institutions, collectivités etc je propose des conférences débats sur la Croix-Rousse et l'histoire des canuts. Quelques thèmes possibles :&lt;br /&gt;- L'histoire de la Croix-Rousse&lt;br /&gt;- Le Gros Caillou et les remparts de la Croix-Rousse&lt;br /&gt;- La révolte de novembre 1831&lt;br /&gt;- La révolte de 1834&lt;br /&gt;- L'histoire du premier journal ouvrier L'Echo de la Fabrique&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et le Conseil des Prud'hommes &lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et l'enseignement&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et le droit d'association&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et la condition des femmes&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et la liberté de la Presse&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et la sante&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et les Saint-Simoniens&lt;br /&gt;- L'Echo de la Fabrique et les Fouriéristes&lt;br /&gt;- Les Voraces et la révolution de 1848&lt;br /&gt;- Le compagnonnage et les canuts etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Lyon et les communes contiguës : Tarif : 100 € &lt;br /&gt;Hors Lyon : 100 € plus frais de voyage&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7443481526123630006?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7443481526123630006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7443481526123630006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7443481526123630006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7443481526123630006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/05/les-confrences.html' title='Les conférences'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2654090574324278877</id><published>2008-04-19T00:22:00.000-07:00</published><updated>2008-04-19T00:33:07.963-07:00</updated><title type='text'>Avril 1833 annonce les futures organisations ouvrières</title><content type='html'>Dans cet extraordinaire laboratoire social qu’est l’Echo de la Fabrique, quelques articles parus en avril 1833 retiennent l’attention. Ils annoncent un tournant important dans la prise de conscience ouvrière de la nécessité de dépasser les clivages corporatistes pour aboutir à une solidarité prolétarienne. Cette étape essentielle dans l’histoire des travailleurs est d’autant plus forte, plus symbolique qu’elle est franchie à l’occasion du conflit des ouvriers tailleurs de pierre. Or le compagnonnage qui était le mode d’organisation et de défense des ouvriers, est né des tailleurs de pierre. Il y a là une véritable rupture avec les pratiques historiques des travailleurs manuels. Nous reviendrons prochainement sur l’histoire du compagnonnage avec ses aspects positifs et négatifs mais en attendant quelques textes d’avril 1833 permettant de comprendre ce qui est en train de naître à Lyon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Echo de la Fabrique du 7 avril 1833 réagit vivement quand il apprend que 3 ouvriers tailleurs de pierre sont arrêtés pour le délit de coalition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les ouvriers tailleurs de pierre ont fait, il y a près d’un mois, des conventions avec les maîtres tailleurs de pierre : un tarif a été librement arrêté entre eux tous. Quelque temps après un sieur Rivière, signataire des conventions, n’a plus voulu s’y soumettre ; ses ouvriers ont quitté son chantier et ont cherché ailleurs un travail mieux rétribué. Rivière a porté plainte, et les sieurs Châtelet, Morateur et Breysse ont été arrêtés comme coupables de coalition et coupables en outre d’avoir fait cesser le travail dans le chantier de Rivière. Ces trois pères de famille ont paru devant le tribunal correctionnel après huit jours de détention. Le tribunal les a acquittés et n’a pas même cru devoir entendre leur défenseur, Me Chanay. Ils pensaient être mis en liberté, mais le procureur du roi a interjeté appel, et des hommes qui sont nécessaires à leur famille, sont ainsi détenus préventivement parce que tel est le bon plaisir de M. Chegaray. Il a, nous le savons, usé de son droit, mais le vice de nos lois ne devrait-il pas être amendé par la sagesse de nos magistrats. Quel danger y a-t-il pour la société dans la mise en liberté d’hommes qui, s’ils étaient coupables, n’auraient à craindre qu’une condamnation à quelques jours de prison. Pourquoi cette punition préventive, sans utilité pour la société, sans compensation pour les malheureux qui y sont soumis." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journal des canuts rappelle qu’en octobre 1831, pour le même délit, les ouvriers en soie n’avaient pas été poursuivis et encore moins soumis à une arrestation préventive :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Allons plus loin : les ouvriers tailleurs de pierre ne sont ni plus ni moins coupables que les ouvriers en soie, que les ouvriers tullistes. Les circonstances sont identiques. D’où vient qu’on emploie une manière de procéder différente ? Les ouvriers en soie, les ouvriers tullistes n’ont pas été soumis à une arrestation préventive ; les premiers n’ont pas même été poursuivis. La justice cependant ne doit pas avoir deux poids et deux mesures. Voudrait-on laisser croire que les ouvriers en soie n’ont dû leur liberté qu’à la crainte que leur nombre inspirait, et non à la justice de leur cause, à la sympathie du pouvoir pour la classe prolétaire ? De deux choses l’une, ou M. Varenard ne fit pas son devoir en octobre 1831, ou M. Chegaray fait plus que le sien en mars 1833."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis l’Echo de Fabrique précise son rôle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les ouvriers tailleurs de pierre trouveront dans l’Echo de la Fabrique un appui naturel à leur cause ; car nous nous empressons de leur l’offrir ; car nous ne voulons pas qu’on oublie que l’Echo de la Fabrique, quoique journal d’une industrie spéciale, est aussi celui de la classe laborieuse tout entière ; il est la tribune du prolétariat. Toutes les industries sont solidaires pour la répression des abus, des privilèges, pour l’adoption de ce principe sacré qui fait la base du droit des hommes salariés Vivre en travaillant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin les tailleurs de pierre vont écrire au journal ce texte fondamental. L’Echo l’accompagne d’une présentation intéressante sur l’esprit qui anime les journalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous publions sans commentaire l’adresse suivante des ouvriers tailleurs de pierre aux ouvriers en soie, car nos paroles seraient trop au-dessous des sentiments que sa lecture fait naître.&lt;br /&gt;Nous remercions, en ce qui nous concerne, les ouvriers tailleurs de pierre du souvenir honorable qu’ils veulent bien nous accorder. Il nous est doux de recevoir au milieu du combat et avant la victoire, le salaire de nos faibles mais consciencieux travaux.&lt;br /&gt;Nous avons encore beaucoup à faire pour être dignes de cette récompense ; nous le ferons. Nous puiserons de nouvelles forces dans ce témoignage de la sympathie de nos concitoyens. Forts de cet appui que nous trouvons dans l’opinion publique, nous continuerons, sans craindre les entraves que les ennemis de la cause sacrée à laquelle nous avons voué notre existence, pourraient nous susciter, nous continuerons à marcher d’un pas ferme vers le but que nous nous sommes proposé : l’émancipation physique et morale de la classe prolétaire. Dieu et la liberté nous soient en aide. God and liberty (Voltaire à Franklin).&lt;br /&gt;Aux ouvriers en soie.Nous nous empressons de vous manifester notre reconnaissance pour la généreuse sympathie que vous avez témoignée pour nos frères détenus : le journal qui s’est spécialement consacré à la défense de vos intérêts, s’est hâté de nous offrir son appui ; nous sommes heureux et fiers de cette bienveillance. Le temps n’est plus où nos industries se poursuivaient d’injures et de violences mutuelles ; nous avons enfin reconnu que nos intérêts sont les mêmes, que loin de nous haïr, nous devons nous aider, et qu’un esprit de confraternité doit nous unir tous. De tant de faisceaux séparés ne formons qu’un seul faisceau : les travailleurs ne peuvent améliorer leur sort que par une association toute fraternelle ; puisse votre exemple amener enfin l’oubli de toute funeste rivalité ; puissent toutes les professions se donner la main ! A vous appartiendra l’honneur d’un aussi noble résultat.&lt;br /&gt;Recevez en particulier, M. le rédacteur, l’expression de notre gratitude pour vos généreux et constants efforts en faveur de la cause sainte de l’émancipation des prolétaires.&lt;br /&gt;Pour nos frères, les tailleurs de pierre :&lt;br /&gt;Signés : Savigny, Doyen, Tissier cadet, Tissier aîné, Baron, Berger, Taboulat, Louis Aimard, Gentil, Respaux, Boiron, Cousin, Pain, Mouchard, Bourgeois, Bidault, Berset, Vallèle, Perrin, Sourd père, Sourd fils, Trouvet, Michelon, Guillermin, Pilloud, Escudié, Goujon, Hourlat, Goubre, Perruquet, Imbert, Aspet, Guillaume, Aubriaque, Uze, Carret, Peterre, Drevet, Perrin cadet, Deschamp, Lefroid, Chabout, Venture, Chatte, Faure, Chapotton, Constant, Constantin, Bellevêque, Durand, Barthès, Lizet fils, Marchand, Michelon, Berguirailles, etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2654090574324278877?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2654090574324278877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2654090574324278877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2654090574324278877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2654090574324278877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/avril-1833-annonce-les-futures.html' title='Avril 1833 annonce les futures organisations ouvrières'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-7514013286851779325</id><published>2008-04-17T06:41:00.000-07:00</published><updated>2008-04-17T06:46:33.550-07:00</updated><title type='text'>Poésie</title><content type='html'>&lt;em&gt;En 1834 sort un ouvrage imprimé à Genève intitulé La Voix du Peuple. Un recueil de poésies signé par « Le citoyen D***, Prolétaire ». Il s’agit de T. Depassio, un chansonnier républicain. Or Depassio a séjourné à Lyon où il fut emprisonné quelque temps en 1831. Le livre que nous avons pu consulter comporte une dédicace manuscrite « au citoyen Marius Chastaing » qui fut le rédacteur en chef de l’Echo de la Fabrique. Une preuve supplémentaire sur l’importance des textes poétiques mis en chanson à l’époque. Textes qui étaient lus par les canuts. Ce poème engagé, dirions nous aujourd’hui, contribue pour moi, à montrer que l’on ne peut se contenter en évoquant cette période que de textes relatant la misère des ouvriers de l’époque. Ils sont en train de poser les fondements des organisations de travailleurs et les principes d’une République juste.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le prolétaire&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;L’autre jour un homme de bien&lt;br /&gt;Au salon littéraire&lt;br /&gt;Me dit : « Qu’est-ce donc qu’un vaurien&lt;br /&gt;Qu’on nomme prolétaire ? »&lt;br /&gt;Monsieur, soyez sans effroi,&lt;br /&gt;Lui dis-je, et regardez-moi :&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce gueux qui, né sur un grabat,&lt;br /&gt;Souvent meurt à l’hospice ;&lt;br /&gt;Ce gueux qui sans faire d’éclat,&lt;br /&gt;Sans doute par malice,&lt;br /&gt;Avant de voler son pain&lt;br /&gt;Préfère mourir de pain :&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet effronté qui tour à tour&lt;br /&gt;Sur la terre et sur l’onde ;&lt;br /&gt;Barbare dont l’audace, un jour,&lt;br /&gt;Civilisant le monde,&lt;br /&gt;Fit vaisseaux, palais, salons,&lt;br /&gt;Et n’habita que prison,&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa main qui bâtit vos maisons&lt;br /&gt;Et perce les montagnes,&lt;br /&gt;Sait couvrir de riches moissons&lt;br /&gt;Vos fertiles campagnes.&lt;br /&gt;Son bras, toujours agité,&lt;br /&gt;Nourrit la société ;&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce brutal, cet écervelé,&lt;br /&gt;Qui rit de la mitraille,&lt;br /&gt;Et qui n’a jamais reculé&lt;br /&gt;Sur le champ de bataille ;&lt;br /&gt;Qui, du sort bravant les coups,&lt;br /&gt;Se fait fusiller pour vous :&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soldat qui, dans son chemin,&lt;br /&gt;Vingt fois sauve la France ;&lt;br /&gt;Qui de l’Europe, dans sa main,&lt;br /&gt;Vingt ans tient la balance ;&lt;br /&gt;Que l’on nomme au Panthéon,&lt;br /&gt;Murat et Napoléon :&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin celui qui de nos jours&lt;br /&gt;A s’instruire s’applique,&lt;br /&gt;Ce pillard vous disant toujours&lt;br /&gt;Qu’il veut la république,&lt;br /&gt;Entend, par la liberté,&lt;br /&gt;Raison, justice, équité&lt;br /&gt;Voilà le prolétaire,&lt;br /&gt;Coquin qui ne possède rien ;&lt;br /&gt;Voilà ce que sur terre&lt;br /&gt;On appelle un vaurien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-7514013286851779325?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/7514013286851779325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=7514013286851779325' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7514013286851779325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/7514013286851779325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/posie.html' title='Poésie'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-4211246182705877170</id><published>2008-04-07T23:24:00.000-07:00</published><updated>2008-04-07T23:34:00.503-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='métiers à tisser'/><title type='text'>Nombre de métiers à tisser</title><content type='html'>Quelques chiffres concernant le nombre de métiers à tisser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons peu de chiffres sur le nombre de métiers à tisser à Lyon au XVIIIème et XIXème siècle. C’est pourquoi l’ouvrage de C. Beaulieu, « Histoire du commerce de l’Industrie et des Fabriques de Lyon » publié en 1838 est intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1788 un état général des métiers travaillants ou vacants dans Lyon a été commandé par les consuls de Lyon :&lt;br /&gt;Il y a 58 500 ouvriers de tout genre et 14 777 métiers.&lt;br /&gt;Les tires en occupaient :…………………………........... 1 042&lt;br /&gt;Les velours :………………………….…………………...........463&lt;br /&gt;Les façonnés :……………………………………………..........240&lt;br /&gt;Les pleins :…………………………………………….........…5 583&lt;br /&gt;Les gazes et crêpes :………………………….……...…….2 007&lt;br /&gt;Métiers vacants à cette époque :……………………....5 442&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1829&lt;br /&gt;Nombre d’ateliers :…………………………….……….....17 254&lt;br /&gt;Ils renfermaient les métiers suivants :&lt;br /&gt;Unis :……………………………….…………………........... 14 695&lt;br /&gt;Grande tire :……………………….………………………......... 32&lt;br /&gt;A la Jacquard :……………………………….…........………8 745&lt;br /&gt;Velours :……………………………………….…………............918&lt;br /&gt;Gazes et crêpes :………………………………………............964&lt;br /&gt;Tulles :…………………………………………………............ 1 756&lt;br /&gt;Bas :………………………………………………………............. 653&lt;br /&gt;Passementerie :……………………………………………...... 500&lt;br /&gt;Métiers en repos :…………………………………………...... 745&lt;br /&gt;(Beaulieu signale que : « le grand nombre de métiers à la Croix-Rousse, à la Guillotière, à Vaise et dans la plupart des commune de banlieue, portait à près de 31 000 ceux mis en activité ».)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1837&lt;br /&gt;7 000 métiers en activité dans Lyon&lt;br /&gt;Tires :……………………………………………………............. 300&lt;br /&gt;Velours :………………………………………………….............500&lt;br /&gt;Pleins :…………………………………………………............ 3 100&lt;br /&gt;Gazes er crêpes :………………………………………….........300&lt;br /&gt;Façonnés :………………………………………………...........2 800&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part J-F Bunel indique dans son ouvrage « Tableau Historique, administratif et Industriel de la Ville de la Croix-Rousse (1842) que d’après le recensement de 1841, il y a :&lt;br /&gt;9 201 métiers à la Croix-Rousse&lt;br /&gt;Unis……………………………………………………….............1 951&lt;br /&gt;Façonnés………………………………………………...........…5 760&lt;br /&gt;Velours………………………………………………............……..796&lt;br /&gt;Velours Coton……………………………………………...........…...7&lt;br /&gt;Tulles…………………………………………………………....……145&lt;br /&gt;Bas…………………………………………………………….....……...19&lt;br /&gt;Passementerie…………………………………………………………4&lt;br /&gt;En repos………...…………………………………………………....519&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mécaniques à dévider :&lt;br /&gt;Rondes : 1060&lt;br /&gt;Longues : 123&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappel : Pour cette même année le nombre de métiers dans Lyon, ses faubourgs et les trois villes de la Croix-Rousse, la Guillotière et Vaise, s’élève à 26 526 plus 1813 métiers en repos. Lyon : 17 013 ; La Guillotière : 1845 ; Vaise : 280.&lt;br /&gt;Le nombre total de mécaniques à dévider est de 3 289&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-4211246182705877170?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/4211246182705877170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=4211246182705877170' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4211246182705877170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/4211246182705877170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/quelques-chiffres-concernant-le-nombre.html' title='Nombre de métiers à tisser'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2335715834514283598</id><published>2008-04-06T01:14:00.000-07:00</published><updated>2008-04-07T23:35:35.874-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croix-Rousse'/><title type='text'>Le parler Lyonnais</title><content type='html'>Si Clair Tisseur (1827-1895) est celui qui aujourd’hui permet aux gones et aux fenottes de découvrir le charme du parler lyonnais, grâce à son ouvrage « Le Littré de la Grand’Côte », sans cesse réédité, signé par un de ses noms d’écrivain, Nizier du Puitspelu, il n’est pas le seul, ni le premier à vouloir conserver ces expressions et mots si singuliers. Anne-Marie Vurpas et Gérard Truchet aujourd’hui et, avant même la publication du Littré, Jean Baptiste Onofrio. Cet homme d’exception, on lui doit la retranscription des premières pièces du théâtre de Guignol de Laurent Mourguet, a écrit en 1864 un essai d’un glossaire des patois du Lyonnais, Forez et Beaujolais.&lt;br /&gt;On y apprend notamment qu’au XVIIIème siècle, à Lyon, la plupart des artisans parlent encore le patois. La bourgeoisie ne le parle plus, mais elle le comprend, et elle s’en sert encore quelque fois soit dans les divertissements de carnaval, soit lorsqu’elle veut déguiser une satire sous une forme populaire. Il nous apprend que « c’est aussi au XVIIIème siècle qu’on voit apparaître pour la première fois le dialecte canut, langage tout spécial, distinct du patois de nos campagnes et du dialecte commun de la ville, non seulement par l’emploi des termes propres à la profession de nos ouvriers en soie, mais encore par des expressions, par des tournures et par une prononciation particulière. » Pour Onofrio au XIXème siècle, « non seulement personne ne parle le patois à Lyon, mais on ne l’y comprend plus. Aussi n’y publie-t-on rien dans ce langage. C’est le dialecte canut qu’on emploie quand on veut donner à une publication une couleur tout à fait populaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelques mots et expressions tirés de l’ouvrage de J-B Onofrio &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aboucher &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: Faire tomber, renverser et plus spécialement faire tomber sur la bouche, sur la face.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;La nuit je me roule dans mon lit tantôt à crabotton, tantôt à bouchon sans pourvoir quasi deurmir.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;En espagnol on trouve : abocar ; en italien : abbocare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Agacin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Cor aux pieds&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Un jour ayant rendu ma pièce au magasin&lt;br /&gt;Je m’arrête aux Terreaux souffrant d’un agacin.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Agourra&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Gourrer, tromper, frauder&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Par ne pas m’agourra,&lt;br /&gt;J’y me mariarai pas.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bacon&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Lard, viande de porc salée&lt;br /&gt;(Allez savoir pourquoi nous disons aujourd’hui un « bécone » ! ndlr)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bambaner&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Se bambaner, se promener sans but, flâner ; perdre son temps.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Je me bambanais tout le long du bitume.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bugne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Espèce de gâteau frit à l’huile.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Dans ce même temps parut en cette ville une excellent fille qu’on appelait la Jeanne. Elle était établie dans la rue Paradis. Elle y avait une manufacture de bugnes à la livre qui fit tomber toutes les autres. Elle était si bonne et le débit en était si considérable qu’après vingt années de travail elle plaça vingt mille écus qu’elle perdit dans une banqueroute. Elle en mourut de douleurs.&lt;/em&gt; » Supplément aux Lyonnais dignes de mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Caffi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Rempli ; épais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Calade&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Pavé, rue pavée ; parvis d’une église.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Les habitants de Villefranche-sur-Saône appellent encore la calade, le parvis de leur principale église, et la rue sur laquelle elle est située ; et comme cette rue est pour eux un lieu habituel de promenade, ils en ont pris le surnom de Caladois.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Charpenne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Charme, charmille&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Un village de la commune de Villeurbanne, près de Lyon et autrefois en Dauphiné, s’appelle Les Charpennes.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Corgniola, Corniole&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Gosier, gorge.&lt;br /&gt;Dialogue d’une pièce de Guignol :&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Le père Pierre-Jean – Comment ! Guignol, tu dis que M. le marquis de Saint-Rémy est ruiné ! Son père lui a laissé quatre cent mille francs !&lt;br /&gt;Guignol – Oui ; mais son père lui a laissé aussi une corgnole, et il a tout avalé.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cuchon&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Tas, amas.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Les gros ont donc ouvert une souscription&lt;br /&gt;Qui facilitera la démolition&lt;br /&gt;Et de l’Observatoire et des cuchons de pierres&lt;br /&gt;Que de tous les côtés déshonorent Fourvière.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Equevilles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : balayures&lt;br /&gt;M. Breghot du Lut dit qu’on le trouve dans un de nos actes consulaires, daté du 24 novembre 1590.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fena, Fene, Fenne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Femme.&lt;br /&gt;Aujourd’hui on dit fenotte qui s’emploie dans un sens aimable comme tous les diminutifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gognandise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Bêtise, raillerie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gone&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Enfant, fils ; gamin ; garçon.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Ca fait regret de voir jusqu’à de simples gonnes&lt;br /&gt;Le brûle-gueule aux dents comme de grandes personnes.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Du roman gona, robe ; Les petits enfants portent la robe. C’est, suivant plusieurs étymologistes, un mot d’origine celtique. Il désignait dans la Gaule, un long vêtement de peau. Gown, signifie encore robe, en anglais.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pitrogner&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Manier grossièrement, gâter, écraser.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Il pompe dans le jus des raisins qu’il pitrogne.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pontificat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Etre dans son pontificat est une locution populaire de nos province qui signifie être dans la plénitude de sa force, de sa santé, de sa beauté. On dit d’un vieillard qu’il est encore dans tout son pontificat pour exprimer qu’il a toute sa vigueur et ses facultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;San devant derrière&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Expression adverbiale dont le sens est de travers, en désordre.&lt;br /&gt;L’orthographe primitive et la seule rationnelle de cette locution est c’en devant derrière, c'est-à-dire Ce qui est devant ira derrière, et réciproquement.L’orthographe sens dessus dessous n’a aucune explication raisonnable&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2335715834514283598?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2335715834514283598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2335715834514283598' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2335715834514283598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2335715834514283598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/le-parler-lyonnais.html' title='Le parler Lyonnais'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6895551743649636469</id><published>2008-04-06T00:53:00.000-07:00</published><updated>2008-04-06T01:10:20.208-07:00</updated><title type='text'>Des os d'éléphants découverts à la Croix-Rousse</title><content type='html'>&lt;em&gt;Imaginons que le Progrès ait été créé au début du XIXème siècle. Le correspondant de la Croix-Rousse, aussi peu rétribué qu'aujourd'hui, aurait pu réaliser cette interview :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Interview exclusive de Monsieur le chevalier Bredin directeur de l’Ecole Vétérinaire&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Bredin quel effet vous a fait la découverte en août de ses os fossiles dans la commune de la Croix-Rousse ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;Ce n’est pas sans une profonde émotion que je me trouve en présence de ces vieux témoins des catastrophes et des révolutions qui ont changé la face du monde ; ce n’est pas sans faire je ne sais quel retours mélancoliques sur ma destination et sur la destination de l’humanité, que j’interroge ces prestigieux témoins dont la durée effraye l’imagination d’une créature qui hier n’était point encore et qui demain ne sera déjà plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Que peuvent nous apporter vos observations ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Déjà, ces immenses dépôts de bélemnites, d’échinites, d’ammonites, d’encrinites, et de tant d’autres animaux marins que nous voyons dans nos rochers calcaires, prouvent à l’observateur averti qu’à diverses reprises, les contrée aujourd’hui habitées ont été couvertes des eaux de mer ; ils lui apprennent qu’il y eut un temps où la terre n’était ni ornée par les végétaux, ni animée par les êtres sentants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour revenir aux os d’éléphants, où ont-ils étés trouvés ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ces os, provenant de mammifères, il n’y a pas que des éléphants, ont été trouvés dans un jardin que M. Krauls, manufacturier et propriétaire, possède à Caluire, sur les limites de cette commune et de la Croix-Rousse, dans l’angle que forment entre eux, le chemin de la Boucle qui conduit au Rhône et celui de la grille qui conduit au village de Caluire, à Margnole, à Montessuy, à la Carette, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pouvez-vous préciser pour nos lecteurs… ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Ce jardin est situé près du sommet ou de la croupe de la colline, au commencement de la pente qui s’incline vers le Rhône, c'est-à-dire sur le versant de la Croix-Rousse qui regarde le Rhône, la plaine du Dauphiné, la chaîne des Alpes, le Mont-Blanc… Il est par conséquent exposé au sud-est. Son sol en pente douce, est incliné du nord-ouest au sud-est ; plus loin la pente de la montagne devient plus rapide et s’abaisse dans le vallon assez profond qui suit le chemin de la Boucle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dans quelle circonstance cette découverte ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;M. Krauls faisait construire une maison dans la partie supérieure de ce jardin qui longe le chemin de la grille. Des pionniers maçons, en creusant à 4 mètres au sud-est de la bâtisse, une grande fosse dont ils retiraient une terre marneuse rouge, qui, dans nos contrées, sert à bâtir en pizai, ont trouvé à 23 décimètres au-dessous du sol, des os très volumineux qu’ils n’ont pas hésité à regarder comme provenant de ces anciens géants que l’on prétend avoir autrefois peuplé la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et vous ne croyez pas à cette hypothèse ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Bien sûr que non ! Nous remarquons que presque tous les écrivains d’Europe, même les plus éclairés et les moins crédules, qui ont précédés le dernier siècle, attribuèrent à cette ancienne race de géants tous les os dont la grosseur était supérieure à celle des plus forts animaux de nos climats. Sous le règne de Louis XIII, on montrait à Paris des ossements d’éléphants trouvés en Dauphiné, non loin du Rhône, qu’on faisait passer pour les restes de Teutobochus, ce roi des Cimbres qui combattit contre Marcius ! Il n’y a pas 20 ans qu’on fit don à l’Ecole Vétérinaire d’un fémur d’éléphant, sur lequel on avait fait mouler ces mots : Os de géant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ces os, ils appartiennent tous à un ou des éléphants ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Mais non ! Je vous l’ai dit : les uns appartiennent à un éléphant, d’autres à des chevaux, d’autres enfin à des bœufs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sont-ils nombreux ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour l’éléphant il y a une mâchoire inférieur armée de quatre molaires, une vertèbre lombaire, une énorme apophyse épineuse appartenant à la troisième vertèbre dorsale, la première côte, les deux humérus, une tête de fémur, les deux tibias et un grand nombre de fragments divers. J’ai décrit, mesuré et dessinés ces os avec de grands détails. J’ai aussi situé exactement la position sur le terrain de tous ces os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quand on parle d’éléphant, on pense aux défenses…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;On n’a pas trouvé de défenses dont il est néanmoins probable que l’éléphant était pourvu ; mais j’espère qu’en creusant plus profondément du côté du N. O. on découvrira ces os qui, vu leurs poids et le peu de surface qu’ils représentent, ne seront plus enfoncés dans une terre molle et légère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour terminer Monsieur le directeur, nos confrères de la capitale discute sur la question de savoir si les os fossiles, appartenaient ou non à l’un des éléphants d’Annibal. Quand pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Je ne crois pas. Je suis en train d’écrire pour démontrer que ces os appartenaient à l’élephas primogenius, antérieur au temps d’Annibal et que c’est une espèce qui était déjà éteinte avant les guerres puniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Sources Archives historiques et statistiques du département du Rhône 1825&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6895551743649636469?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6895551743649636469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6895551743649636469' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6895551743649636469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6895551743649636469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/des-os-dlphants-dcouverts-la-croix.html' title='Des os d&apos;éléphants découverts à la Croix-Rousse'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8081815804827538276</id><published>2008-04-05T11:41:00.001-07:00</published><updated>2008-04-05T11:44:09.322-07:00</updated><title type='text'>Lyon ville rebelle</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Lyon n’a pas été toujours cette ville calme, tranquille, sans excès que beaucoup décrivent  aujourd’hui. La célèbre révolte des canuts de novembre 1831 est là pour nous le rappeler. Mais ce ne fut pas la seule. Beaulieu, dans son Histoire de l’Industrie et des Fabriques de Lyon paru en 1838, en dénombre neuf.  Il faudrait ajouter les émeutes de 1848 et 1849 des Voraces et également la tentative de soulèvement de fin 1870 à l’initiative de Bakounine et des anarchistes*.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« La première émeute ou sédition populaire dont l’histoire de notre ville fasse mention eut lieu sous Charles VI, en 1403. La raison en était la cherté du blé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde émeute eut lieu sous Charles VIII en 1486 à l’occasion de certains règlements sur les corporations ou confréries des arts et métiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième, arrivée en 1516, avait pour motif que les maître des métiers voulaient avoir, comme aux premiers temps de la commune, l’entière nomination de ceux qui cette année devaient entrer à l’échevinage, nomination qui alors était faite par le consulat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quatrième eut lieu le dimanche 25 avril 1529, à ‘occasion d’une augmentation d’impôts sur le vin. On la nomma la Rebaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cinquième date de 1744, à l’occasion d’un nouvel édit sur les statuts et règlements pour la fabrique de la soierie. (Cet édit confirme que l’artisan qui achetait, tissait, vendait son étoffe disparaît pour faire place à deux professions distinctes : celle de négociant commerçant et celle de tisseur NDLR).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sixième, dite des deux sous, eut lieu en 1786, pour l’augmentation de salaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La septième, arrivée en 1789, eut pour résultat l’incendie des barrières de la ville et le pillage des octrois. Ici commence le régime révolutionnaire, sous lequel eurent lieu à Lyon, ainsi que dans toute la France, jusqu’à la fin du dernier siècle, ne doivent être considérées que comme des réactions de partis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La huitième, arrivée en 1831, appelée journées de novembre, dura trois jours (21, 22, 23 novembre) et eut lieu à l’occasion de la demande d’une augmentation de salaire de 25 centimes par aune pour les étoffes dites peluche, et d’un tarif sur les façons des étoffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La neuvième et dernière arrivée jusqu’à présent à Lyon peut être considérée comme la conséquence de la précédente ; les partis politiques y prirent une part très active, ce qui n’avait nullement eu lieu dans les premières. Elle dura six jours et se termina par la dispersion de ceux qui y avaient pris part, opérée par la force des armes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;*Je résisterai à la pression de quelques Croix-Roussiens qui souhaiteraient que je mentionne les manifestations contre l’extension de la zone de stationnement payant qui se sont déroulées en décembre 2004… Et ce bien que la presse lyonnaise ait titré : La révolte des Canuts ! »&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8081815804827538276?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8081815804827538276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8081815804827538276' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8081815804827538276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8081815804827538276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/lyon-ville-rebelle.html' title='Lyon ville rebelle'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-1972064387804898246</id><published>2008-04-05T10:56:00.000-07:00</published><updated>2008-04-05T11:01:16.462-07:00</updated><title type='text'>Honneur aux inventeurs</title><content type='html'>Certes, on connaît Jacquard et les Croix-Roussiens aiment à se rassembler à l’ombre de sa statue place de la Croix-Rousse, mais nous aurions tort de croire qu’il fut le seul inventeur. Saluons quelques uns de ceux qui ont contribué, comme les tisseurs et les négociants, à faire de Lyon la capitale de cette industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aguettant&lt;/strong&gt; : invente la préparation des plumes ou poils naturels pour le tissage des étoffes de soie et autres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ajac&lt;/strong&gt; : invente un battant mécanique propre à la fabrication des étoffes, schals, bourre de soie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Allais&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne une mécanique applicable au métier ordinaire à filoche et à l’aide duquel on peut fabriquer des tulles ou filoches, ainsi que des tulles noués dans toutes espèces de dessins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aubert&lt;/strong&gt; : invente un métier à tricot sur chaîne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Banse&lt;/strong&gt; : invente un mécanisme destiné à être adapté au battant ordinaire des étoffes de soie et propre à déterminer le jeu de deux navettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Beauvais et Renard&lt;/strong&gt; ; inventent un procédé pour obtenir sur la soie une dégradation insensible de teinte dans le sens de la longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Belly&lt;/strong&gt; : perfectionne le métier Jacquard, la mécanique pour dévider la soie, le coton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bonnard&lt;/strong&gt; : invente deux mécaniques propres à filer la soie en la tirant du cocon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Breton&lt;/strong&gt; : perfectionne le mécanique Jacquard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Brun&lt;/strong&gt; : invente un ventilateur propre à conditionner les soies crues, à sécher les soies teintes, renouveler, purifier l’air renfermé dans les ateliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Couturier&lt;/strong&gt; : invente les moyens de fabriquer sur un seul métier, et par un seul ouvrier, plusieurs pièces d’étoffe à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Crépu&lt;/strong&gt; : invente la teinture de crêpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;David&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne la mécanique dite « ronde » pour le dévidage de la soie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Débard-Théoleyre et Dutillieu&lt;/strong&gt; : inventent le velours chiné, et la fabrication d’une peluche de soie imitant l’agneau d’Astracan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Félissent&lt;/strong&gt; : invente l’appareil de dessication par l’air échauffé par le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gensoul&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne la chaudière propre à être employée dans les appareils à vapeur destinés au chauffage des filatures de soie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Giraud&lt;/strong&gt; : invente la fabrication des étoffes et rubans avec la soie grège ; mécanisme propre à les décruer, après leur confection et à leur appliquer en même temps toute espèce de couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gonin père et fils&lt;/strong&gt; : inventent les teintures noir et blanc soufré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gout et Simon&lt;/strong&gt; : inventent la fabrication avec le poil de lapins d’une étoffe appelée « cachemire de Paris ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grand frères&lt;/strong&gt; : perfectionnent les velours chinés et unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Janin&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne la machine à fabriquer les tulles doubles et simples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jobert, Lucas et Cie&lt;/strong&gt; : inventent et perfectionnent la fabrication des schals cachemire et mérinos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jaillet&lt;/strong&gt; : invente la mécanique propre à fabriquer toutes sortes d’étoffes façonnées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jolivet, Cochet et Perrany&lt;/strong&gt; : inventent et perfectionnent une nouvelle méthode pour fabriquer le tulle croisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Julien Leroi&lt;/strong&gt; : invente un métier à bas appelé le « tricoteur français ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Magnan&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne la machine à dévidoir pour l’ourdissage.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Mestrallet Joseph&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne les filières de perles fines destinées à la fabrication des « traits », argent pur et argent doré, à l’aide desquels on obtient des fils de ces métaux dans toutes les proportions d’égalité et de finesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Meynard cadet&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne le métier destiné à fabriquer un tissu en soie chiné, nommé « tricot velouté ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Monavon&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne l’application de planches et de cylindre en tuf, en schiste etc, à l’impression des étoffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mousset&lt;/strong&gt; : invente une mécanique propre au dévidage des soies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pichon veuve&lt;/strong&gt; : invente l’impression sur soie en or et argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pictet Geneviève&lt;/strong&gt; : invente les schals tramés laine sur soie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pinson&lt;/strong&gt; : invente les moyens apprêter et de presser les étoffes sans plis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poidebard&lt;/strong&gt; : perfectionne l’élevage du vers à soie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Princeps&lt;/strong&gt; : invente et perfectionne la machine à canettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ragey&lt;/strong&gt; : invente la fabrication des crêpes en soie cuite, rayée et chinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rast-Maupas&lt;/strong&gt; : invente l’appareil propre à le dessication des soies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ravina, Daguillon, Méhier et Jacquard&lt;/strong&gt; : inventent les procédés de fabrication d’une étoffe pour meubles, sans couture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Raymond&lt;/strong&gt; : inventeur du bleu qui porte son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ricard frères&lt;/strong&gt; : invente le papier appliqué à la mécanique Jacquard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Seguin père et fils et Yemeriès&lt;/strong&gt; : perfectionnent les étoffes de soie, or et argent.&lt;br /&gt;Skola : invente le mécanisme à l’effet de remplacer 90 millimètres de carton par 21 millimètres de papier fort pour chaque coup de navette, adapté au métier Jacquard.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Tanard&lt;/strong&gt; : invente la mécanique à fabriquer le tricot sans envers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-1972064387804898246?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/1972064387804898246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=1972064387804898246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1972064387804898246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/1972064387804898246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/honneur-aux-inventeurs.html' title='Honneur aux inventeurs'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-8846166514470051587</id><published>2008-04-05T10:50:00.000-07:00</published><updated>2008-04-05T10:54:31.013-07:00</updated><title type='text'>L'actualité d'hier</title><content type='html'>&lt;strong&gt;La violence dans les collèges !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;1er  avril 1745 : Le parlement avait ordonné que les jésuites cesseraient de tenir les collèges de Lyon. Il nomme un maître de pension laïque, Antoine Nivoley comme préfet ou principal. Quand il ouvrit les classes, il y avait foule sur la place du collège. Quand le Préfet sortit, les écoliers et la populace l’accompagnèrent jusqu’à son domicile en le huant et en lui lançant des pierres. La police intervint. Trois écoliers et un taffetatier furent arrêtés. Mais Antoine Nivoley et ses six professeurs tinrent bon jusqu’en 1763.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Deuil national de 8 jours !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;5 avril 1791 : Les membres du Corps municipal arrêtent qu’ils porteront, pendant huit jours, le deuil de Mirabeau et que les citoyens de Lyon seront invités à rendre hommage à sa mémoire. Le 8 les Amis de la Constitution font célébrer un service pour le repos de l’ame de Mirabeau, dans l’église des Cordelier. Les spectacles sont fermés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Intéressement à la vente !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;10 avril 1805 : Napoléon qui séjourne à Lyon avec son épouse Joséphine, rend un décret qui alloue au sieur Jacquard, auteur d’un nouveau métier pour le fabrication des étoffes brochées et façonnées, qui supprime l’emploi de la tireuse, une prime de 50 francs pour chaque métier qu’il aura livré pour être mis en activité, pendant l’espace de six années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matheux jusqu’au bout !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;12 avril 1734 : Thomas Fantet de Lagny, savant mathématicien, décède. Mais avant qu’il ne rende son dernier soupir, alors qu’il ne connaissait aucun de ceux qui entouraient son lit, quelqu’un, pour faire une expérience philosophique, lui demanda quel était le carré de douze. Il répondit aussitôt, et sans savoir apparemment ce qu’il répondait : Cent quarante-quatre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A genoux ? Jamais !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;18 avril 1555 : La Sorbonne censure les chanoines de Lyon qui, pendant la messe, à l élévation de l’hostie, refusaient de fléchir le genou et de s’incliner. Les chanoines, de forts caractères, ne tinrent point compte de cette censure. Le doyen de la cathédrale leur ayant intenté un procès pour les contraindre à s’agenouiller au « lever-Dieu » la cause fut soumise aux cardinaux de Lorraine et de Tournon. Ces prélats décidèrent le 20 juin 1564, que les chanoines se tiendraient profondément inclinés pendant l’élévation de l’hostie, afin qu’ils l’adorassent avec plus de révérence que par le passé. Un arrêt du 25 août 1655, maintint les chanoines dans le droit de ne point s’agenouiller à l’élévation. Plus tard, sur la demande de Louis XIV, ils consentirent enfin à renoncer à ce singulier privilège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et on est mécontent du temps !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;30 avril 1573 : Le Lyonnais fut affligé de deux horribles fléaux. « L’un des fléaux, dis Rubys, fut que toutes les vignes de la province gelèrent…, et on fit point de vendanges. L’autre fléau, et beaucoup plus grand, fut la grande cherté du blé. Il y eut grande pitié au menu peuple, tant en la ville qu’aux champs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Z’allez me démolir cette citadelle !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;2 mai 1585 : Mandelot, gouverneur de Lyon, s’empara, de concert avec les Echevins, de la citadelle de Lyon, et ayant fait désarmer la garnison qui avait pour capitaine Aimar de Poisieu, sieur du Passage, il y installe la milice urbaine. Le roi se vit forcé d’approuver cette démarche hardie. Il ordonna même, quelque temps après, le démolition de cette citadelle. Les citoyens s’y employèrent avec tant d’ardeur, que quelques mois ensuite, il n’en paraissait aucun vestige. Cette citadelle construite en 1564 par Charles IX était sur le Montagne Saint-Sébastien, au-dessus de la rue Neyret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le contraire eut été étonnant !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;3 mai 1803 : Acceptation du legs fait à la ville de Lyon, par le major-général Martin. L’école de la Martinière sera ouverte qu’en 1832.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce n’était pas du théâtre !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;4 mai 1795 : Mort tragique du comédien Dorfeuille. Il était comédien, certes, mais pour les Lyonnais, c’était celui qui avait présidé le tribunal révolutionnaire établi à Lyon pendant la terreur. Arrêté après la chute de Robespierre, il est traduit devant le tribunal criminel. Une foule immense couvre la place de Roanne (devant le palais de Justice). Chacun se demandait s’il avait été condamné. Non, répondit un individu qui sortait de l’audience : « la loi ne l’atteint pas. » Et bien ! Moi, je l’atteindrai, s’écrie énergiquement un homme du peuple. Aussitôt cet homme perce la foule, s’élance sur Dorfeuille, l’assomme et précipite son cadavre dans la Saône.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pont en fil de fer !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;18 mai 1829 : Le pont suspendu en fil de fer de l’Ile Barbe, construit par l’ingénieur Favier, est ouvert au public. On doit les premières idées de la construction de ce pont à un de nos plus habiles serruriers- mécaniciens, M. Etienne. En effet, « La Gazette de France » dans son numéro du 15 avril 1732, écrivait : « Un gentilhomme lyonnais a présenté au roi le modèle d’un pont volant dont l’original sur cent toises de long et deux de large est suspendu demi toise au-dessus de l’eau, au travers de laquelle les hommes d’armes peuvent sûrement passer, et néanmoins ce pont est bâti d’une manière si légère, qu’une ou deux charrettes au plus le peuvent transporter, parce qu’il se démonte dans une heure, et se monte en aussi peu d’espace. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Contre les grandes surfaces !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;23 mai 1794 : Les représentants du peuple, Dupuy et Reverchon, adressent au Comité de Salut Public un mémoire sur la réhabilitation du commerce de Commune-Affranchie (Lyon). « Nous sommes convaincus de cette vérité que, pour républicaniser le commerce, il faudra toujours aboutir à ce résultat : multiplier les petits établissements, déterminer le nec plus ultra des produits, en bornant les moyens de les obtenir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui peut croire que l’on n’a fait aucun progrès ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;23 mai 1637 : Un sodomite est condamné au feu après qu’il aurait été étranglé ; la corde se rompit, et il fut brûlé encore vivant, en présence de plus de 20 000 personnes accourues à ce spectacle par la rareté du crime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Y a plus de saison !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;7 juin 1635 : « Aujourd’hui est tombée, demi-heure durant, une grêle de la grosseur d’un poing, accompagnée d’un vent si furieux, qu’il emporta au loin une couverture de cinq toises de haut qui était sur la tour d’une grande maison dite le château de Milan, sise en la rue Saint-Barthélemi, voisine de la montée du grand couvent des Capucins. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On ne plaisante pas avec les piqueurs d’once !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;20 juin 1769 : Un arrêt du Parlement confirme la sentence de la juridiction consulaire de Lyon qui condamne la femme Comtois à être attachée au carcan, fouettée et marquée, et ensuite enfermée dans une maison de force pour crime de piquage d’once et Michel Comtois son mari au carcan et au bannissement pour l’avoir souffert chez lui et y avoir participé. (Le piquage d’once consistait à voler de la soie sur les parties confiées par le négociant. Pour retrouver le poids, le piqueur d’once, humectait la soie.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Défense des traditions !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;21 juin 1584 : « Les échevins désirant rétablir les bonnes et louable coutumes qui de toute ancienneté ont été observées à Lyon, et entre autres celle de faire un feu de joie sur le pont de Saône toutes les vigiles de la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste, comme l’on faisait avant les premiers troubles de l’année 1562, depuis lesquels cette tant belle coutume à été discontinuée, ordonnent que désormais en reprenant ladite coutume l’on élèvera, chacune des veille de Saint-Jean, une pyramide de bois en laquelle le feu sera mis par le gouverneur pour le roi, et par l’un des échevins pour la ville ; il est aussi arrêté que tous les échevins y assisteront en corps avec leurs robes consulaires. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-8846166514470051587?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/8846166514470051587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=8846166514470051587' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8846166514470051587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/8846166514470051587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/lactualit-dhier.html' title='L&apos;actualité d&apos;hier'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-2117153806407280454</id><published>2008-04-05T10:31:00.000-07:00</published><updated>2008-04-05T10:38:33.049-07:00</updated><title type='text'>La ficelle de la rue Terme</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A propos de la Ficelle de la rue Terme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la campagne des élections municipales, les fenottes et les gones n’ont pas manqué de lire de nombreux projets concernant l’actuel tunnel routier de la rue Terme, jadis le chemin de fer de la Croix-Rousse, plus communément baptisé, la ficelle. Logique quand on sait combien un câble composé de 252 fils d’acier de 2 millimètres de diamètre chacun, ressemble à une de ces ficelles qui peuvent tout aussi bien attacher votre pantalon qu’un paquet de poreaux. Donc nous eûmes droit pendant plusieurs semaines à des promesses qui pourraient conduire les véloV à remonter plus vite, aux poussettes à escalader biberons et doudous au vent les pentes et à nos fumerons à se reposer de bambanes épuisantes. Bon, dans quelques jours, quand nos élus auront choisi leurs bureaux, trouvé la bonne clé pour y pénétrer et installé leurs photos de famille, nous demanderons de quoi exactement il en retourne. Une plate-forme ? Un tire-fesses ? Un escalier roulant ? Un téléphérique ? On verra. En attendant, ça peut les aider, nous leur offrons la possibilité de découvrir ce qu’était exactement cette fameuse Ficelle, Ficelle qu’un jour, un maire, décida de supprimer afin que les automobiles puissent d’un seul coup accéder à notre charmant plateau. Nous étions à cette époque bien peu à manifester notre désaccord concernant cette mesure. C’est ainsi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement cette Ficelle rendait d’immenses services aux Lyonnais et aux Croix-Roussiens mais en plus c’était une prouesse technique considérable. La preuve : En 1863, la revue parisienne L’Année Scientifique et Industrielle de Louis Figuier, recueil qui porte à la connaissance du public les travaux scientifiques, les inventions et les applications à l’industrie et aux arts, de l’année, publie un long article sur not’Ficelle ! Quelques extraits :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« En 1862 a été inauguré à Lyon, un petit chemin de fer destiné à relier le rue Terme au plateau de la Croix-Rousse, et qui présente une disposition aussi hardie que nouvelle. L’inclinaison de 4 cm par mètre n’a jamais été dépassée sur aucun chemin de fer ; la rampe est ici de 16 centimètres. Encore un peu plus et les wagons auraient grimpé perpendiculairement, comme les lézards le long d’un mur.&lt;br /&gt;Le chemin de fer de la Croix-Rousse ne fait usage de locomotives : il est à traction fixe, comme les chemins de fer de l’intérieur des mines. Le train est tiré de bas en haut, par un câble qui s’enroule autour d’un immense cabestan et qui sert à le hisser le long de la rampe : la descente s’effectue par le déroulement du même câble, qui retient le convoi et modère la rapidité de la chute.&lt;br /&gt;Chaque train ne se compose que de deux wagons ; mais les dimensions de ces wagons sont telles qu’ils peuvent contenir chacun 100 voyageurs. Une machine à vapeur de la force de 100 chevaux fait tourner un tambour de 4 mètres et demi de diamètre, autour duquel le câble vient s’enrouler. La course du piston des machines vapeur est de 2 mètres ; les chaudières sont tubulaires et à courant d’air forcé. Un ventilateur, mis en action par une machine à vapeur de la force de 10 chevaux, envoie constamment de l’air sous les foyers, pour activer la combustion.&lt;br /&gt;On a dû apporter les soins les plus attentifs à la conception du câble destiné à supporter le poids entier du train. Ce câble est formé de la réunion de 252 fils d’acier de 2 millimètres de diamètre. IL serait capable, d’après les essais authentiques qui ont été faits, de supporter un poids de 100 000 kilogrammes, tandis que l’effort à soutenir pour l’ascension du train n’atteint pas 10 000 kilogrammes. (…) L’autorité a voulu que les wagons du nouveau railway fussent armés de freins d’une puissance suffisante pour arrêter le train précipité sur la pente de la voie, dans le cas d’une rupture du câble.&lt;br /&gt;Ces freins ont été construits par les ingénieurs de la compagnie MM Molinos et Pronnier et lors de la réception du chemin de fer de Lyon à la Croix-Rousse, ils ont subi, devant la commission officielle, une série d’épreuves des plus concluantes. Voici les dispositions adoptées par MM Molinos et Pronnier pour obtenir cet important et difficile résultat.&lt;br /&gt;Le chemin de fer présente une inclinaison uniforme de 165 millimètres par mètres. Un train abandonné sur cette pente, toutes les roues enrayées, glisserait en prenant encore par son énorme poids une vitesse considérable. Pour parer à tous les dangers d’une rupture de câble, il ne suffit pas de munir les véhicules de freins ordinaires, il leur faut ajouter un frein supplémentaire dont l’action, jointe à l’enrayage des roues, produise un arrêt infaillible. A cet effet, chaque truck porte deux systèmes de freins, devant agir automatiquement par le fait même de la rupture de câble. (…) L’expérience a pleinement démontré l’efficacité de ces dispositions. Douze fois, en présence de la commission de réception, la rupture du câble a été simulée au moyen d’un déclic, le train marchant à le descente à raison de 2 mètres par seconde (vitesse réglementaire) ; l’arrêt s’est produit chaque fois sans secousse appréciable, après un glissement de 3 m 50 : les wagon complètement chargés pesaient 18 000 kilogrammes chacun. (…)&lt;br /&gt;L’établissement de la gare de Lyon a nécessité l’ouverture d’une tranchée de 11 mètres, bordée à pic par des maisons de 4 à 5 étages, dont le soutènement a présenté les plus grandes difficultés.Une maison de 4 étages placée à cheval sur la ligne a été conservée : le tunnel qui la supporte a été littéralement découpé dans les caves de cette maison, sans porter atteinte à sa solidité. D’autres maisons placées sur un grand tunnel, ont été conservées dans des conditions analogues. En un mot les difficultés de toute nature ont dû être vaincues pour arriver à la réalisation de cette entreprise élégante et nouvelle. Leur nombre ainsi que leur importance, rendent plus remarquable le succès complet qui a couronné ce travail, dont l’heureuse idée, aussi bien que la parfaite exécution, fait le plus grand honneur aux deux ingénieurs de la compagnie MM. Molinos et Pronnier. »&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-2117153806407280454?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/2117153806407280454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=2117153806407280454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2117153806407280454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/2117153806407280454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/04/la-ficelle-de-la-rue-terme.html' title='La ficelle de la rue Terme'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-6236004099361268240</id><published>2008-02-08T00:25:00.000-08:00</published><updated>2008-04-12T09:53:31.555-07:00</updated><title type='text'>Sites recommandés</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.culture.lyon.fr/"&gt;http://www.culture.lyon.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://echo-fabrique.ens-lsh.fr/"&gt;http://echo-fabrique.ens-lsh.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://maisondescanuts.com/"&gt;http://maisondescanuts.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.croixrousselevillage.com/"&gt;http://www.croixrousselevillage.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.collectif-smolny.org/"&gt;http://www.collectif-smolny.org/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-6236004099361268240?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/6236004099361268240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=6236004099361268240' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6236004099361268240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/6236004099361268240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/02/sites-recommands.html' title='Sites recommandés'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6286413429967255202.post-566581898452193567</id><published>2008-01-31T01:28:00.000-08:00</published><updated>2008-01-31T01:40:16.209-08:00</updated><title type='text'>La révolte des Canuts de 1831 (1)</title><content type='html'>Si la lecture du livre de Fernand Rude sur les révoltes canuts reste irremplaçable, il est particulièrement intéressant de connaître ce qu'ont écrit les rédacteurs de l'Echo de la Fabrique, le journal des tisseurs sur soie. Dans le numéro 5 du 27 novembre 1831, est publié ce texte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;LYON. 21, 22 ET 23 NOVEMBRE&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;C'est le cœur navré et la tête couverte d'un crêpe pour le deuil de nos frères et de nos amis que nous allons rendre compte des événements qui se sont passés dans notre ville ; à Dieu ne plaise que nos larmes soient exclusives, elles seront pour tous ; et si l'égoïsme ou l’erreur de quelques hommes a entraîné cette cité dans des malheurs imprévus par eux, cette erreur a été expiée. Nous écrirons donc sans haine et sans passion. Oubli pour le passé, voilà ce que nous ne cesserons de proclamer, et nous rendrons compte de tous les faits avec calme, déplorant seulement que tant de sang, qu'un sang aussi pur, n'ait point été versé en défendant nos foyers pour la sainte cause de la patrie1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chefs d'ateliers et les ouvriers voyant que le tarif n'était qu'une clause illusoire, que beaucoup de négocians ne voulaient point le reconnaître, et humiliés par quelques-uns qui ne prévoyaient point toutes les conséquences d'une conduite quelquefois répréhensible, se rassemblèrent à la Croix-Rousse le &lt;strong&gt;dimanche 20 novembre&lt;/strong&gt; pour aviser au moyen d'obtenir une sanction définitive du tarif. Ils décidèrent que dès le lundi matin tous les métiers cesseraient de travailler, et que les ouvriers descendraient pour réclamer auprès de l'autorité l'exécution des clauses stipulées par MM. les membres des commissions des négocians et des chefs d'ateliers en présence de M. le préfet, de M. le maire, des membres de la chambre du commerce et du conseil des prud'hommes. La journée se passa ainsi assez tranquille, et personne ne prévoyait les scènes qui ont eu lieu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le lundi 21&lt;/strong&gt;, dès le matin, quelques groupes s'étaient formés sur la place de la Croix-Rousse, ces groupes n'avaient aucun caractère hostile ; les ouvriers qui les composaient étaient sans armes et discutaient le moyen d'obtenir justice par la modération. Vers les dix heures un fort piquet de gardes-nationaux de la 1re légion se présenta sur la place de la Croix-Rousse, et au lieu d'employer la persuasion pour dissiper les groupes, il voulut employer la force ; on résista : le piquet croisa la baïonnette, mais bientôt entouré et désarmé en partie, il fut forcé à la retraite, poursuivi à coups de pierres ; ce premier acte de la force armée exaspéra les ouvriers. Depuis long-temps ils étaient menacés, on leur disait (et nous ne parlons point ici de l'autorité) qu'on recevrait leurs demandes à coups de fusils ; cependant aucune démarche hostile ne fut encore faite par eux, et vers les onze heures quelques groupes se mirent en marche se tenant par le bras, dans le dessein de se promener à Lyon comme au 25 octobre ; mais bientôt devait commencer une série de malheurs, malheurs incalculables qui devaient porter pendant trois jours la désolation dans notre ville. Des gardes-nationaux de la 1re légion, principalement des rues habitées par le commerce, s'étaient rassemblés dès le matin ; moins pacifiques que les ouvriers, ils s'étaient munis de cartouches et étaient décidés à les disperser par la force des armes. Ils étaient échelonnés depuis le bas de la Grande-Côte en longeant la rue des Capucins jusqu'à la place de la Croix-Pâquet ; ce fut vers les onze heures et demie que les ouvriers de la Croix-Rousse furent en vue du piquet établi dans la Cour du Soleil à la Grande-Côte ; là, sans aucune sommation, ils furent accueillis par une fusillade... Aveuglement inconcevable ! funeste initiative que le Précurseur a voulu pallier en laissant dans le doute de quel côté était venue l'agression. Dans cette première décharge huit ouvriers furent grièvement blessés ; ainsi surpris sans défense ils remontèrent la Grande-Côte en toute hâte et portèrent l'alarme dans la ville de la Croix-Rousse ; des cris aux armes ! se firent aussitôt entendre de toute part ; la population presque entière s'arma, on ne pensa qu'à la défense ; des barricades furent élevées sur tous les points, et les ouvriers qui dans l'imprévoyance de tels événement n'avaient songé à se procurer ni armes ni munitions, ne durent plus que se dévouer à la mort comme leurs frères.&lt;br /&gt;Ce fut après cette première scène que M. le préfet et M. le général Ordonneau, commandant en chef la garde nationale, se rendirent à la Croix-Rousse pour juger par eux-mêmes et de la situation des esprits et des dangers qui semblaient vouloir menacer notre cité. Tandis que MM. le préfet et le général cherchaient à concilier les esprits, leur autorité était méconnue et une colonne de gardes nationaux et de troupes de ligne vinrent attaquer les barricades de la Croix-Rousse ; les assiégés se croyant trompés retinrent MM. le préfet et le général en otage. Ici, sans doute, le peuple aurait dû penser que le préfet était ce magistrat qu'il avait appelé son père, titre justement mérité, et que le général était étranger aux débats qui avaient lieu ; mais un peuple à la misère duquel on ne répond que par des feux de pelotons ne raisonne pas toujours juste. Cependant (et nous pouvons le dire sans craindre d'être démentis ni par le magistrat ni par le général) aucune insulte ne leur fut faite ; des ordres pacifiques étaient à chaque instant envoyés par eux, on n'en fit aucun cas. Alors un combat sanglant s'engagea entre la ligne, la garde-nationale et les ouvriers ; et les assaillants, combattant contre des hommes sans munition et la moitié sans armes, restèrent maîtres de toutes les positions qui dominent la place de la Croix-Rousse. La nuit mit enfin un terme au combat ; à huit heures du soir M. le préfet se présenta aux ouvriers sur la porte du Louvre, et après une allocution où se peignait l’ame généreuse du premier magistrat, il leur dit ces propres paroles : Ouvriers, écoutez-moi ! Si vous croyez un seul instant que j'aie trahi vos intérêts, gardez-moi en otage ; mais si vous croyez que je puisse vous être utile, laissez-moi retourner à mon administration. Ces paroles furent accueillies par des cris de vive le préfet ! Vive notre père ! Aussitôt une vingtaine d'hommes armés s'offrirent pour lui servir d'escorte, et il partit, accompagné par une foule attendrie qui répétait les cris de vive le préfet ! Vive le père des ouvriers ! Le général Ordonneau resta encore en otage et ne fut mis en liberté qu'à deux heures du matin, après avoir promis de faire cesser le feu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mardi&lt;/strong&gt; la fusillade recommença dans les rues qui aboutissent à la Croix-Rousse ; les ouvriers se voyant trompés d'après les promesses du général Ordonneau, sonnèrent le tocsin et firent battre la générale ; alors un combat acharné commença pour durer toute la journée. Pendant cette lutte sanglante féconde en traits de courage et de générosité, les ouvriers combattirent comme des héros, et, nous le répétons, il est à déplorer que tant de nobles actions n'aient point eu pour but le salut et la gloire de la patrie. Tandis que le combat était ainsi engagé, les ouvriers de la rue Tholozan et des rues adjacentes prirent aussi les armes et se portèrent vers la côte des Carmélites où montaient des troupes de ligne et quelques gardes nationaux ; des barricades furent élevées. Divers combats eurent lieu dans cette direction, dans la rue de l'Annonciade dominée par la place Rouville et la maison Brunet, où les ouvriers avaient pris position, à la côte des Carmélites et au Jardin des Plantes. Là une poignée d'hommes soutint le choc de plusieurs compagnies. Cette défense imprévue des ouvriers et maîtres de la rue Tholozan fit faire une diversion qui fut très utile aux ouvriers de la Croix-Rousse. Enfin le combat devint général ; la population ouvrière des Broteaux, de la Guillotière et de St-Just se mit en mouvement. Des barricades de planches et de madriers furent construites sur les quais de la Saône et du Rhône, sur les ponts de la Saône, dans les rues, etc. Vers les dix heures le général Roguet, qui avait fait établir une batterie sur le port St-Clair, pour empêcher le passage du pont Morand et du pont Lafayette, ordonna de tirer sur les Broteaux, d'où les ouvriers entretenaient un feu nourri, dirigé sur le quai du Rhône. Toute la ville fut bientôt un vaste champ de bataille ; pas un seul quartier qui n'eût son combat ; les rues étaient dépavées et une grêle de tuiles tombait sur les troupes de ligne. Les compagnies entières mettaient bas les armes, et les ouvriers étaient maîtres des casernes des Collinettes et de Serin. Enfin les troupes repoussées de partout ne songèrent qu'à la retraite.&lt;br /&gt;Dans ces journées où l'on a calomnié les intentions, où l'on a voulu donner un but politique à ce qui n'était que la misère secouant ses haillons, un fait seul justifie la classe ouvrière. Dans un combat partiel qui se livra le mardi sur la place des Cordeliers, le peuple monté sur les toits lançait des pierres sur la troupe de ligne ; les soldats ayant mis bas les armes, les pierres ne cessaient de tomber, quand un homme, pour faire terminer le combat, sortit un mouchoir blanc et l'agita en signe de paix, en s'écriant à ceux qui étaient sur les toits : Cessez ! Cessez ! ils ont mis bas les armes ! Une grêle de pierres tomba de nouveau et tout le peuple se mit à crier : Cachez cette couleur ! Qu’elle disparaisse ! Nous n’en voulons point !&lt;br /&gt;Le soir, les forces militaires, et ce qui restait de la garde nationale en armes étaient resserrés sur la place des Terreaux et dans l'Hôtel-de-Ville où se trouvaient réunies les autorités de la Lyon et du département.&lt;br /&gt;Après une journée de mort, la nuit devait être affreuse. Le feu avait pourtant cessé, mais les rues étaient jonchées de cadavres, et la désolation était dans tous les cœurs.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mercredi,&lt;/strong&gt; à deux heures du matin, deux détachements d'ouvriers s'emparèrent de la poudrière et de l'arsenal. C'est à cette même heure qu'une alarme générale se répandit dans tous les quartiers. Les autorités civiles décidèrent M. le général Roguet à quitter la ville avec les troupes qu'il commandait, et qui se composaient du 66e et de plusieurs bataillons des 40e et 13e de ligne. Les ouvriers avaient un poste à la barrière de St-Clair, qui tenta d'arrêter la colonne en retraite. Une décharge générale fut faite par la ligne, le poste se replia et le général passa avec sa colonne ; mais arrivée le long du quai d’Herbouville, elle fut accompagnée par des feux et une grêle de tuiles jusqu'au bout du faubourg de Bresse où, se croyant toujours poursuivie, elle tira quelques coups de canon à mitraille. La nuit était obscure, on entendait des feux nourris qui se mêlaient aux cris aux armes ! Et au tocsin que sonnaient presque toutes les cloches. Ce fut la dernière scène de ce drame épouvantable, drame affreux où le sang français a été versé à flots, où des concitoyens se sont déchirés entre eux… Ah ! Que n'est-il en notre pouvoir de jeter un voile sur tant d'erreurs ! Que n'est-il en notre pouvoir de faire oublier ces journées de désastre et de deuil ! Hommes de toutes les classes qui avez échappé au trépas, tendez-vous la main ! Oubliez le passé ! C’est cette patrie que vous aimez tous qui vous en conjure ! Que les haines s'éteignent, et que des jours plus heureux succèdent enfin à ces jours de détresse et de mort.Dans la matinée, tout était calme, mais d'un calme affreux ; les boutiques étaient toutes fermées, et les combattants erraient par les rues avec leurs armes ; cependant on voyait déjà que Lyon n'avait rien à craindre des vainqueurs ; des sauvegardes avaient été placées par les ouvriers à la porte de plusieurs négocians, principalement de ceux qui avaient provoqué le plus la classe industrielle. De fortes gardes furent établies dans les quartiers commerçants, et les autorités reprirent leurs fonctions."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6286413429967255202-566581898452193567?l=canutdelacroixrousse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/feeds/566581898452193567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6286413429967255202&amp;postID=566581898452193567' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/566581898452193567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6286413429967255202/posts/default/566581898452193567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2008/01/la-rvolte-des-canuts-de-1831-1.html' title='La révolte des Canuts de 1831 (1)'/><author><name>Luc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07394822972584755248</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_BXTS5_KvanA/R3IV1jqiOQI/AAAAAAAAAAM/wgere9Z1dxs/S220/Luc.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
